Christine Bel­lan­ger, maire ru­rale in­ves­tie

La Voix du Sancerrois - - La Une - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR HER­VÉ MAR­TIN

Nou­velle ve­nue sur la scène pu­blique, Christine Bel­lan­ger, maire de Sain­teGemme, a pris sa mis­sion à-bras-le-corps, avec mé­thode et dé­ter­mi­na­tion. La vie com­mu­nale s’en res­sent po­si­ti­ve­ment.

Quel est votre par­cours d’élue ?

C’est mon pre­mier man­dat. Je n’ai au­cune ex­pé­rience dans la ges­tion d’une col­lec­ti­vi­té. Je suis éga­le­ment pré­si­dente de deux struc­tures as­so­cia­tives du sec­teur so­cial (SSIAD et por­tage de re­pas, à Su­ry et centre in­ter­gé­né­ra­tion de Bel­le­ville).

Qu’est-ce qui a mo­ti­vé votre en­ga­ge­ment ?

L’équipe mu­ni­ci­pale sor­tante ne se re­pré­sen­tait pas, il fal­lait em­pê­cher que la com­mune soit ad­mi­nis­trée par la pré­fec­ture. Des jeunes ont mon­té une liste et m’ont contac­tée. Je suis im­plan­tée à Sainte­G emme de­puis 50 ans et j’ai trou­vé lé­gi­time de m’in­ves­tir.

Com­ment voyez-vous l’ave­nir de la fonc­tion de maire et des pe­tites com­munes ?

Avec la créa­tion des nou­velles CdC et le trans­fert des com­pé­tences, la fonc­tion de maire se ré­tré­cit. Compte te­nu de l’évo­lu­tion, des mu­tua­li­sa­tions, re­grou­pe­ments, je pense que les com­munes de moins de 500 voire moins de 1.000 ha­bi­tants se­ront rat­ta­chées à des com­munes plus im­por­tantes et ad­mi­nis­trées par un dé­lé­gué du nou­veau conseil…

Quels sont les atouts de la com­mune ?

Sainte­Gemme est une com­mune où il est très agréable de vivre, sans dif­ fi­cul­té par­ti­cu­lière. Il y a une bonne am­biance entre les ha­bi­tants qui se cô­toient et s’en­traident. Ils par­ti­cipent en nombre aux voeux ou à la réunion com­mu­nale, oc­ca­sion de se ren­con­trer, par­ta­ger un mo­ment convi­vial. Les nou­veaux ha­bi­tants s’in­tègrent bien, ar­ri­vant d’ho­ri­zons très dif­fé­rents. La po­pu­la­tion a pro­gres­sé de 420 à 450 ha­bi­tants de­puis 2014 (+7 %).

La com­mune pro­fite-t-elle de la pros­pé­ri­té du vi­gnoble ?

Oui, bien sûr. Sain­teGemme compte onze vi­gne­rons, un do­maine clas­sé par­mi les dix pre­miers du San­cer­rois, un do­maine en cul­ture bio­lo­gique et un autre qui vient d’ou­vrir une bou­tique à San­cerre. La plu­part ex­portent et com­mer­cia­lisent dans des res­tau­rants ou au­près de par­ti­cu­liers. Nous avons fê­té les 130 ans de la confré­rie vi­gne­ronne de Sainte­Gemme, en 2015.

Quelles réa­li­sa­tions ont abou­ti au dé­but du man­dat ?

Nous avons ré­no­vé le ter­rain de ten­nis, nu­mé­ro­té les ha­meaux et voies d’ac­cès, mis aux normes d’ac­ces­si­bi­li­té l’église, la cour de la mai­rie et la voie d’ac­cès qui mène à l’école, mo­der­ni­sé l’éclai­rage de l’église, la cui­sine et la salle des fêtes, l’ac­cueil de la mai­rie, éten­du l’éclai­rage pu­blic, confié le fleu­ris­se­ment des ha­meaux à une en­tre­prise, mis en place une ren­contre com­mu­nale en juin et une jour­née in­ter­gé­né­ra­tion­nelle en dé­cembre, créé un jour­nal com­mu­nal Le Clin d’Oeil de Sainte­Gemme.

Quels pro­jets sont dans les car­tons pour les deux pro­chaines an­nées ?

Prio­ri­té à la voi­rie, ara­se­ment des bas­cô­tés, cu­rage des fossés, bou­chage de trous des chaus­sées, travaux au centre­bourg pour ré­soudre les pro­blèmes d’éva­cua­tion d’eaux plu­viales, amé­na­ge­ment des rues et créa­tion de trot­toirs route de San­cerre, vers la mai­rie. Main­tien du der­nier com­merce lo­cal : ré­no­va­tion de la Pe­tite Au­berge, mise aux normes d’ac­ces­si­bi­li­té.

Où tra­vaillent les ac­tifs ?

Dans le vi­gnoble, à San­cerre, Saint­Sa­tur, Cosne, Bourges.

Existe-t-il des co­opé­ra­tions entre com­munes proches ?

Rien pour le mo­ment.

La com­mune est-elle bien des­ser­vie par les com­pé­tences de la CdC ?

La nou­velle CdC se met en place. Pour l’ins­tant, rien de nou­veau n’est en­vi­sa­gé. De toute fa­çon, la voi­rie est à notre charge. Mais nous pou­vons ob­te­nir des sub­ven­tions dans le cadre de la po­li­tique de dé­ve­lop­pe­ment des ter­ri­toires du Cher et la DETR.

Dos­sier sen­sible : quel ave­nir pour l’école et le RPI. Que dire de la concer­ta­tion ?

Après deux de­mandes de l’Éducation na­tio­nale de­puis 2015 pour trans­fé­rer le poste de pro­fes­seur des écoles à Boul­le­ret ­ ce qui en­traîne la fer­me­ture de l’école ­nous avons été re­çus en Pré­fec­ture, en dé­cembre, par le se­cré­taire gé­né­ral de la pré­fec­ture, l’Éducation na­tio­nale, avec le maire de Boul­le­ret et l’équipe en­sei­gnante.

Les ar­gu­ments évo­qués pour le trans­fert sont tout à fait re­ce­vables et com­pré­hen­sibles, compte te­nu de l’évo­lu­tion de la vie de­puis la créa­tion du RPI (1991), des condi­tions d’enseignement, de res­pon­sa­bi­li­té et de sé­cu­ri­té. Si trans­fert il y a, nous de­vons trou­ver un em­ploi à notre sa­la­riée (20 heures heb­do à l’école) et une nou­velle af­fec­ta­tion au bâtiment.

Pour la mise aux normes d’ac­ces­si­bi­li­té des sa­ni­taires de l’école, nous avons ob­te­nu une dé­ro­ga­tion. La ren­trée sco­laire 2018 se fe­ra à Sainte­G emme. Pour la suite, la dé­ci­sion fi­nale ap­par­tient au conseil mu­ni­ci­pal.

Christine Bel­lan­ger et la nou­velle boîte à livres.

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