Ško­da Oc­tavia Scout TDI 184 DSG 4 x4

PAY­SAGES GRAN­DIOSES, TRA­DI­TIONS SÉ­CU­LAIRES ET HA­BI­TANTS AUS­SI AC­CUEILLANTS QU’ATTACHANTS, L’ÉCOSSE EST UN PAYS OÙ, MAL­GRÉ LA RU­DESSE DU CLI­MAT, IL FAIT BON VOYA­GER, ENTRE AUTRE AU VO­LANT DE L’OC­TAVIA SCOUT 4 X 4 POUR LE DÉ­COU­VRIR…

L'Automobile - - Nos Essais Dui Mois - texte p. le­febvre - pho­tos b. rouffignac

Un pe­lage fa­çon treillis de ca­mou­flage, de grandes pattes ath­lé­tiques, 250 kg à la louche et des “branches” aus­si belles qu’im­pres­sion­nantes sur la tête : nous ne pen­sions pas, un jour, avoir la chance d’aper­ce­voir le monstre du loch Ness. C’est pour­tant ce qui est ar­ri­vé, au vo­lant de notre com­pagne de voyage, l’oc­tavia Scout re­sty­lée, en lon­geant le lieu le plus tou­ris­tique et le plus connu d’Écosse. bon, on ne va pas se men­tir plus long­temps : ce n’était évi­dem­ment pas “Nes­sie” qui, se­lon la lé­gende, hante les eaux noires comme de l’encre du loch. mais un ma­jes­tueux cerf, coif­fé de sa su­perbe cou­ronne de bois, qui a tra­ver­sé sous nos yeux la route. bel am­bas­sa­deur d’un pays, où la na­ture n’est ja­mais loin de la ci­vi­li­sa­tion… à moins que ce­la ne soit l’in­verse. C’est as­sez lo­gique car si l’Écosse est sept fois plus pe­tite que la France, elle compte aus­si plus de dix fois moins d’ha­bi­tants (à peine plus de 5 mil­lions lors du der­nier re­cen­se­ment). Du coup, les grands es­paces ne manquent pas. D’ailleurs, dès que l’on quitte Édim­bourg, la ca­pi­tale, en pre­nant le grand pont du Forth, en di­rec­tion du Nord et des High­lands, il ne suf­fit que de quelques mi­nutes pour se re­trou­ver en pleine na­ture et sur des routes dont cer­taines sont aus­si étroites que des che­mins vi­ci­naux. la pru­dence est donc de mise cô­té conduite – sur­tout quand on roule à gauche, avec le vo­lant du mau­vais cô­té ! – mais ras­su­rez-vous, pour ne pas ou­blier… de s’ou­blier sur l’ac­cé­lé­ra­teur,

nos amis Écos­sais ont tout pré­vu. im­pos­sible en ef­fet de lâ­cher la bride du 2.0 tDi 184 ch de notre sym­pa­thique Ško­da car si­non, c’est pho­to-sou­ve­nir ga­ran­tie avec les “Speed Ca­me­ras” qui pul­lulent sur le bord des routes, avec no­tam­ment des zones “tron­çons” in­ter­mi­nables.

