Le tour du monde de l’in­no­va­tion

La Tribune Hebdomadaire - - ÉDITO -

1 Un test san­guin pour connaître son hor­loge bio­lo­gique

EVANSTON – États-Unis

San­té. Êtes-vous ré­glé à la bonne heure ? L’hor­loge bio­lo­gique in­terne se dé­règle sou­vent et peut être dif­fé­rente de la « vraie » heure, ce qui peut al­té­rer l’ef­fi­ca­ci­té d’un mé­di­ca­ment à prise quo­ti­dienne. Pour ré­soudre ce pro­blème, des cher­cheurs de l’uni­ver­si­té Nor­th­wes­tern, au nord de Chi­ca­go (Il­li­nois), ont mis au point un test san­guin qui per­met de connaître pré­ci­sé­ment l’hor­loge bio­lo­gique d’une per­sonne en moins d’une heure et de­mie. Bap­ti­sé « Ti­meSi­gna­ture », le test ne né­ces­site que deux prises de sang et se des­tine aux cher­cheurs et aux mé­de­cins, qui l’ef­fec­tuent pour leurs pa­tients. Le ré­sul­tat est don­né par un lo­gi­ciel qui ana­lyse l’ex­pres­sion de 40 mar­queurs gé­né­tiques. De quoi mieux com­prendre l’im­pact du cycle cir­ca­dien sur une large gamme de ma­la­dies, des pa­tho­lo­gies car­dio­vas­cu­laires au dia­bète, en pas­sant par Alz­hei­mer.

2 Un pan­théon vir­tuel va « sau­ver » le mu­sée de Rio

RIO DE JANEIRO – Bré­sil Culture. Quelques jours après l’in­cen­die du Mu­sée na­tio­nal de Rio le 2 sep­tembre, qui a dé­truit « 200 ans d’his­toire » d’après son di­rec­teur, une re­cons­ti­tu­tion vir­tuelle du pa­tri­moine qu’il hé­ber­geait est en cours. Des étu­diants en mu­séo­lo­gie, l’uni­ver­si­té fé­dé­rale de l’État de Rio de Janeiro et Mu­seo­fi­lia, un la­bo­ra­toire pé­ru­vien qui mène des ex­pé­riences in­no­vantes en mu­séo­lo­gie, ont ap­pe­lé les Bré­si­liens à pos­ter leurs photos des oeuvres, afin de « contri­buer au pro­ces­sus de ré­cu­pé­ra­tion de la va­leur du mu­sée » . Plus de 6 000 cour­riels ont été dé­jà en­voyés, conte­nant des photos, des textes et des vi­déos.

3 Des tra­queurs re­pèrent les uti­li­sa­teurs de por­table au vo­lant

NORWICH – Royaume-Uni

Sé­cu­ri­té. Pour di­mi­nuer les ac­ci­dents de la route cau­sés par l’uti­li­sa­tion du té­lé­phone por­table, les au­to­ri­tés bri­tan­niques mettent les pe­tits plats dans les grands. Dans la ré­gion du Nor­folk, elles ont ins­tal­lé des pan­neaux d’aver­tis­se­ment qui s’ac­tivent lorsque les conduc­teurs uti­lisent leur té­lé­phone por­table au vo­lant. Les pan­neaux fonc­tionnent avec la tech­no­lo­gie Road­side, un sys­tème qui capte le si­gnal du té­lé­phone por­table dans la voi­ture. Si le conduc­teur passe un ap­pel sans uti­li­ser le Blue­tooth du vé­hi­cule, il ver­ra un mes­sage d’aver­tis­se­ment s’af­fi­cher sur le pan­neau. Pour l’ins­tant, cette tech­no­lo­gie ne per­met pas d’en­re­gis­trer la plaque d’im­ma­tri­cu­la­tion des voi­tures ni d’in­fli­ger des amendes, mais les don­nées re­cueillies se­ront par­ta­gées avec la po­lice pour mettre en place de fu­tures me­sures de ré­pres­sion, in­dique la BBC.

4 Une bac­té­rie va­gi­nale trans­for­mée en contra­cep­tif

MONT­PEL­LIER – France

San­té. Des cher­cheurs fran­çais vont ten­ter de s’illus­trer au ­cé­lèbre concours de bio­lo­gie du Mas­sa­chu­setts Ins­ti­tute of Tech­no­lo­gy (MIT), en oc­tobre. Cette fine équipe de l’uni­ver­si­té de Mont­pel­lier va pré­sen­ter un nou­veau moyen de contra­cep­tion non hor­mo­nale pour les femmes, bap­ti­sé le « Va­gi­nee­ring », contrac­tion de « va­gin » et « en­gi­nee­ring » (in­gé­nie­rie). Le prin­cipe est de mo­di­fier gé­né­ti­que­ment l’une des bac­té­ries pré­sente na­tu­rel­le­ment dans le va­gin, nom­mée

Lac­to­ba­cil­lus jen­se­nii, pour qu’elle pro­duise des sper­mi­cides. La forme que pren­dra cette contra­cep­tion (sup­po­si­toire va­gi­nal, crème…) et sa fré­quence d’uti­li­sa­tion (ponc­tuel­le­ment ou ré­gu­liè­re­ment) sont en­core à l’étude. L’ob­jec­tif : évi­ter le re­cours à la contra­cep­tion hor­mo­nale, de plus en plus contes­tée pour sa « pol­lu­tion hor­mo­nale » et ses éven­tuels ef­fets se­con­daires.

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