Toyo­ta Prius

LA stAr DeS Hy­BriDeS eST DiS­Po­NiBLe SoiT eN ver­sion stAn­dArd, qui Ne Se brAnche pAs, SoiT eN plug-in, que L'oN re­chArge sur une prise Pour rou­Ler plus long­temps eN MoDe TouT-éLeC­Trique. MAiS, eNTre CeS Deux PriuS, LA meilleure N'eST PAS for­Cé­MeNT CeLLe q

L'Automobile - - Spécial Voitures Vertes - TEXTE PIERRE LE­FEBVRE - PHO­TOS BRU­NO PICAULT

Ne pas avoir de câble à bran­cher ! Dans ses pu­bli­ci­tés, Toyo­ta a long­temps usé de cet ar­gu­ment pour van­ter ses hy­brides. Mais, comme la gé­né­ra­tion pré­cé­dente, la Prius qua­trième du nom peut, au choix, s'ap­pré­cier sans fil ou faire le plein “de jus” en étant connec­tée à une prise avec la ver­sion Plug-in. Sur le pa­pier, cette der­nière s'avère plus ten­tante que la “Prius stan­dard”, dont elle se dé­marque sur le fond, mais aus­si sur la forme avec un de­si­gn spé­ci­fique. À l'usage éga­le­ment, grâce à sa grosse bat­te­rie li­thiu­mion d'une ca­pa­ci­té de 8,8 kWh. La Prius re­char­geable se charge en deux heures sur une prise 16A et offre ain­si une au­to­no­mie en mode 100 % élec­trique, qui n'a plus rien de sym­bo­lique. Le plein de watts fait, on peut par­cou­rir 33 km sur route, 39 km en ville et jus­qu’à 25 km sur au­to­route sans dé­clen­cher le mo­teur ther­mique, contre 2 km maxi­mum pour la Prius clas­sique et sa pe­tite bat­te­rie NiMH. Bluf­fant, d'au­tant que la consom­ma­tion d'es­sence reste mo­dé­rée une fois le 4-cy­lindres 1.8 at­mo­sphé­rique en marche. Les 5 l/100 km re­le­vés en moyenne et les 4,2 l/100 km en ville sont, peu ou prou, les va­leurs – ex­cel­lentes – me­su­rées par nos soins sur une Prius stan­dard. Mais choi­sir la “Su­per Prius” n’a pas que des avan­tages. Plus lourde, no­tam­ment au ni­veau du train ar­rière où logent les bat­te­ries qui am­putent de près de 50 % le vo­lume du coffre, elle perd de sa su­perbe dès que l'on sort de la ville.

Sobre et moins chère

Pa­taude, plus sen­sible aux dé­fauts de la route avec des mou­ve­ments de caisse mal contrô­lés, la Plug-in s'avère moins plai­sante à conduire que sa soeur “sans câble”. Cette der­nière a étren­né une nou­velle plate-forme mai­son et a cor­ri­gé qua­si­ment tous les dé­fauts des gé­né­ra­tions pré­dé­centes. Mais l'as­pect “sou­coupe vo­lante” ne plai­ra pas aux ti­mides et il faut s'ha­bi­tuer au do­sage de

sa a pé­dale de freins en ville. Pour le reste, c'est du bon­heur. . Tou­jours apte à rou­ler une pe­tite poi­gnée de ki­lo­mètres en tout élec­trique, la Prius dé­colle avec dou­ceur au feu vert, pour évo­luer en­suite en si­lence, même lorsque le 1.8 de 98 ch, tou­jours à cycle At­kin­son op­ti­mi­sé, se met en branle. Avec des vitres dé­sor­mais dou­blées et une in­so­no­ri­sa­tion en pro­grès, le cô­té mou­li­nette de la trans­mis­sion à va­ria­tion conti­nue par train épi­cy­cloï­dal est moins gê­nant, y com­pris sur route. Cette Prius offre éga­le­ment un confort de sus­pen­sion bien plus convain­cant que la ver­sion re­char­geable, ain­si que trois places à l'ar­rière quand sa soeur bran­chée ne peut ac­cueillir que deux pas­sa­gers. Mais c'est sur­tout du cô­té du bud­get que la Prius “nor­male” met tout le monde d'ac­cord. Bien moins chère que sa soeur et très sobre, elle est le choix le plus lo­gique. ///

Avec son as­pect fu­tu­riste, la planche de bord de la Prius re­char­geable tient du vais­seau spa­tial.

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