Alexandre Mars (Epic) : « Le monde ac­tuel est ul­tra­li­bé­ral. Par consé­quent, il de­vra être ultrasocial »

La Tribune Hebdomadaire - - ÉDITO -

Il s’agit da­van­tage d’une ques­tion de confiance. En ef­fet, de ma­nière gé­né­rale, nous avons tous beau­coup de rai­sons de man­quer de confiance. Pas as­sez confiance dans les gou­ver­ne­ments, les ONG, les en­tre­prises…Bref, nous nous mé­fions de tout, même de ce que nous avons dans notre as­siette. Or, la confiance est un élé­ment in­dis­pen­sable qui per­met d’avan­cer dans la vie, même si elle porte un risque en elle. En tout cas, c’est sur la confiance que j’ai per­son­nel­le­ment bâ­ti mon exis­tence. Au-de­là de la ques­tion de la trans­pa­rence qui me pa­raît évi­dem­ment in­dis­pen­sable, les en­tre­prises ne doivent plus se conten­ter de dé­fi­nir une po­li­tique de res­pon­sa­bi­li­té so­ciale. Il faut la vivre. Au­jourd’hui, les sa­la- riés ou les consom­ma­teurs ne se contentent plus de deux pa­ra­graphes dans un rap­port que l’en­tre­prise rend pu­blic, ils exigent une pré­sence conti­nue, qua­si­ment quo­ti­dienne, du bien so­cial au sein et en de­hors de l’en­tre­prise. La bonne nou­velle, c’est que des so­lu­tions simples, in­no­vantes et in­do­lores existent. À Epic, nous ap­pli­quons les prin­cipes et les mé­thodes du bu­si­ness au monde phi­lan­thro­pique. En créant cette star­tup à but non lu­cra­tif il y a quatre ans, j’ai eu la même ap­proche qu’en créant cha­cune de mes pré­cé­dentes en­tre­prises: me­ner une étude de mar­ché pour iden­ti­fier les be­soins du sec­teur et dé­ve­lop­per des so­lu­tions in­no­vantes pour y ré­pondre. Nous avons tout d’abord iden­ti­fié les prin­ci­paux freins au don : le manque de temps, de connais­sance dans la sé­lec­tion des or­ga­ni­sa­tions so­ciales à qui don­ner et de confiance dans le sui­vi des dons. Pour ré­pondre à ces pro­blé­ma­tiques, Epic sé­lec­tionne des or­ga­ni­sa­tions so­ciales ex­cep­tion­nelles et à fort im­pact au tra­vers d'une mé­tho­do­lo­gie so­phis­ti­quée et se­lon 45 cri­tères de sé­lec­tion. À ce jour, nous avons re­te­nu dans notre por­te­feuille 30 or­ga­ni­sa­tions so­ciales dans 12 pays à tra­vers le monde. Par ailleurs, nous avons ré­in­ven­té l’ex­pé­rience du don grâce aux nou­velles tech­no­lo­gies. Nous avons créé une ap­pli­ca­tion mo­bile per­met­tant aux do­na­teurs de res­ter in­for­més en temps réel des der­nières ac­tua­li­tés des or­ga­ni­sa­tions qu’ils sou­tiennent. Nous avons éga­le­ment réa­li­sé une sé­rie de films en réa­li­té vir­tuelle qui trans­portent ins­tan­ta­né­ment les do­na­teurs sur le ter­rain afin d’avoir une meilleure per­cep­tion de l'im­pact de leur don. Une fa­çon de vivre sa phi­lan­thro­pie de fa­çon in­éga­lée. En­fin, nous pro­po­sons d’autres so­lu­tions qui s’adaptent aux pro­fils éco­no­miques des do­na­teurs comme l’ar­ron­di sur sa­laire, le don sur les tran­sac­tions ou en­core la pro­messe du par­tage, « Epic Sha­ring Pledge », qui per­met aux en­tre­pre­neurs de s’en­ga­ger à don­ner un pour­cen­tage de la vente fu­ture de leur star­tup, ou aux so­cié­tés de pri­vate equi­ty de don­ner un pour­cen­tage de leurs frais de ges­tion et/ou de leurs plus-va­lues.

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