Ca­thy ra­conte une soi­rée d’hor­reur

Le Courrier de Fourmies - - FAITS DIVERS - R.G.

Une se­maine après le drame, les stig­mates de l’ac­ci­dent sont en­core vi­sibles sur la D 962 qui re­lie Avesnes-sur-Helpe à Ma­roilles. Trot­toir dé­fon­cé, arbres ta­gués de pein­ture orange, vé­hi­cules et clô­ture d’ha­bi­ta­tion en­dom­ma­gés. Sans même sa­voir ce qu’il s’est pas­sé, on de­vine que le choc sur­ve­nu a été violent. Un choc que Ca­thy, pro­prié­taire de l’ha­bi­ta­tion en­dom­ma­gée, a vé­cu de­puis sa cui­sine. « J’ai en­ten­du des boums par­tout, au moins deux ou trois. C’était comme un bruit de fer­raille, ça ne sem­blait pas nor­mal du tout » , confie l’ha­bi­tante du nu­mé­ro 74. La femme se pré­ci­pite de­hors et ap­pelle im­mé­dia­te­ment les pom­piers. « La voi­ture était cou­pée en deux. Une par­tie se trou­vait au ni­veau de l’arbre, l’autre sur le ca­mion, ga­ré un peu plus loin. » Ses pa­roles glacent le sang. En­core sous le choc, elle re­vit le mo­ment avec pré­ci­sion : « même si on ne voyait pas grand chose à part l’amas de tôle, j’ai en­core les images en tête, je ne cesse de re­voir la jeune femme de­vant moi. » La scène de l’ac­ci­dent se dis­perse dans tous les sens. « Il y avait une roue à proxi­mi­té du pre­mier arbre. Le levier de vi­tesse se trou- vait sur la clô­ture. Le pare-brise était dans notre cour, der­rière le chauffe-eau. » Jean-Luc, son ma­ri, rentre du tra­vail vers 22 h. « Il de­vait dé­bou­ler. Il a quand même dé­ra­ci­né l’arbre de­vant chez nous avant de per­cu­ter ma voi­ture et mon ca­mion. Heu­reu­se­ment que le comp­teur de gaz n’a pas été tou­ché... » Après de longues mi­nutes, Ca­thy et Jean-Luc re­çoivent « l’obli­ga­tion de fer­mer les vo­lets au mo­ment de dés­in­car­cé­rer les corps » . La pre­mière per­sonne pré­sente sur les lieux vit dif­fi­ci­le­ment la si­tua­tion, sur­tout « quand ils ont com­men­cé à rem­bal­ler, j’étais mal » . Le len­de­main, Ca­thy re­pense au fait qu’à quelques mi­nutes près, elle au­rait pu se trou­ver au mau­vais en­droit, au mau­vais mo­ment : « je rentre du tra­vail vers 20 h... »

Jean-Luc es­time que les dé­gâts au­raient pû être pires en­core si le comp­teur de gaz avait été tou­ché.

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