Du che­min de fer au che­min de terre

mais ce n’est pas pour cette rai­son que nous avons aban­don­né un mo­ment le vo­lant pour prendre le train. Fai­sant re­vivre les voyages par voie fer­rée d’un autre temps avec des ca­bines, une cui­sine et un ser­vice dignes d’un grand hô­tel, le “Royal Scots­man”, qui ral­lie londres au nord de l’Écosse, est en quelque sorte, l’orient ex­press lo­cal. D’un charme in­com­pa­rable, cet autre moyen de lo­co­mo­tion a aus­si le mé­rite de pou­voir goû­ter en toute sé­cu­ri­té – mais avec mo­dé­ra­tion quand même – à “l’hos­pi­ta­li­té écos­saise”. Nous ne par­lons évi­dem­ment pas du Hag­gis, la cé­lèbre panse de bre­bis far­cie, mais de l’autre met le plus connu sur ces terres : le fa­meux “Scoth”. Dif­fi­cile de ré­sis­ter à la ten­ta­tion quand on est ama­teur… sur­tout que le bar pro­pose à la carte pas moins de soixante- cinq whis­kys dif­fé­rents ! les “Single malt” et “blen­ded” n’ont d’ailleurs pas que la cou­leur de l’or pour le pays. im­pos­sible, en ef­fet, d’échap­per aux in­nom­brables dis­til­le­ries où l’on rivalise de se­crets de fa­bri­ca­tion. Pour les vi­si­ter, mieux vaut donc re­prendre sa li­ber­té, com­pre­nez : le vo­lant de l’oc­tavia Scout. et évi­dem­ment, il y a bien d’autres choses à voir. Châ­teaux ou­verts au pu­blic ou de­meures pri­vées trans­for­mées en re­lais de chasse, fermes iso­lées cein­tu­rées d’in­ter­mi­nables murs de pierres, chaque vi­rage, chaque vil­lage ré­serve son lot de sur­prises dans les High­lands. mais c’est en déam­bu­lant au nord du “Cairn­gorms”, grand parc na­tio­nal du pays si­tué au sud d’in­ver­ness, que nous avons rap­por­té notre plus sym­pa­thique sou­ve­nir : une ren­contre. Cas­quette à la Sher­lock Holmes vis­sée sur la tête, tee­shirt à l’hu­mour lo­cal, où est ins­crit “Au­jourd’hui,

je ne parle qu’à mes mou­tons”, Neil mac millan, éle­veur, nous a ac­cueillis, avec ses deux bor­der Col­lie, la race de chiens tra­di­tion­nel­le­ment uti­li­sée

le “Royal Scots­man” est en quelque sorte, l’orient ex­press lo­cal

dans le pays pour sur­veiller de très près les trou­peaux. Voix aus­si forte que l’ac­cent qui vous de­mande beau­coup d’at­ten­tion, poigne de fer par­faite pour re­te­nir ses bêtes pen­dant la tonte de la laine ser­vant “à faire des ta­pis”, Neil ne boude pas son plai­sir d’ac­cueillir des Fran­çais. D’ailleurs à ce su­jet, sa­chez que les Écos­sais nous portent sin­cè­re­ment dans leur coeur. C’est sans doute des restes de l’al­liance qui unis­sait nos pays dans la lutte, il y a fort fort long­temps… contre la per­fide al­bion. Si tout ce­la fait de nos jours un peu “cli­ché”, sa­chez tout de même que les Écos­sais par­tagent néan­moins beau­coup avec leurs voi­sins an­glais et pas uni­que­ment les cé­lèbres ca­bines té­lé­pho­niques rouges, hé­las, en voie de dis­pa­ra­tion. il faut l’avouer, en Écosse, c’est un peu comme à londres ou chez nous en bre­tagne : il fait beau plu­sieurs fois par jour. et dans les High­lands, même en plein été, la tem­pé­ra­ture peut des­cendre sous les 10 C°. Point d’iro­nie dans notre pro­pos. la pluie fré­quente et la fraî­cheur qui va avec, sont des ac­teurs in­dis­pen­sables pour ap­pré­cier la beau­té sau­vage. am­biance “brouillar­deuse”, lu­mières chan­geantes et na­ture à la robe mul­ti­co­lore où vé­gé­tal et mi­né­ral forment le plus beau des couples, les pay­sages ne sont ja­mais aus­si ma­giques que lorsque le temps est à la douche écos­saise. Vous voi­là pré­ve­nus : gare à ce pays “mons­trueu­se­ment” beau. ///

Pour un pays aux condi­tions cli­ma­tiques aus­si chan­geantes que l’écosse, un break sur­éle­vé à quatre roues mo­trices comme l’oc­tavia scout y est comme un pois­son dans l’eau..

L’heure du thé, le tis­su écos­sais et évi­dem­ment la vieille pierre font par­tie des in­nom­brables charmes d’un pays où la mer n’est ja­mais loin.

au dé­tour d’une pe­tite route, vous pour­rez faire de belles ren­contres. Un cerf, un mou­ton ou mieux un sym­pa­thique ber­ger qui ne man­que­ra pas de vous rap­pe­ler que les écos­sais aiment beau­coup les Fran­çais.

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