Dé­tour gour­mand par Ma­roilles et Beu­gnies

Les fruits, les lé­gumes et les pro­duits lo­caux n’ont plus de se­cret pour Fla­vie et Mat­thieu. De­puis leur re­prise du ver­ger, le couple s’est di­ver­si­fié pour de­ve­nir unique en son genre.

Le Courrier de Fourmies - - LA UNE - Ro­main Guille Le Pom­me­raie du Cour­til 66 Route na­tio­nale - 59216 Beu­gnies 03.27.61.60.12. pom­me­raie­du­cour­[email protected]­hoo.frm.

Fla­vie et Mat­thieu n’avaient pas d’autre choix que de fi­nir en­semble. Vu leurs par­cours, leur ren­contre sonne au­jourd’hui comme une évi­dence. Elle, a fait une école d’in­gé­nieur en agroalimen­taire. Lui, est sor­ti d’une école d’in­gé­nieur en agro­no­mie. Elle, a tra­vaillé au centre de re­cherches sur les pommes et les poires à Ber­ge­rac. Lui, a sui­vi plu­sieurs stages en ar­bo­ri­cul­ture en Angleterre. C’est d’ailleurs leur pas­sion com­mune pour l’ar­bo­ri­cul­ture qui les a ame­nés à se ren­con­trer à la Chambre agri­cole du Pas-de-Ca­lais, où ils ont tra­vaillé de 2004 à 2006. « Notre pré­dé­ces­seur par­tait en re­traite. En 2006, on a vi­si­té l’éta­blis­se­ment. Un vé­ri­table coup de coeur » , confie Fla­vie. « En plus, le ver­ger vou­lait lais­ser un ou­til fonc­tion­nel lors de sa trans­mis­sion. » Il leur fau­dra at­tendre un an et de­mi avant de s’ins­tal­ler le 1er juillet 2007. « N’étant pas is­sus du mi­lieu agri­cole, on a

ren­con­tré quelques dif­fi­cul­tés lors de l’ac­qui­si­tion. » Mais de­puis le chan­ge­ment de pro­prié­taire, le Pom­me­raie du Cour­til a connu bien des amé­na­ge­ments, au point de de­ve­nir la­bé­li­sé éco-res­pon­sable. Elle, s’oc­cupe du ca­li­brage des pommes, du ma­ga­sin et de la trans­for­ma­tion. Lui, gère le ver­ger ex­té­rieur et les li­vrai­sons. « Chaque an­née, on a fait en sorte d’ap­por­ter une évo­lu­tion. Par exemple, on a ache­té un hec­tare sup­plé­men­taire pour por­ter le ter­rain à sept hec­tares. Au­jourd’hui, on pos­sède en­vi­ron 15 000 pom­miers et poi­riers. » Dès la pre­mière an­née, le couple a

créé un ate­lier fraise : « comme les pommes nous oc­cupent du mois d’août au mois de mai, on a vou­lu trou­ver autre chose lors des deux mois de tran­si­tion. »

Mais ce n’est pas tout... « Étant don­né qu’on re­nou­velle nos plants de fraise chaque an­née, on a mis en place une ac­ti­vi­té ma­raî­chage pour le reste de l’an­née. » Un la­bo­ra­toire de trans­for­ma­tion leur per­met même de réa­li­ser et de pro­po­ser de la confi­ture, de la ge­lée, des pâtes de fruits et de la soupe. Au mois d’oc­tobre, la femme de 36 ans a réa­li­sé une cu­vée spé­ciale de pomme-cas­sis. « J’ai mé­lan­gé les deux fruits en­semble, de ce fait l’arôme de cas­sis est beau­coup plus pré­sent. » En 2010, ils sont éga­le­ment de­ve­nus Bou - tiques de l’Aves­nois. Et au­jourd’hui, on peut trou­ver plu - sieurs lé­gumes dans leur ma­ga­sin : des cour - gettes, des to­mates, des au­ber­gines, des pommes de terre ou en­core des oi­gnons... De­puis cette même an­née, l’EARL du Pla­tane à Saint-Hi­laire leur four­nit d’autres gammes de lé­gumes. « Notre leit­mo­tiv est d’ache­ter chez nous ce qu’on ne trouve pas en grande sur­face. » De ce fait, un sys­tème d’acha­tre­vente a été mis en place, com­pre­nant aus­si bien des pro­duits du t er­roir que d’aut res fruits, is­sus d’une agri­cul­ture rai­son­née. Pour Noël, Fla­vie a confec­tio nné une ving­taine de pa­niers gar­nis, al­lant de dix à cin­quante eu­ros. « Mais les clients peuvent tou t à fait de­man­der ce qu’ils dé­si­rent. À cette pé­riode de l’an­née, je tra­vaille un peu plus les ter­rines de foie gras, les truffes

et les cho­co­lats » , dé­taille Fla

vie.

« Ache­ter chez nous ce qu’on ne trouve pas en grande sur­face. »

Fla­vie et Mat­thieu ont re­pris le ver­ger en 2007.

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