Fran­çois Cor­mier-Bou­li­geon : « Je n’ac­cepte pas la fa­ta­li­té dans ce dos­sier »

La Voix du Sancerrois - - L'événement - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR J.-B. B.

◗ Dé­pu­té de la 1re cir­cons­crip­tion du Cher, membre de la ma­jo­ri­té pré­si­den­tielle, Fran­çois Cor­mierBou­li­geon est pour­tant re­mon­té contre le dé­clas­se­ment du Pays Fort de la carte des zones dé­fa­vo­ri­sées simples. Il a af­fir­mé ses po­si­tions lors de la ren­contre du Pre­mier ministre avec les éle­veurs jeu­di ma­tin (ci­des­sus). Le point.

Com­ment vous ex­pli­quez cette dé­ci­sion de re­ti­rer le Pays Fort de la carte des zones dé­fa­vo­ri­sées simples ?

Per­sonne ne l’ex­plique et per­sonne ne l’ac­cepte d’au­tant plus que toutes les zones au­tour du Pays Fort sont zo­nées.

C’était la pre­mière fois que vous abor­diez ce su­jet avec le Pre­mier ministre ?

Oui. J’en parle as­sez ré­ gu­liè­re­ment au ministre de l’Agri­cul­ture car je ne lâche rien. J’ai écrit au Pré­sident de la Ré­pu­blique. Là, j’ai ré­ex­pli­qué au Pre­mier ministre à quel point la si­tua­tion était to­ta­le­ment in­juste, non jus­ti­fiée, car par rapport aux cri­tères na­tu­rels, il est évident que cette zone doit être zo­née. Et puis, l’af­fi­chage au ni­veau dé­par­te­men­tal est ca­tas­tro­phique.

Je lui ai donc re­dit que par le cri­tère de conti­nui­té ter­ri­to­riale il fal­lait faire ren­trer le plus de com­munes pos­sibles du Pays Fort dans le zo­nage.

Que vous a-t-il ré­pon­du ?

Que ça se­rait as­sez com­pli­qué de le faire mais qu’il al­lait tout de même ten­ter. Il a af­fir­mé qu’il avait mis­sion­né la pré­fète pour tra­vailler avec la Chambre d’agri­cul­ture et plu­sieurs or­ga­ni­sa­tions afin de trou­ver des so­lu­tions au cas par cas. Mais on lui a fait com­prendre que ce­la ne nous suf­fi­sait pas.

C’est une ques­tion de sur­vie pour les ex­ploi­ta­tions lo­cales ?

Oui ab­so­lu­ment. C’est une ques­tion de sur­vie d’un éco­sys­tème qui fonc­tionne mais pas en­core suf­fi­sam­ment sans aide. Au­jourd’hui, ces ex­ploi­ta­tions sont obli­gées de tou­cher des aides pour sur­vivre.

J’ai bien dit aux ex­ploi­tants que je ne me dé­mo­bi­li­sais ab­so­lu­ment pas. Je n’ac­cepte pas la fa­ta­li­té sur ce dos­sier.

Je ne dé­fen­drais ja­mais la po­si­tion du Gou­ver­ne­ment quand je la ju­ge­rai in­juste, in­jus­ti­fiée et contrainte aux in­té­rêts de mon ter­ri­toire.

Le dé­pu­té l’af­firme : « Je ne lâche rien. »

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