Land Ro­ver Range Ro­ver SV Coupe

HIS­TOIRE DE SA­TIS­FAIRE L’AP­PÉ­TIT DE SES CLIENTS LES PLUS ÉLITISTES ET D’ÉVI­TER QUE D’AUTRES NE LE FASSENT À SA PLACE, LAND RO­VER PRO­POSE UN RANGE COU­PÉ EN SÉ­RIE LI­MI­TÉE. UNE RÉUS­SITE CONCEPTUELLE QUI TRIPLE LE PRIX D’UN MO­DÈLE D’EN­TRÉE DE GAMME.

L'Automobile - - Sommaire - /// TEXTE STÉPHANE MEUNIER

L’exer­cice au­rait pu tour­ner vi­naigre. Re­lan­cer “LE” Range dans sa dé­fi­ni­tion à deux portes, vou­lue par Bri­tish Ley­land, re­vient en e et à pro­mettre une Porsche à re­froi­dis­se­ment par air. Mieux vaut évi­ter si on a un doute quant au ré­sul­tat. “À au­cun mo­ment, ça n’a été un casse-tête”, nous as­sure ce­pen­dant Ger­ry Mc Go­vern, le pa­tron du de­si­gn de Land Ro­ver de­puis . “Toute l’équipe a gar­dé en mé­moire l’ori­gi­nal, qui nous a beau­coup ins­pi­ré pour l’Evoque. Nous nous sommes juste fo­ca­li­sés sur les pro­por­tions, sans au­cun com­pro­mis, avec tou­te­fois la vo­lon­té d’o rir un Range ‘full size’, afin que, même en cou­pé, il reste ha­bi­table pour quatre per­sonnes et conserve un co re utile.”

Sous le ca­pot, reste le V8 de 550 ch

Dans ce sa­lon pri­vé de la place Ven­dôme, au coeur de Pa­ris, où nous dé­cou­vrons, en avant-pre­mière, ce cou­pé, l’e et est im­mé­diat. C’est sûr, un vrai Range n’a que deux portes. De la même fa­çon que la Vé­nus de Mi­lo per­drait en grâce si elle re­trou­vait ses bras, la créa­tion des in­gé­nieurs Gor­don Ba­sh­ford et Spen King au­rait dû conser­ver sa confi­gu­ra­tion ori­gi­nelle, comme elle le fit jus­qu’en . Mais des ar­ti­sans ex­té­rieurs ne tar­dèrent pas à pro­po­ser des ver­sions mo­di­fiées avec quatre portes. C’est un rai­son­ne­ment si­mi­laire qui a pré­si­dé à la nais­sance de ce SV Coupe : “Quand on voit les ta­rifs que pra­tiquent cer­tains pré­pa­ra­teurs in­dé­pen­dants et le ré­sul­tat, nos clients ont tout in­té­rêt à ce que nous réa­li­sions de telles ver­sions, parce que notre tech­no­lo­gie et notre connais­sance du vé­hi­cule sont in­com­pa­rables”, as­sène Ger­ry. Voi­là, le mes­sage est clair. D’au­tant que de­puis , les marques an­glaises de l’In­dien Ta­ta dis­posent d’un dé­par­te­ment dé­dié aux tra­vaux en marge de la sé­rie, le SVO, Special Ve­hicle Ope­ra­tions. Pi­lo­tée par John Ed­wards, un pi­lier de Land Ro­ver, l’uni­té a aus­si bien en charge les SVR, ver­sions les plus spor­tives de Ja­guar, que la très fruc­tueuse ac­ti­vi­té ré­tro ( De­fen­der “Re­born”, nou­velle sé­rie de Type D…) ou, en­core, la concep­tion de ce cou­pé dé­ri­vé du Range V SVAu­to­bio­gra­phy. “Si l’em­pat­te­ment est conser­vé et que fi­na­le­ment, la lon­gueur est la même, au­cune pièce de car­ros­se­rie n’est iden­tique, à l’ex­cep­tion du ca­pot et du bas de bou­clier ar­rière”, nous as­sure John Ed­wards. Et les per­for­mances du V de ch sont main­te­nues. “Al­ler plus loin en puis­sance, c’était ris­qué de per­tur­ber l’ex­cellent équi­libre du SVAu­to­bio­gra­phy”, re­prend le ma­na­ger, qui nous confie que le nombre d’exem­plaires dé­coule “de la taille du mar­ché pres­sen­ti, de l’amor­tis­se­ment de l’ou­tillage spé­ci­fique et sur­tout du dé­lai de fa­bri­ca­tion”. Les clients de ce genre d’ex­clu­si­vi­tés étant très im­pa­tients, les SV Coupe de­vraient être bou­clés en dix-huit mois. Et ce, mal­gré les in­nom­brables per­son­na­li­sa­tions (matières, cou­leurs, bro­de­ries…), que Ch­ris du dé­par­te­ment “Bes­poke” (sur-me­sure) ou Han­nah, du bu­reau de style, se font un de­voir de vous re­com­man­der. Aus­si ir­ré­sis­tible que dis­pen­dieux.

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