Ro­bin et la mu­co­vis­ci­dose

Le Bessin Libre - - Balleroy -

Le 11 sep­tembre, tout a bas­cu­lé pour Ro­bin.

Ro­bin, 14 ans, ha­bite Bal­le­roy-surD­rôme. Dès sa nais­sance, il était at­teint de la mu­co­vis­ci­dose. Le 11 sep­tembre, sa vie a bas­cu­lé grâce à une trans­plan­ta­tion de foie. Il ra­conte.

Pe­tit, com­ment as-tu vé­cu ta ma­la­die ?

“J’ai toujours vé­cu la ma­la­die nor­ma­le­ment car je suis né avec. J’ai toujours eu beau­coup de mé­di­ca­ments, d’exa­mens. A l’école, je n’ai pas eu de sou­cis car j’avais un groupe d’amis. Je leur ai ex­pli­qué ce qu’était la mu­co­vis­ci­dose. Ils ont vite com­pris. Quand on m’a dit qu’il fal­lait que je sois gref­fé, je ne sa­vais pas ce que c’était. A Pa­ris, le doc­teur Aker­man m’a ex­pli­qué com­ment ça se pas­se­rait. Ma­man et pa­pa pou­vaient don­ner, mais, je n’ai pas vou­lu. J’avais peur qu’il leur ar­rive quelque chose.”

Le 11 sep­tembre, le grand jour ?

“Après 4 ans, 2 mois et 9 jours d’at­tente, tu ap­prends qu’il y a un don­neur et que tu vas être gref­fé. J’étais très content et j’ai pleu­ré. Je suis par­ti zen, je sa­vais com­ment ça al­lait se pas­ser. Après l’opé­ra­tion, ça a été dif­fi­cile. Pen­dant deux jours, tu n’es pas bien. Quand tu te ré­veilles, c’est l’hor­reur, tu es in­tu­bé, bran­ché de par­tout, tu es at­ta­ché car il ne faut pas bou­ger... Je me sen­tais mal, j’étais beau­coup pa­ni­qué.” Ven­dre­di 30 no­vembre, le re­tour ?

“Après plus de 2 mois, je suis ren­tré, je suis heu­reux, je vais avoir une nou­velle vie. J’ai de­man­dé, si comme en Amé­rique, je pou­vais sa­voir qui était le don­neur, mais en France, c’est ano­nyme. Je peux adres­ser une lettre à l’hô­pi­tal, sans mon nom, sans mon adresse et sans mon âge. Elle se­ra don­née à la fa­mille du don­neur. Je pense la faire un peu plus tard, j’ai en­core be­soin d’un peu de temps.”

Ro­bin at­teint de mu­co­vis­ci­dose, vient d’être trans­plan­té.

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