San­té au tra­vail : les ad­dic­tions à sur­veiller

La ges­tion des risques liés aux ad­dic­tions en mi­lieu du tra­vail a été évo­quée.

Le Courrier de Fourmies - - FOURMIES -

Les em­ployeurs de la ré­gion sont ve­nus as­sis­ter à une réunion ani­mée par Ch­ris­tine Des­senne, de l’ANPAA (As­so­cia­tion na­tio­nale pré­ven­tion en al­coo­lo­gie et ad­dic­to­lo­gie). « Cette ac­tion a pour but de sen­si­bi­li­ser les en­tre­prises à ce pro­blème et de leur pro­po­ser une aide de prise en charge du sa­la­rié » sou­ligne l’in- ter­ve­nante. Pen­dant deux heures, les par­ti­ci­pants ont dé­bat­tu sur la lé­gis­la­tion al­cool et stu­pé­fiants sur le lieu de tra­vail, com­ment ar­ti­cu­ler le rè­gle­ment in­té­rieur, les de­voirs, obli­ga­tions et res­pon­sa­bi­li­tés de l’em­ployeur, que peut-on faire et com­ment agir ? « Il existe plu­sieurs pro­blé­ma­tiques à ce su­jet. Quand le chef de ser­vice ou le contre­maître se rend compte de l’al­coo­li­sa­tion du sa­la­rié, il doit ab­so­lu­ment le re­fu­ser dans l’en­tre­prise et peut le faire souf­fler dans l’éthy­lo­test si c’est ins­crit dans le rè­gle­ment in­té­rieur ou sur une note de ser­vice. La per­sonne doit être rac­com­pa­gnée à son do­mi­cile ». Mais les ad­dic­tions sont com­plexes et dif­fé­rentes, ce­la peut être un abus de pro­duit stu­pé­fiant ou de mé­di­ca­ments ou une per­sonne qui a joué au jeu vi­déo toute la nuit et n’est pas apte à tra­vailler. Si cette si­tua­tion per­dure, il faut que l’em­ployeur le di­rige vers la mé­de­cine du tra­vail, qui peut lui pro­po­ser des so­lu­tions thé­ra­peu­tiques.

Les par­ti­ci­pants à cette ac­tion.

Ch­ris­tine Des­senne, de l’ANPAA, As­so­cia­tion na­tio­nale de pré­ven­tion en al­coo­lo­gie et ad­dic­to­lo­gie.

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