Pol­lu­tion de l’air : plu­tôt vé­lo que voi­ture

Le Bocage Libre - - Vie Pratique -

Dans les zones for­te­ment ur­ba­ni­sées, l’air que nous res­pi­rons n’est pas tou­jours de bonne qua­li­té. La pol­lu­tion de l’air est res­pon­sable de 48 000 dé­cès chaque an­née en France. Vous dé­ci­dez de pré­fé­rer le vé­lo à la voi­ture pour al­ler tra­vailler. Mais vous crai­gnez d’être plus ex­po­sé à la pol­lu­tion que les au­to­mo­bi­listes qui semblent da­van­tage pro­té­gés ? Ce n’est pas le cas ! Les voi­tures sont au coeur du tra­fic et l’air qui pé­nètre dans l’ha­bi­tacle est par­ti­cu­liè­re­ment pol­lué et a ten­dance à s’y ac­cu­mu­ler... Aus­si, se­lon l’Agence de l’en­vi­ron­ne­ment et de la maî­trise de l’éner­gie (Ademe), sur un même par­cours, les ni­veaux pol­luants aux­quels sont ex­po­sés les cy­clistes sont près d’un tiers moins éle­vés que dans l’ha­bi­tacle d’un vé­hi­cule. Un cy­cliste peut en ef­fet dis­po­ser d’amé­na­ge­ments tels que les pistes cy­clables qui l’éloignent lé­gè­re­ment du flux de cir­cu­la­tion, il peut aus­si plus fa­ci­le­ment qu’une voi­ture choi­sir sa place sur la chaus­sée, en évi­tant les sta­tions der­rière un pot d’échap­pe­ment. Alors, même si le cy­cliste in­hale plus d’air en rai­son de l’ef­fort phy­sique, les bé­né­fices du vé­lo sont lar­ge­ment po­si­tifs pour la san­té. Quant au fou­lard sur le nez et la bouche ou au masque en pa­pier, il n’est pas utile puis­qu’il n’ar­rête pas tous les pol­luants mais seule­ment les plus grosses par­ti­cules. Or, ce sont les plus fines qui pé­nètrent dans notre sys­tème res­pi­ra­toire et sont sources de pa­tho­lo­gies.

L’air pol­lué s’ac­cu­mule dans l’ha­bi­tacle des voi­tures.

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