WA­SHING­TON A DISCRETEMENT DECLASSE L'UE DE SON STA­TUT PRO­TO­CO­LAIRE

La Tribune - - INTERNATIONAL - GEORGI GOTEV, EURACTIV

L’UE se penche sur les « pos­sibles im­pli­ca­tions » d’un chan­ge­ment de pro­to­cole di­plo­ma­tique amé­ri­cain. Le sta­tut de l’am­bas­sa­deur eu­ro­péen a dé­grin­go­lé au rang de ce­lui d’une or­ga­ni­sa­tion in­ter­na­tio­nale, der­rière tous les am­bas­sa­deurs d’Etat. Un ar­ticle de notre par­te­naire Euractiv.

La ra­dio al­le­mande Deutsche Welle a épin­glé une dé­gra­da­tion du sta­tut di­plo­ma­tique de la dé­lé­ga­tion de l'Union eu­ro­péenne aux États-Unis. Dans l'ordre de pré­séance du corps di­plo­ma­tique du dé­par­te­ment d'État amé­ri­cain, Da­vid O'Sul­li­van, qui di­rige la dé­lé­ga­tion de l'UE, n'ap­pa­rait qu'après tous les am­bas­sa­deurs na­tio­naux, qui sont quant à eux clas­sés en fonc­tion de la date de pré­sen­ta­tion de leur lettre de créance. En tant que re­pré­sen­tant d'une « or­ga­ni­sa­tion in­ter­na­tio­nale », il se re­trouve donc au même rang que l'am­bas­sa­deur de l'Union afri­caine à Wa­shing­ton, Ari­ka­na Chi­hom­bo­ri Quao.

Lors des fu­né­railles de l'an­cien pré­sident George H.W. Bush, Da­vid O'Sul­li­van n'a donc pas été ap­pe­lé dans l'ordre chro­no­lo­gique ha­bi­tuel, sur un pied d'éga­li­té avec les am­bas­sa­deurs na­tio­naux, mais à la toute fin. Sans le chan­ge­ment pro­to­co­laire, il au­rait fait par­tie des 20 ou 30 pre­miers am­bas­sa­deurs (sur plus de 150 re­pré­sen­tants étran­gers), étant don­né qu'il est en poste à Wa­shing­ton de­puis 2014.

| Lire aus­si : Wa­shing­ton juge l'Union eu­ro­péenne «pous­sié­reuse»

UN DÉ­CLAS­SE­MENT TRÈS DIS­CRÈ­TE­MENT EF­FEC­TUÉ

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