Pour Fa­bien Rous­sel, l'ar­gent de la ré­gion doit re­ve­nir à la ré­gion

Le Courrier de Fourmies - - ELECTIONS RÉGIONALES - Ro­main Guille My­lène Brieux

Sa réunion pu­blique a dé­mar­ré avec 30 mi­nutes de re­tard, et pour cause : Fa­bien Rous­sel, chef de file du Front de gauche pour les élec­tions ré­gio­nales a pris le temps de sa­luer une à une les cent per­sonnes pré­sentes en salle Ara­gon à De­nain, mar­di 24 no­vembre. Une ville où il se rend pour la 3ème fois de­puis le dé­but de sa cam­pagne : « De­nain, c'est la fier­té ou­vrière qui existe en­core, des usines qui pro­duisent de belles pièces, une in­dus­trie pour la­quelle on se bat », af­firme Fa­bien Rous­sel. Pour ce­la, il a pré­sen­té di­vers points de son pro­gramme, sur les­quels il a for­te­ment in­sis­té.

« La vraie gauche »

Le can­di­dat veut ga­ran­tir des « em­plois stables et cor­rec­te­ment ré­mu­né­rés » . Ce­la passe par la ré­par­ti­tion plus équi­table des ri­chesses pro­duites dans la ré­gion. « Les grandes en­tre­prises per­çoivent de l'ar­gent de l'Etat, sans contre­par­tie. Il fau­drait, en com­pen­sa­tion, qu'elles ga­ran­tissent des em­plois stables. La pré­ca­ri­té est in­ad­mis­sible » , scande Fa­bien Rous­sel. Autre grand point de la soi­rée : la créa­tion d'une banque pu­blique ré­gio­nale. « Cer­taines com­munes sou­hai­taient réa­li­ser des tra­vaux, or il leur est dif­fi­cile d'em­prun­ter à des taux rai­son­nables aux banques pri­vées, ce qui se­rait pos­sible avec une banque pu­blique ré­gio­nale ». A la fin de son dis­cours, il a in­vi­té l'au­di­toire à vo­ter pour la « vraie gauche », jouant avec les mots : « à gauche, il existe di­verses fa­milles, comme il existe dif­fé­rents bois : le bois vert, le bois mou, et le bois brut, mas­sif, que nous sommes » , avant d'en­ton­ner, sous les ap­plau­dis­se­ments, La Mar­seillaise ain­si que L'In­ter­na­tio­nale.

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