SE LAIS­SER TEN­TER PAR OMAN ?

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Une na­ture en­core sau­vage, un pa­tri­moine vi­vant pré­ser­vé, et sur­tout une tra­di­tion de l’ac­cueil vi­vace, le sul­ta­nat d’Oman ap­pa­raît comme une ex­cep­tion pour ap­pro­cher ou re­dé­cou­vrir la cul­ture arabe, en cette pé­riode de troubles dans la ré­gion du Golfe. Certes, l’hy­per-res­tau­ra­tion des rares mo­nu­ments an­ciens ou le port de Muscat, la ca­pi­tale, évoquent plus Mo­na­co que les dé­cors de Sin­bad le ma­rin, mais l’ama­bi­li­té orien­tale y garde tout son sens, d’au­tant que le har­cè­le­ment com­mer­cial propre à cer­taines villes d’Afrique du Nord y est sanc­tion­né. De­puis le 8e siècle et le schisme entre chiites et sun­nites, le royaume – un temps oc­cu­pé par les Por­tu­gais – pra­tique un is­lam mo­dé­ré qui voit ses imams dé­si­gnés par l’État. La mosquée du sul­tan Qa­boos, inau­gu­rée en 2001, n’en est pas moins im­po­sante avec ses 40 000 m2 cou­verts. Ré­pu­té pour ses spots de plon­gée, le sul­ta­nat voit ce­pen­dant la mer d’Oman, qui le sé­pare du voi­sin ira­nien, mise à mal éco­lo­gi­que­ment: la pré­sence d’une zone morte (pri­vée d’oxy­gène, donc de vie) grande comme l’ Écosse vient d’y être confir­mée par des scien­ti­fiques bri­tan­niques.

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