La rue Gam­bet­ta se­ra ra­pi­de­ment ré­no­vée

Phi­lippe Col­lin et An­tho­ny Bla­vet ont dé­ci­dé de s’as­so­cier pour créer un bar à vins dans l’an­cien res­tau­rant gas­tro­no­mique Les Temps gour­mands.

Le Courrier de Fourmies - - LA UNE - Oli­vier Hur­bin

Ne vous fiez pas aux ap­pa­rences, der­rière leur cos­tume trois pièces et leur air dis­cret se cachent pro­ba­ble­ment deux hommes d’af­faires prêts à dy­na­mi­ser la vie éco­no­mique de la com­mune. Et le pa­ri est de taille, car les deux hommes ont dé­ci­dé de créer un bar à vins. Pour ce­la, une de­meure fa­mi­liale du XIXe siècle leur a sem­blé par­faite pour at­ti­rer la clien­tèle. Pour­tant, rien ne sem­blait des­ti­ner Phi­lippe Col­lin, 33 ans, in­gé­nieur en aé­ro­nau­tique et pe­tit- fils de la prin­cesse de Mé­rode, à se lan­cer dans cette nou­velle aven­ture. La mai­son prin­cière de Mé­rode fait par­tie en ef­fet de la haute aris­to­cra­tie belge, et elle est éga­le­ment pro­prié­taire des lieux mais aus­si de l’étang du Hayon. Pour ce pro­jet, Phi­lippe a dé­ci­dé de s’as­so­cier à An­tho­ny Bla­vet, 25 ans, né­go­ciant en vins. « On a dé­ci­dé de s’as­so­cier et de faire re­vivre ce site ma­gni­fique » .

Des atouts in­dé­niables

An­cienne au­berge gas­tro­no­mique jus­qu’au dé­but de l’an­née 2014 , le site a été mis du­rant plu­sieurs mois en som­meil. L’étang quant à lui semble à l’aban­don, re­cou­vert de vase et de plantes. Peu nom­breux sont au­jourd’hui les pro­me­neurs qui s’aven­turent aux abords de ce site pri­vé. « Nous avons la chance d’être sur un site re­mar­quable et nous sou­hai­tons éga­le­ment lui re­don­ner une nou­velle vie ». D’où l’idée de créer, en pa­ral­lèle de ce bar à vins, de nou­velles ac­ti­vi­tés sur l’étang du Hayon. Barques, pé­da­los et voiles pour­raient alors se re­trou­ver dès cet été sur cette vaste éten­due d’eau. Ce qui, sans au­cun doute, de­vrait faire la joie des ama­teurs de plein air. Cô­té amé­na­ge­ment de la de­meure, les deux as­so­ciés ont dé­ci­dé de gar­der l’au­then­ti­ci­té des lieux, et la grande che­mi­née à double foyer qui trône au mi­lieu de la pièce prin­ci­pale ajoute en­core au charme des lieux : « Je m’ima­gine dé­jà en train de faire dé­gus­ter un bon vin à nos clients au pied de la che­mi­née » , ex­plique An­tho­ny, qui au­ra d’ailleurs la ges­tion du bar. Autre atout, la cave com­porte des vous­settes, idéal pour y lais­ser re­po­ser le vin. Cô­té in­ves­tis­se­ment, le duo prône la dis­cré­tion. Mais, la fa­çade a été ré­cem­ment sa­blée et des pots de pein­ture sont dé­jà ar­ri­vés. Quelques dé­co­ra­tions, dont le pla­fon­nier du bar, ont été ins­tal­lées mais l’en­seigne qui fi­gu­re­ra sur la fa­çade de la bâ­tisse n’a pas en­core été com­man­dée. Cô­té amé­na­ge­ments, tout est à l’état de pro­jet et au­cun des deux ne sou­haite évo­quer le choix du mo­bi­lier qui vien­dra rem­pla­cer les tables et les bancs du bras­seur qui en­combrent pour le mo­ment les lieux ; pro­ba­ble­ment pour gar­der l’ef­fet de sur­prise jus­qu’à l’ou­ver­ture pré­vue dans quelques mois. Vingt à vingt­cinq convives pour­ront dans tous les cas être ac­cueillis.

Deux sa­lons co­sy à l’étage

À l’étage, les as­so­ciés évoquent éga­le­ment la créa­tion de deux sa­lons co­sy. Les idées pour ces sa­lons où l'on se sent bien ne manquent pas : pro­ba­ble­ment des cou­leurs douces, des ca­na­pés et des fau­teuils confor­tables. Les convives pour­ront alors par­ta­ger et échan­ger sur leur pas­sion du vin, ou tout sim­ple­ment re­faire le monde. Reste à sou­hai­ter une touche fé­mi­nine pour la dé­co­ra­tion. En ef­fet, elle se­rait la bien­ve­nue pour tran­cher avec ces lieux un peu trop aus­tères, car il est vrai que pour le mo­ment ceux- ci res­semblent à une an­cienne ta­verne de l’époque in­dus­trielle. Lo­gique après tout, la bâ­tisse se trouve en face d’une an­cienne forge que l’étang du Hayon ali­men­tait en eau. Mais que l’on se ras­sure, on peut faire confiance à ce duo pour don­ner un nou­veau souffle à cette bâ­tisse aris­to­cra­tique ; le tout et c’est bien l’es­sen­tiel, pour of­frir au vin ses lettres de no­blesse (mais à consom­mer avec mo­dé­ra­tion !). Reste en­fin à sou­hai­ter que ce bar puisse ac­cueillir ra­pi­de­ment une clien­tèle d'ha­bi­tués, des clients qui ne ta­ri­ront pas d'éloges alors sur cet en­droit que le duo veut aus­si raf­fi­né.

An­tho­ny Bla­vet et Phi­lippe Col­lin ont dé­ci­dé de s’as­so­cier pour ou­vrir pro­chai­ne­ment un bar à vins près de l’étang du Hayon.

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