DO­NALD TRUMP DEJA EN PISTE POUR 2020 FACE A UN CAMP DEMOCRATE MORCELE

La Tribune - - OPINIONS - JEAN-ERIC BRANAA

Le jeu de mas­sacre va se pour­suivre cô­té dé­mo­crate, tan­dis que Do­nald Trump, lui, se­ra tout seul de l'autre cô­té, à pro­fi­ter du spec­tacle. Par Jean-Éric Branaa, Uni­ver­si­té Pa­ris 2 Pan­théon-As­sas Les élec­tions de mi-man­dat à peine pas­sées, la so­cié­té po­li­tique amé­ri­caine a re­pris le cours de ses pré­oc­cu­pa­tions les plus élec­to­ra­listes qui soient : ces Mid­terms sonnent le dé­part for­mel pour l'en­trée en cam­pagne de la pré­si­den­tielle. Les équipes se mettent en place, ou tentent de le faire. Car, très vite, cer­tains can­di­dats vont de­voir re­non­cer en s'aper­ce­vant qu'ils ont le plus grand mal à éta­blir une or­ga­ni­sa­tion na­tio­nale. Telle est la plus grande dif­fi­cul­té à ré­soudre pour cha­cun des fu­turs pré­ten­dants : le pays est grand, très grand, et il faut pou­voir rayon­ner as­sez vite dans cha­cun des cin­quante États. C'est pour­quoi le Pré­sident sor­tant dis­pose d'un avan­tage in­dé­niable sur ses opposants. Ces der­niers se cassent vite les dents sur le mur de l'in­dif­fé­rence. Il leur faut lut­ter contre le dé­faut de no­to­rié­té, et tout est bon pour par­ve­nir à im­po­ser son nom. Les élec­tions de mi-man­dat, jus­te­ment, sont la bonne oc­ca­sion pour émer­ger - soit comme can­di­dat, soit via des prises de po­si­tion fortes et par un sou­tien mar­qué à cer­tains can­di­dats. Or, on le constate, rien de tout ce­la n'a eu lieu au cours de cette élec­tion et les dé­mo­crates, en par­ti­cu­lier, se re­trouvent bien dé­mu­nis avant de se lan­cer dans la grande course des pré-pri­maires qui va s'ou­vrir dès la fin de cette an­née.

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