Qu’ont re­te­nu les élus de leur ren­contre avec le Pré­sident ?

La Voix du Sancerrois - - La Une - H. M.

À l’oc­ca­sion du con­grès des maires de France, à Pa­ris, plu­sieurs élus du Cher ont par­ti­ci­pé aux dé­bats et vi­si­té les lieux cultes de la Ré­pu­blique, As­sem­blée Na­tio­nale, Pa­lais de l’Ély­sée… Ou fait dis­si­dence au Sé­nat !

◗ Les élus ru­raux se sou­vien­dront long­temps de leur voyage pa­ri­sien, dans les cou­lisses du pou­voir. Le con­grès des maires est chaque an­née l’oc­ca­sion de ren­con­trer les gou­ver­nants, d’échan­ger, dire tout fort ce qui va ou ne va pas. 2018, an­née, com­pli­quée pour le pou­voir, le pré­sident de la Ré­pu­blique a dé­lé­gué au pre­mier Mi­nistre, Édouard Phi­lippe le soin de mon­ter à la tri­bune face aux maires.

Le pré­sident Ma­cron a ce­pen­dant re­çu 2.000 maires, au pa­lais de l’Ély­sée. An­toine Fleu­riet, maire de Con­cres­sault et Bri­gitte Cho­tard, maire de Cré­zan­cy, se sont re­trou­vés au pa­lais pré­si­den­tiel.

Pêche aux idées

An­toine Fleu­riet ra­conte son pé­riple : « Le mi­di, nous étions neuf maires du Cher, à l’As­sem­blée Na­tio­nale, avec le dé­pu­té, Fran­çois Cor­mier­Bou­li­geon. C’est la pre­mière fois que j’al­lais au con­grès des maires. C’est un mo­ment rare, ça per­met de se rendre compte que les ter­ri­toires ne sont pas si aban­don­nés que ça, il faut se bou­ger. On voit aus­si d’autres ré­gions, des maires où ça bouge. Les élus lo­caux et ter­ri­to­riaux doivent être force de pro­po­si­tion, dans la vie ».

Pour Bri­gitte Cho­tard, aus­si, c’était une pre­mière : « Je n’étais ja­mais al­lée à l’Ély­sée. C’est pour ce­la que j’avais en­vie d’al­ler voir. Ce­la ne pou­vait pas se re­fu­ser ! J’étais avec un col­lègue qui a eu des pres­sions pour ne pas y al­ler ! J’ai été contac­tée par un col­lègue maire, pré­sident des maires ru­raux du C h e r, d e B e n g y­s ur Craon ».

Un pré­sident convain­cant

Im­pres­sions, après le dis­cours du Pré­sident, à la mai­son ? « Je le trouve as­sez convain­cant, il se sort bien du jeu, il est très at­ten­tif, cha­leu­reux. Et plus abor­dable que cer­tains mi­nistres. Il était très en­tou­ré, il a mis une heure pour tra­ver­ser le sa­lon ! » Et quid de la condi­tion des élues ? « Je suis al­lée voir son as­sis­tante pour une ques­tion précise. On était très peu de femmes, il y avait 80 % d’hommes. La po­li­tique, c’est un monde d’hommes… On nous laisse fa­ci­le­ment la place, en ru­ra­li­té, moins quand il s’agit d’une ville plus im­por­tante ! »

Et quid du con­grès des maires ? « Je n’ai pas eu le temps de tout voir. C’était ma pre­mière par­ti­ci­pa­tion au con­grès. Si on a en­vie de s’équi­per en mo­bi­lier, ins­tal­la­tions, il y a plein de choses à voir, même des illu­mi­na­tions pour les villes qui ont de l’ar­gent. Si on veut tout faire, une jour­née, ce n’est pas as­sez. Je re­vien­drai au sa­lon l’an­née pro­chaine. Il y a des tables rondes, des su­jets in­té­res­sants, même si ce sont des su­jets un peu éloi­gnés des pe­tites com­munes. Nous sommes les élus les plus près du peuple et des en­gueu­lades ! Et on nous dit qu’on a le plus beau man­dat ».

D’autres élus du Cher ont joué l’al­ter­nance et bou­dé le Pré­sident : cette an­née, ils ont pré­fé­ré le Sé­nat à l’Ély­sée, conviés par les sé­na­teurs !

Ma­rie-Ch­ris­tine Ber­ge­ron, An­toine Fleu­riet, Jean-Claude Rim­bault, Bri­gitte Cho­tard, Lau­rence Re­nier et d’autres élus ac­cueillis par le dé­pu­té Fran­çois Cor­mier-Bou­li­geon.

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