Un grand pro­jet se des­sine au­tour du centre bourg

La Voix du Sancerrois - - La Une - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR JEAN-BAP­TISTE BO­TEL­LA

Be­noît de Chou­lot a dé­mar­ré son deuxième man­dat consé­cu­tif à la tête de Thau­ve­nay avec plein de pro­jets pour sa com­mune. Le point.

Comment se dé­roule ce man­dat au sein du conseil mu­ni­ci­pal ?

J’ai une très bonne équipe. On a la chance de ne ja­mais avoir un conseil mu­ni­ci­pal qui dure plus de deux heures sans un consen­sus au bout. C’est une grosse force. Tout le monde s’ac­corde avec tout le monde au bout d’un laps de temps de dis­cus­sion.

Ces points d’ac­cord vous per­mettent d’avan­cer sur plu­sieurs dos­siers. Quels sont ceux que vous avez dé­jà réa­li­sé ?

Il y a la salle des fêtes qui était dans un état la­men­table. On avait un chauf­fage in­opé­rant, il y avait des odeurs de moi­si par le sol… Les sols ont donc été re­faits, on a éga­le­ment fait les amé­na­ge­ments pour les per­sonnes à mo­bi­li­té ré­duite. Elle a été opé­ra­tion­nelle avant Noël.

Mais avant ce­la, la grosse opé­ra­tion que l’on a fait était un tennis en quick. Il est ou­vert aux ha­bi­tants pour une co­ti­sa­tion de 10 € à l’an­née.

Quelle est la si­tua­tion fi­nan­cière de la com­mune ?

Saine. On a une ca­pa­ci­té d’au­to­fi­nan­ce­ment ju­gée très bonne par le Tré­so­rier. De­puis 20 ans, on a aug­men­té de 0,1 % le taux d’im­po­si­tion. Mal­gré tout la feuille d’im­pôt aug­mente car l’État mo­di­fie les bases.

Dans les pro­chains mois un très gros dos­sier va ryth­mer Thau­ve­nay : la res­tau­ra­tion du centre bourg.

On porte un pro­jet im­por­tant de­puis des an­ nées qui est la res­tau­ra­tion du coeur de village. On est à la veille de la mise en route et on va pro­chai­ne­ment pré­sen­ter le pro­jet aux ri­ve­rains.

Comment est ar­ri­vé ce pro­jet sur la table ?

En 2013, on a re­vu le plan d’oc­cu­pa­tion des sols avec en fo­cus le dé­ve­lop­pe­ment de Thau­ve­nay en ci­blant le centre bourg. Soit la zone qui re­groupe la salle des fêtes, l’église, la mai­rie, l’école et le ci­me­tière. C’est un car­re­four ac­ci­den­to­gène que l’on sou­haite sé­cu­ri­ser. Avec un gros pro­blème qui est l’ombre por­tée du bois, en face du car­re­four, qui em­pêche les mai­sons, l’église et une par­tie de la voi­rie de dé­ge­ler l’hi­ver.

Le maitre-mot de ce pro­jet est donc la sé­cu­ri­té ?

Oui. En même temps, nous sou­hai­tons réa­li­ser les tra­vaux pour les per­sonnes à mo­bi­li­té ré­duite, no­tam­ment pour la mai­rie. Il faut amé­na­ger des ac­cès plus fa­ciles.

Il faut aus­si amé­na­ger la zone entre l’église et la salle des fêtes pour que les voi­tures puissent se mettre en sé­cu­ri­té.

On veut aus­si créer un axe pié­ton de l’école­mai­rie à la salle des fêtes, cô­té bois.

Où en est le rac­cor­de­ment à la sta­tion d’épu­ra­tion de San­cerre-Saint-Sa­tur ?

C’est un des élé­ments qui nous fai­sait dou­ter de nos ca­pa­ci­tés fi­nan­cières. Car on a très mal ava­lé la pi­lule lors du pré­cé­dent man­dat que les ser­vices de l’État nous re­fusent notre sta­tion in­dé­pen­dante à cause du plan de pré­ven­tion des risques inon­da­tion de la Loire (PPRI). D’au­tant plus qu’il s’est avé­ré, après af­fi­nage du PPRI, que la zone était ac­cep­table…

De ce fait­là on a été obli­gé de conti­nuer dans le prin­cipe de sous­trai­te­ment de nos eaux usées au Si­vom, qui va nous coû­ter beau­coup plus cher. Ain­si, on va fi­nan­cer une par­tie des réseaux de Mé­né­tréol à Saint­Thi­bault, où il y au­ra une nou­velle sta­tion d’épu­ra­tion. Puis on au­ra aus­si notre part dans la construc­tion de la sta­tion.

En par­lant d’as­sai­nis­se­ment, vous al­lez éga­le­ment ter­mi­ner ce­lui de Fre­toy et de la rue de la Fon­taine.

C’était le der­nier point vrai­ment in­sa­lubre de Fre­toy qui va être ré­glé. Ce­la va al­ler vite, avant la fin de l’été.

Un mot sur le su­jet du RPI Thau­ve­nay, Mé­né­tréol et Saint-Bouize dont on a dé­jà par­lé dans nos co­lonnes

Quelle est votre ré­ac­tion au fait qu’il reste à 4,5 jours ?

C’est le su­jet qui fâche. On a fait des gros ef­forts pour mettre en place des gar­de­ries. Les trois com­munes se donnent beau­coup de mal, on a mis des moyens pour que ce­la soit confor­table et que le RPI conti­nue.

Mais ces TAP c’était très lourd, c’était un sa­cri­fice pour la com­mune. Res­ter tout seul contraint et for­cé à 4,5 jours, va nous obli­ger à faire payer le trans­port et à faire payer la gar­de­rie car on ne se­ra plus ai­dé. Si les gens avaient com­pris ce­la, ils au­raient vo­té pour le re­tour à 4 jours. J’es­père que ce ne se­ra pas un truc to­ta­le­ment foi­reux où l’on se re­trou­ve­ra avec des pa­rents qui re­tirent leur en­fant de l’école.

Pour ter­mi­ner, un mot sur la com­mu­nau­té de com­munes ?

Je pense qu’il faut du temps au temps. J’ai confiance car je trouve l’équipe très bonne. Et puis vrai­ment ça bosse. Il nous man­quait le me­neur d’homme et là, on l’a. Laurent Pa­biot gal­va­nise bien les troupes et il a une vi­sion.

Un gros dos­sier va ryth­mer Thau­ve­nay dans les pro­chains mois au­tour du centre bourg.

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