G. Cam­bier : «la na­tion fait le mé­nage elle-même»

Le Courrier de Fourmies - - ATTENTATS DE PARIS - Pro­pos recueillis par Ro­main Guille.

Au-de­là de l’élu, c’est le ci­toyen, hier pro­fes­seur d’his­toire-géo­gra­phie et au­jourd’hui prin­ci­pal au col­lège Eu­gène Tho­mas de Jeumont, qui a sou­hai­té s’ex­pri­mer aux len­de­main des at­ten­tats. « On nous a at­teint dans notre chair et notre es­prit. La France a dé­jà tra­ver­sé des mo­ments sem­blables mais s'en est tou­jours sor­ti plus grande et plus forte. J'ai toute confiance dans les ser­vices de po­lices pour trou­ver les res­pon­sables. Quant à nous, élus, on doit tra­vailler et rendre notre dé­mo­cra­tie tou­jours plus proche de nos conci­toyens. Tous ces gens-là veulent fra­gi­li­ser, mais ils n'ont pas le droit de se consi­dé­rer comme des na­tio­naux. Les belles ré­ac­tions que l'on voit montre que la na­tion fait le mé­nage d'elle-même. Il n'y a au­cune stig­ma­ti­sa­tion dans mes pro­pos. » Cette si­tua­tion pose pour­tant des ques­tions à l’élu : « Au­tant le 7 jan­vier, il y avait des ré­ac­tions né­ga­tives. Au­jourd'hui, je n'en ai pas en­ten­du. Je m'in­ter­roge sur la pro­cé­dure des fiches S, sur la double na­tio­na­li­té. Ces per­sonnes ne font pas le choix de la na­tion et de ses va­leurs. Je vou­drais qu'on passe de la pa­role aux actes. On sait très bien que des en­droits se ferment à la Ré­pu­blique. La loi est la même pour tous, qu'elle pro­tège ou qu'elle pu­nisse. Je suis aba­sour­di mais aus­si en co­lère. L'an­gé­lisme chez cer­tains est as­sez li­mite. Les ter­ro­ristes, il ne faut plus qu’on leur laisse de ré­pit, on ne doit pas les lais­ser tran­quilles. »

Guis­lain Cam­bier est le maire de Potelle et pré­sident de la com­mu­nau­té de com­munes du Pays de Mor­mal.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.