Ea­sy­pa­ra­phar­ma­cie per­fec­tionne le mo­dèle de la san­té dis­count

La Tribune Hebdomadaire - - ENTREPRISE­S - LAURENCE BOTTERO

Créé en 2007 par un lo­gis­ti­cien du sec­teur, ce pu­re­player de la vente en ligne de pro­duits de pa­ra­phar­ma­cie dé­roule un bu­si­ness model qui mixe con­seil aux consom­ma­teurs et ap­pui sur le poids que re­pré­sentent les in­fluen­ceuses via l es ré­seaux so­ciaux. In­dis­pen­sable pour se dé­mar­quer dans un sec­teur ul­tra-concur­ren­tiel. C’est parce que l’e-com­merce, alors à ses bal­but i e ments, i ntri g uait phar­ma­ciens et lo­gis­ti­ciens qu’Ea­sy­pa­ra­phar­ma­cie voit le jour. « Nous avons été pré­cur­seurs », re­con­naît Gaëlle Dau­ger. De­puis, d’autres ont em­boî­té le pas à la PME, créant un sec­teur qui com­porte une mul­ti­tude d’ac­teurs. « Nous sommes co­lea­ders du mar­ché », re­ven­dique la di­rec­trice gé­né­rale de l’en­tre­prise créée par Cé­dric Pros­per, ex­pli­quant que le mar­ché com­porte une quin­zaine de chal­len­gers et 200 autres sites en sa­tel­lites. Le tout, pour­tant, ne re­pré­sente que 5 % du mar­ché to­tal. Être pré­cur­seur, c’est bien mais pour de­ve­nir lea­der, vendre des pro­duits via le Web ne suf­fit pas. Très tôt dé­jà, Gaëlle Dau­ger ex­pli­quait com­ment la PME s’est im­mé­dia­te­ment po­si­tion­née comme un site d’e-com­merce et non comme un concept de phar­ma­cie tra­di­tion­nelle appliquée au Net. « On ne vend pas de la même fa­çon, on ne capte pas la clien­tèle de la même ma­nière. » Et pour ac­com­pa­gner une offre dé­ma­té­ria­li­sée, c’est sur le con­seil aux consom­ma­teurs qu’Ea­sy­pa­ra­phar­ma­cie a in­ves­ti, pro­po­sant des fiches pro­duits dé­taillées et créant un blog afin de fé­dé­rer une com­mu­nau­té qui peut ain­si échan­ger. « Nous es­sayons de ma­nière im­par­tiale d’ai­der le consom­ma­teur », sou­ligne la di­rec­trice gé­né­rale, qui a éga­le­ment pous­sé le concept à l’in­ter­na­tio­nal. Cette dé­marche ex­port a dé­bu­té dès 2016 au Royaume-Uni, puis en Es­pagne l’an­née sui­vante et en Ita­lie en 2018. Une in­ter­na­tio­na­li­sa­tion réus­sie, qui tient beau­coup à l’idée de la French beau­ty et parce que dans ces pays no­tam­ment, le maillage de phar­ma­cies phy­siques est moins ré­pan­du qu’en France, ce qui fa­vo­rise l’achat par In­ter­net. Pour au­tant, « nous nous ar­rê­tons là. Ces trois pays re­pré­sen­taient des mar­chés prio­ri­taires », ex­plique Gaëlle Dau­ger. Pour sou­te­nir son bu­si­ness model la PME trouve des re­lais grâce à l’évé­ne­men­tiel. D’où la créa­tion, il y a deux ans, des « So­cial Beau­ty Awards » qui ré­com­pensent les meilleurs pro­duits, avec une par­ti­cu­la­ri­té : un ju­ry consti­tué uni­que­ment d’in­fluen­ceuses. Avec « Ea­sy­pa­ra­phar­ma­cie fête le prin­temps », c’est une ren­contre bel et bien phy­sique, entre in­fluen­ceuses et marques, que la PME or­ga­nise chaque an­née. Une stra­té­gie glo­bale, créa­trice de crois­sance$: +18 % en­gran­gés entre 2017 et 2018, pour un chiffre d’af­faires de 22,5 mil­lions d’eu­ros et 45 sa­la­riés. Et un trend de 30 % en­re­gis­tré de­puis le dé­but de l’an­née. Tou­te­fois, Gaëlle Dau­ger avoue ne pas sa­voir ce que se­ra sa pe­tite en­tre­prise dans cinq ans. « Le mo­dèle de dis­tri­bu­tion risque de pro­fon­dé­ment évo­luer avec la GMS [grande et moyenne sur­face, ndlr] et les mar­ket­places. »

[PIXA­BAY]

Les chiifres clés d’Ea­sy­phar­ma­cie, qui s’est po­si­tion­née d’em­blée comme un site d’e-com­mer­ce­sur le Net.

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