Le re­tour en ar­rière n’est plus pos­sible

La Tribune Languedoc-Roussillon - - Politique Députés -

Après trois ten­ta­tives dans des scru­tins lo­caux (eu­ro­péennes en 2004, mu­ni­ci­pales en 2008, lé­gis­la­tives en 2012), le Nî­mois Phi­lippe Ber­ta (57 ans) a pro­fi­té de la vague LREM pour rem­por­ter son 1er man­dat en juin, tou­jours fi­dèle à son cré­do au sein du Modem, dont il est un des cadres na­tio­naux de­puis l’ori­gine : « La fin du bi­par­tisme gauche-droite, qui sté­ri­lise le jeu po­li­tique ». Tout en sié­geant par­mi les 47 élus cen­tristes, il voit d’un bon oeil l’ar­ri­vée en masse de ses nou­veaux col­lègues, « ce fan­tas­tique renouvellement des ta­lents, ve­nus de tous mé­tiers, qui savent ce qu’est la vraie vie ». Pro­fes­seur de chi­mie et bio­tech­no­lo­gie à l’uni­ver­si­té de Nîmes, il dit ne pas re­chi­gner face au tra­vail en­core né­ces­saire pour sai­sir tous les codes du par­le­men­taire. « Il y a la nou­velle ma­jo­ri­té et les an­ciens, qui gardent leurs ré­flexes d’an­ciens, avec grands gestes et in­vec­tives, sans doute parce qu’ils croient au re­tour en ar­rière. Or nous sommes pas­sés à une nou­velle vie po­li­tique, et nous de­vons être exem­plaires. » Pour preuve, il pro­met qu’il ne bri­gue­ra pas d’autre man­dat. Ci­tant Ray­mond Barre et Mi­chel Ro­card comme ses men­tors, Phi­lippe Ber­ta an­nonce qu’il vo­te­ra les textes de loi « sur des conte­nus, et non sur des mots d’ordre », et se dit sou­la­gé de voir les en­jeux bas­cu­ler vers les groupes de tra­vail au sein des com­mis­sions par­le­men­taires, au dé­tri­ment des bancs de l’as­sem­blée na­tio­nale : « C’est en­fin une fa­çon de construire la vie po­li­tique par pro­jets, et non plus par éti­quettes ! » A. R.

PHI­LIPPE BER­TA (MODEM), DÉ­PU­TÉ DU GARD

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