Fi­lière pêche : la SEM Lo­rient-Ke­ro­man forme et re­crute

La Tribune Hebdomadaire - - ENTREPRISE­S - PAS­CALE PAOLI…LE­BAILLY

À Lo­rient, la fi­lière pêche cherche des bras. Pê­cheurs, opé­ra­teurs de criée, tech­ni­ciens ou com­mer­ciaux : elle o re de nom­breuses op­por­tu­ni­tés d’em­ploi. Pour­tant, la SEM Lo­rient-Ke­ro­man peine à em­bau­cher et le fait sa­voir.

Pour ac­com­pa­gner la crois­sance du port de pêche, la SEM Lo­rient-Ké­ro­man, qui gère et ex­ploite les ins­tal­la­tions des pôles ha­lieu­tique et de ré­pa­ra­tion na­vale, cherche ac­tuel­le­ment à em­bau­cher pour des postes de tech­ni­cien de main­te­nance-élec­tri­cien, com­mer­cial-ache­teur en pro­duits de la mer (tri­lingue), tech­ni­cien aire de ré­pa­ra­tion na­vale ou en­core d’opé­ra­teur borne de sai­sie. « Pla­te­forme lo­gis­tique et com­mer­ciale, le port pro­pose une mul­ti­tude de ser­vices et re­quiert de nom­breuses com­pé­tences,

ex­plique son di­rec­teur gé­né­ral Be­noît Jaf­fré. La SEM Lo­rient-Ke­ro­man a aug­men­té ses ef­fec­tifs de plus de 30 % de­puis 2013. En 2018, son chiffre d’af­faires était de 77,5 mil­lions d’eu­ros. Elle compte 85ƒsalariés et cherche en­core à re­cru­ter en CDD et CDI sur des

em­plois tech­niques et ad­mi­nis­tra­tifs. » À la SEM, 50 fonc­tions dif­fé­rentes as­surent le ser­vice des ac­ti­vi­tés de la conces­sion por­tuaire. Pour ac­com­pa­gner la mon­tée en com­pé­tences, due au dé­ploie­ment d’équi­pe­ments modernes, de nou­velles tech­no­lo­gies et du nu­mé­rique, le port in­ves­tit en parallèle dans la for­ma­tion. Se­lon les cas, il fait aus­si le choix de l’al­ter­nance. Plus glo­ba­le­ment, tous les mé­tiers en dé­fi­cit d’image re­crutent, « du ma­te­lot au pa­tron, des femmes comme des hommes », fait va­loir le port de pêche. À elle seule, la SEM Lo­rient-Ké­ro­man fé­dère plus de 270 en­tre­prises re­pré­sen­tant 3‘000 em­plois di­rects et une cen­taine de na­vires de pêche. Les ma­reyeurs et pois­son­niers, qui traitent chaque an­née 80‘000 à 100‘000 tonnes de pro­duits de la mer, re­pré­sentent plus de 500 em­plois, dont la moi­tié au sein des ate­liers de la place por­tuaire. Ces en­tre­prises em­bauchent, avec peine, « au mi­ni­mum 15 per­sonnes chaque an­née ». Le pôle de ré­pa­ra­tion na­vale (1‘000 em­plois pour 54 en­tre­prises) est éga­le­ment en ten­sion sur tous les mé­tiers. Tuyau­teurs, chau­dron­niers, élec­tri­ciens, stra­ti­fieurs, mé­ca­ni­ciens sont les bien­ve­nus. Mo­teur du dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique et so­cial du ter­ri­toire, l’ac­ti­vi­té ma­ri­time comp­ta­bi­lise près de 13‘000 em­plois dans le pays de Lo­rient. Alors que les re­cru­te­ments dans les mé­tiers de la mer de­vraient dou­bler d’ici à 2030 pour a™eindre le mil­lion en France, le sec­teur bre­ton de la pêche, qui re­pré­sente 50 % de la ré­colte fran­çaise, es­time devoir em­bau­cher 500 ma­rins dans les cinq an­nées à ve­nir.ž

DR

100 000 tonnes de pro­duits de la mer sont trai­tées chaque an­née à Lo­rient-Ke­ro­man. Ce qui re­pré­sente plus de 500 em­plois.

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