Claude Le­loup dé­borde d’idées pour les Aix

La Voix du Sancerrois - - La Une - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR MÉ­LA­NIE PRADALIÉ

Maire des Aix-d’An­gil­lon de­puis 1993, Claude Le­loup est à la tête d’une com­mune de plus de 1.900 ha­bi­tants. Aux portes de Bourges, la com­mune ru­rale se veut dy­na­mique.

◗ Voi­là dé­sor­mais 25 ans que vous êtes à la tête des Aixd’An­gil­lon…

Je suis élu au conseil mu­ni­ci­pal de­puis 1983, en tant qu’ad­joint et je suis de­ve­nu maire en 1993.

Une fonc­tion que vous con­nais­sez bien mais qui a évo­lué au fil des an­nées…

La fi­na­li­té du maire n’a pas chan­gé. Il est tou­jours l’élu de proxi­mi­té pour les gens, et il es­saie de ré­pondre au mieux, aux de­mandes des ha­bi­tants. Après dans le fonc­tion­ne­ment, il y a eu des mo­di­fi­ca­tions. Des mo­di­fi­ca­tions dans les contrôles, dans le rôle de l’État, dans les lois… Il faut se re­mettre sou­vent en ques­tion. La fonc­tion de maire de­vient main­te­nant un rôle très tech­nique. Il faut tou­jours al­ler à la pêche aux ren­sei­gne­ments.

Ve­nons-en au man­dat en cours. Quel dos­sier a été prio­ri­taire au mo­ment de votre ré­élec­tion en 2014 ?

L’école. Nous avions une école écla­tée dans plu­sieurs sec­teurs de la ville, notre pro­jet était de tout re­grou­per au même en­droit. L’école pri­maire, l’école ma­ter­nelle, la can­tine et l’ac­cueil pé­ri­sco­laire sont dé­sor­mais dans un seul et même lieu. Ça ap­porte un plus aux en­fants et aux en­sei­gnants, qui tra­vaillent dans de meilleures condi­tions, et éga­le­ment aux pa­rents, d’un point de vue or­ga­ni­sa­tion­nel. C’est un pro­jet qui a été ini­tié lors du man­dat pré­cé­dent car c’est un gros in­ves­tisse­ ment, de gros tra­vaux qui étaient né­ces­saires.

La créa­tion d’un pôle mé­di­cal a éga­le­ment été un des temps forts du man­dat…

La mai­son de san­té a main­te­nant trois ans. Nous avons eu d’énormes dif­fi­cul­tés pour ce pro­jet, à com­men­cer avec l’ARS qui n’a pas re­con­nu le pro­jet en tant que tel puisque nous n’avions qu’un seul mé­de­cin gé­né­ra­liste. Et dans les clauses de l’ARS, pour pou­voir pré­tendre à un fi­nan­ce­ment, il fal­lait au moins deux gé­né­ra­listes. Nous n’avons donc eu au­cune aide de l’État. Nous avons re­çu des sub­ven­tions du Dé­par­te­ment et du Pays de Bourges, à hau­teur d’en­vi­ron 200.000 € en tout, mais le reste a été à la charge de la com­mune. Le coût du pro­jet s’éle­vait à 700.000 € sans comp­ter l’achat du bâ­ti­ment (300.000 € sup­plé­men­taires, N.D.L.R). Nous avons en­suite dû trou­ver un rem­pla­çant au doc­teur qui était en place. Rem­pla­çant qui est ar­ri­vé en sep­tembre et avec qui ce­la fonc­tionne bien. À ses cô­tés, il y a un ca­bi­net d’in­fir­miers, une os­téo­pathe, un ki­né, une sage­femme, une psy et une hyp­no­thé­ra­peute. Il y a éga­le­ment, au même en­droit, le ser­vice de soin à do­mi­cile.

Les tra­vaux du dé­ploie­ment de la fibre se sont ter­mi­nés au prin­temps aux Aix. Où en est la com­mer­cia­li­sa­tion ?

Nous avons eu une réunion le 15 no­vembre pour pré­sen­ter la com­mer­cia­li­sa­tion, qui est au­jourd’hui prête. Deux opé­ra­teurs se sont pré­sen­tés, Ozone et Nord­net. Je pense que d’autres opé­ra­teurs ne de­vraient pas tar­der à se po­si­tion­ner à leur tour. Aux ha­bi­tants de choi­sir l’offre qu’ils pré­fèrent.

Quels dos­siers se trouvent sur le haut de la pile en cette deuxième par­tie de man­dat ?

Le pro­jet du nou­vel Eh­pad est lan­cé. Son ins­tal­la­tion est pré­vue à l’en­trée de la ville, du cô­té du Car­re­four Mar­ket. L’éta­blis­se­ment dis­po­se­ra de 76 lits, soit 6 lits de plus que l’Eh­pad ac­tuel. Le per­mis de construire de­vrait être dé­po­sé sous peu.

Autre dos­sier sur le­quel nous tra­vaillons : l’amé­na­ge­ment de la place des Tilleuls. L’ar­chi­tecte a été choi­si, et nous a re­mis un pre­mier pré­pro­jet. Nous ai­me­rions or­ga­ni­ser une réunion pu­blique avec les ha­bi­tants et les com­mer­çants non­sé­den­taires, pour re­cueillir leurs re­marques. Nous sou­hai­tons rendre cette place plus agréable car c’est la place du mar­ché, éga­le­ment très uti­li­sée pour les ac­ti­vi­tés fes­tives.

Un point sur la com­mu­nau­té de com­munes. Vous étiez pré­sident de l’an­cienne CdC Ter­roirs d’An­gil­lon. Comment s’est pas­sée la créa­tion de cette nou­velle en­ti­té ?

Il faut sa­voir que deux com­mu­nau­tés de com­munes étaient obli­gées de fu­sion­ner : les Terres Vives et les Hautes Terres en Haut­Ber­ry. Nous, nous n’avions au­cune obli­ga­tion. Seule­ment, avec une CdC de 8.000 ha­bi­tants, nous ne pou­vions rien faire. Fi­nan­ciè­re­ment, nous étions li­mi­tés, et n’au­rions rien pu en­tre­prendre. Il m’a pa­ru rai­son­nable de pro­po­ser une f usion. Au­jourd’hui, on peut dire que la fu­sion est glo­ba­le­ment réus­sie. La CdC tra­vaille sur la créa­tion d’une mé­dia­thèque à Hen­ri­che­mont, d’une zone ar­ti­sa­nale à Quan­tilly… Elle per­met de faire des choses que, seule, une com­mune n’au­rait pas pu faire.

Cette nou­velle en­ti­té à aus­si créer une grosse dis­cus­sion puisque nous étions à che­val sur deux Pays : le Pays de Bourges et le Pays San­cerre­So­logne. Nous avons op­té pour le Pays de Bourges, qui a été dis­sous vo­lon­tai­re­ment et nous par­lons au­jourd’hui de Pôle d’Équi­libre Ter­ri­to­rial et Ru­ral (PETR). Seule­ment plus, on s’agran­dit, plus on s’éloigne du lamb­da. On perd en proxi­mi­té. Et per­son­nel­le­ment, ça me fait peur.

Claude Le­loup : « Le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique est quelque chose qui est im­por­tant pour nos ter­ri­toires. Il faut quelque chose qui puisse at­ti­rer des ha­bi­tants. »

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