LE CROWD­FUN­DING, UN ACCELERATEUR DE CROIS­SANCE POUR LES PRO­MO­TEURS IM­MO­BI­LIERS

La Tribune Toulouse (Edition Quotidienne) - - L'OPINION - EMI­LIE AVOT ET DA­VID EL NOUCHI

OPI­NION. Alors que les pro­mo­teurs im­mo­bi­liers connaissent une pé­riode d'éro­sion de leurs marges, le crowd­fun­ding est de plus en plus per­çu comme une so­lu­tion de fi­nan­ce­ment viable pour com­plé­ter leurs fonds propres. Par Da­vid El Nouchi, co­fon­da­teur de ClubFun­ding, et Emi­lie Avot, di­rec­trice conseil im­mo­bi­lier chez De­loitte France.

La par­ti­cu­la­ri­té du fi­nan­ce­ment d'une opé­ra­tion im­mo­bi­lière ré­side dans ses trois sources : les fonds propres, les lignes de cré­dits ban­caires et le pro­duit des ventes en état fu­tur d'achè­ve­ment. En vue d'ob­te­nir un ac­cord d'une banque pour un fi­nan­ce­ment, les fonds propres du pro­mo­teur, is­sus souvent des marges réa­li­sées sur de pré­cé­dentes opé­ra­tions, doivent re­pré­sen­ter 20% du mon­tant de l'opé­ra­tion en ques­tion. L'ob­ten­tion du prêt ban­caire est éga­le­ment condi­tion­née par un cer­tain ni­veau de pré-com­mer­cia­li­sa­tion des lots : 40% de l'opé­ra­tion pour un grand ac­teur du sec­teur, et jus­qu'à 60% pour un pro­mo­teur qui dé­bute. Cette phase im­plique donc un tra­vail im­por­tant de mar­ke­ting et de com­mu­ni­ca­tion en amont, pour convaincre les fu­turs ac­qué­reurs de ré­ser­ver des lots et ain­si réunir les condi­tions fa­vo­rables pour de­man­der un fi­nan­ce­ment. C'est seu­le­ment à ce mo­ment-là que les banques exa­minent le dos­sier, et pré­sentent une offre de prêt adap­té au rythme de l'opé­ra­tion.

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