Brit­ta­ny Fer­ries se met en condi­tion pour le Brexit

La Tribune Hebdomadaire - - TERRITOIRE­S - PAS­CALE PAOLI-LEBAILLY

FI­NIS­TÈRE La com­pa­gnie ma­ri­time bre­tonne teste ses pro­cé­dures dans la pers­pec­tive d’un Brexit dur en or­ga­ni­sant des « marches à blanc ».

Au 31 oc­tobre (si la date du Brexit est main­te­nue), les biens et les per­sonnes ne cir­cu­le­ront plus aus­si ai­sé­ment de part et d’autre de la Manche. Pour évi­ter un en­gor­ge­ment des ports, Brit­ta­ny Fer­ries, qui as­sure des liai­sons ma­ri­times entre la France, le Royaume-Uni, l’Ir­lande et l’Es­pagne, or­ga­nise des « marches à blanc » (sans voya­geurs) de­puis le 11 sep­tembre. D’abord à Ports­mouth et à Ouis­tre­ham, en pré­sence de Gé­rald Dar­ma­nin, mi­nistre de l’Ac­tion et des Comptes pu­blics, puis à Ros­coff, le 1er oc­tobre, la com­pa­gnie bre­tonne se teste en vue d’un Brexit dur. Ob­jec­tif : ex­pé­ri­men­ter les dis­po­si­tifs dé­ve­lop­pés afin d’as­su­rer la bonne flui­di­té dans le contrôle des per­sonnes et des mar­chan­dises avant la sor­tie du Royaume-Uni de l’Union. Pré­cé­dant des tests au Havre, à Étre­tat, à Cher­bourg, à Bar­fleur et Saint-Ma­lo, la marche à blanc de Ros­coff s’est dé­rou­lée en co­or­di­na­tion avec les ser­vices des douanes et la CCI mé­tro­po­li­taine Bre­tagne ouest. Le dé­bar­que­ment de L’Ar­mo­rique a été sou­mis aux règles à adop­ter dans le cadre d’un re­tour à des for­ma­li­tés doua­nières strictes. Brit­ta­ny Fer­ries se met dans les condi­tions réelles de la pro­cé­dure bap­ti­sée « Fron­tière in­tel­li­gente », et a adap­té son sys­tème pour qu’il com­mu­nique avec les douanes fran­çaises. La com­pa­gnie, dont le chiffre d’af­faires pas­sa­gers (2,63 mil­lions, 901%000 voi­tures) et fret (205%000 ca­mions) s’est éta­bli à 444 mil­lions d’eu­ros en 2018, a aus­si dé­ve­lop­pé des ou­tils pour com­mu­ni­quer avec les chauf­feurs fret, via des écrans et un sys­tème de SMS. Au­to­ma­ti­sée, la ges­tion des flux per­met ain­si à cer­tains poids lourds de sor­tir di­rec­te­ment du na­vire quand d’autres sont sou­mis à des contrôles sa­ni­taires ou doua­niers. Via ce sys­tème, Brit­ta­ny Fer­ries sou­haite main­te­nir les temps d’es­cale et ne pas ré­duire le nombre de ro­ta­tions. Pour ne pas perdre en vo­lume.

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