Le dé­fi du TGV et des lignes exis­tantes

L’as­so­cia­tion pour la ligne LGV était en as­sem­blée gé­né­rale hier

Le Berry Républicain - - Cher Actualités - Guillaume Fau­che­ron

L’as­so­cia­tion TGV Grand Centre Au­vergne, qui pro­meut le TGV Pa­ris-Cler­montFer­rand, a chan­gé de nom.

Place dé­sor­mais à « TGV et mo­bi­li­té fer­ro­viaire Centre Au­vergne ». Telle est la dé­ci­sion prise lors de l’as­sem­blée gé­né­rale qui se te­nait hier après­mi­di à la Ci­té de l’or, à Saint­Amand­Mon­trond.

Der­rière un chan­ge­ment d’ap­pel­la­tion qui semble n’être qu’une ques­tion de forme, le pré­sident, Ré­my Poin­te­reau, sou­haite mon­trer que le com­bat de l’as­so­cia­tion ne se li­mite pas à la seule ques­tion de la ligne TGV.

Dé­fendre la ligne Bourges-Mont­lu­çon

Car le pro­jet d’un Pa­risC­ler­mont­Fer­rand ne se pro­file pas avant l’ho­ri­zon 2035. Une échéance loin­taine et même un « pro­jet en­ter­ré » comme l’a dé­cla­ré ré­cem­ment Loïc Ker­vran, le dé­pu­té de la cir­cons­crip­tion. Ré­my Poin­te­reau a mar­qué son désac­cord avec ces dé­cla­ra­tions et a re­gret­té qu’il n’y ait pas da­van­tage de « solidarité » de la part de l’élu sur ce su­jet.

L’as­so­cia­tion ne sou­haite pas rem­pla­cer les as­so­cia­tions exis­tantes dans ce com­bat mais, au contraire, fé­dé­rer ceux qui tra­vaillent sur le ter­ri­toire du fu­tur TGV.

Ce chan­ge­ment de nom est l’oc­ca­sion de rap­pe­ler l’at­ta­che­ment de l’as­so­cia­tion pour ce qui existe dé­jà. « Si nous vou­lons notre ligne TGV, il faut que l’on ré­nove les lignes exis­ tantes et qu’on les mo­der­nise », a sou­li­gné Ré­my Poin­te­reau.

La ligne Bourges­Mont­lu­çon (lire ci­des­sus) a fait l’ob­jet de vifs échanges au cours de la réunion. Ch­ris­tophe Guer­rei­ro, pré­sident de l’Ombre à la lu­mière, une as­so­cia­tion de dé­fense de l’économie mont­lu­çon­naise, a rap­pe­lé l’im­por­tance de « se battre » pour cette ligne fer­ro­viai­ re.

Phi­lippe Four­nié, vi­ce­pré­sident de la Ré­gion Centre dé­lé­gué aux transports (col­lec­ti­vi­té qui gère la ligne), a sou­li­gné que l’axe fer­ro­viaire était « en très mau­vais état » et a rap­pe­lé qu’il fal­lait trou­ver

96 mil­lions d’eu­ros d’ici

2025 rien que pour le re­mettre à ni­veau et qu’il ne ferme pas.

AS­SEM­BLÉE. Ré­my Poin­te­reau (au mi­cro), sé­na­teur du Cher et pré­sident de l’as­so­cia­tion TGV et mo­bi­li­té fer­ro­viaire pour Centre Au­vergne, et Thier­ry Vin­çon, maire de Saint-Amand.

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