La Royère met de l’huile (d’olive) dans son dé­ve­lop­pe­ment

La Tribune Hebdomadaire - - TERRITOIRE­S -

VAUCLUSE

Con­tra­rié par les aléas cli­ma­tiques qui mettent à mal la pro­duc­tion de vin, le do­maine de La Royère s’est lan­cé dans la fa­bri­ca­tion d’huile d’olive. En lui consa­crant un musée re­cou­rant au nu­mé­rique, c’est la mé­thode an­ces­trale que le pro­prié­taire des lieux en­tend pro­mou­voir.

C’est parce qu’il se re­fuse à « jouer à la rou­lette russe chaque an­née » que Jean-Pierre Hugues dé­cide d’ajou­ter « une se­conde jambe » à l’ac­ti­vi­té du do­maine fa­mi­lial de La Royère, spé­cia­li­sé dans la pro­duc­tion de blancs, ro­sés et rouges clas­sés en AOP Lu­bé­ron et en IGP Vaucluse. Ce se­ra la pro­duc­tion d’huile d’olive, ce qui né­ces­site la plantation de 5 hec­tares d’oli­viers soit 1&000 arbres et de se do­ter d’un mou­lin per­met­tant de pres­ser sur place, ce qui est fait en 2018. L’idée de créer un musée est ve­nue na­tu­rel­le­ment, « à la fois pour ex­po­ser les dif­fé­rentes pièces dont je dis­pose mais éga­le­ment pour ac­com­pa­gner le dé­mar­rage de l’ac­ti­vi­té », ex­plique Jean-Pierre Hugues. Pour lui don­ner corps, c’est vers la Ci­té mon­diale du vin, à Bor­deaux, qu’il va pui­ser l’ins­pi­ra­tion, no­tam­ment pour avoir in­tro­duit une grande part de mul­ti­mé­dia dans le par­cours mu­séal. Un mo­dèle qui s’ap­plique aus­si dans le Vaucluse où les 3&000 mètres car­rés sont consa­crés à la mise en va­leur d’élé­ments de pres­sage, moyens de culture, de trans­port, de pe­sage, de tri et de sto­ckage. « La rup­ture tech­no­lo­gique dans le mode de fa­bri­ca­tion est ré­cente et nous vou­lons mon­trer qu’il est im­por­tant de conser­ver les an­ciennes pra­tiques. » 1 mil­lion d’eu­ros a été in­ves­ti, en au­to­fi­nan­ce­ment. Les cibles vi­sées sont le grand pu­blic, les tou­ristes évi­dem­ment mais éga­le­ment les sco­laires. Cô­té pro­duc­tion, 1&500 litres ont été pro­duits en 2018 et la pro­chaine ré­colte de­vrait four­nir 10&000 litres. Le do­maine réa­lise un chiffre d’af­faires de 800&000 eu­ros et em­ploie 6 sa­la­riés. Mais « ce­la est ame­né à évo­luer », pro­met Jean-Pierre Hugues qui, dans une autre vie, a di­ri­gé GSE, spé­cia­liste de l’im­mo­bi­lier d’en­tre­prise, au chiffre d’af­faires de 550 mil­lions d’eu­ros en 2018 pour 500 col­la­bo­ra­teurs. Pas tout à fait la même taille d’en­tre­prise, mais le di­ri­geant l’as­sure, il em­ploie « les mêmes mé­thodes ».

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