Le coin du psy

Le Bessin Libre - - Vie Pratique - Ma­rie-Amé­lie Lar­chet, psy­cho­logue

Suite de la chro­nique du 24 fé­vrier 2018 sur les sur­doués.

Si vous avez des soup­çons de sur­douance pour vous-même ou un de vos proches, en par­ti­cu­lier pour un en­fant, n’hé­si­tez pas à pas­ser un test de Quo­tient In­tel­lec­tuel (QI). Ce­la vous per­met­tra d’être fixé et, quelque soit le ré­sul­tat, d’af­fi­ner le diag­nos­tic. Le test de QI dé­voile en ef­fet les ca­rac­té­ris­tiques de l’in­tel­li­gence, ses fa­ci­li­tés comme ses zones d’in­con­fort, de ma­nière chif­frée, ce qui per­met de com­pa­rer ob­jec­ti­ve­ment une per­sonne avec sa classe d’âge. On est dit “sur­doué” ou “haut po­ten­tiel” (HP) si le score dé­passe 130, ce qui concerne 2% de la po­pu­la­tion.

Il ne faut pas né­gli­ger cette pos­si­bi­li­té, en par­ti­cu­lier en cas de troubles de l’ap­pren­tis­sage. Le test peut ré­vé­ler des do­maines d’ex­cel­lences in­soup­çon­nés qui ne de­mandent qu’à être mis en lu­mière pour de­ve­nir des atouts au lieu d’être, et c’est là tout le pa­ra­doxe de la sur­douance, la cause d’une souf­france.

Aus­si n’est-il ja­mais trop tard pour pas­ser le test, y com­pris pour un adulte. Pour un en­fant, le meilleur mo­ment res­te­ra le dé­but de la sco­la­ri­sa­tion. Avant, les scores se­raient peu fiables.

Pre­nez soin de choi­sir un psy di­plô­mé d’Etat. La sur­douance connait un ef­fet de mode mais seuls les tests pra­ti­qués par les pro­fes­sion­nels font foi, en par­ti­cu­lier pour l’Edu­ca­tion Na­tio­nale. La plu­part du temps, les psys au­ront une ap­proche glo­bale et com­bi­ne­ront le test QI avec un en­tre­tien et des tests de per­son­na­li­té. Pour les en­fants, les pa­rents as­sis­te­ront à l’en­tre­tien, pas aux tests. Un psy qui dis­pose dé­jà d’une ex­per­tise, au moins d’une ex­pé­rience avec des sur­doués, est donc à pri­vi­lé­gier. Cer­tains en font d’ailleurs leur spé­cia­li­té. Pour trou­ver le nom d’un pra­ti­cien, le plus simple est de s’adres­ser à l’As­so­cia­tion fran­çaise pour les en­fants pré­coces (AFEP) ou l’As­so­cia­tion na­tio­nale pour les en­fants in­tel­lec­tuel­le­ment pré­coces (ANPEIP).

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