Il gifle sa mère et son beau-père, di­rec­tion la pri­son

Mal­gré la gra­vi­té des faits, la pré­si­dente ne l’a pas de­man­dé de man­dat de dé­pôt. Ce se­ra au juge d’ap­pli­ca­tion des peines de dé­ci­der s’il doit faire de la pri­son

Le Courrier de Fourmies - - La Une -

L’af­faire de F. I. était ju­gé pour trois dé­lits, deux à l’en­contre de sa pe­tite amie et un en­vers un gen­darme ad­joint vo­lon­taire de la bri­gade d’Aves­nes­sur-Helpe. LA VIC­TIME SE RÉFUGIE À LA GEN­DAR­ME­RIE Ja­loux et violent, il agresse le 31 août 2017 sa pe­tite amie qui se réfugie à la gen­dar­me­rie d’Avesnes. Un gen­darme ad­joint vo­lon­taire constate qu’elle est en dif­fi­cul­té et sort pour lui por­ter as­sis­tance. En re­tour, le pré­ve­nu l’agresse en lui ser­rant la gorge à deux mains. A la barre, il dé­clare : « j’étais déses­pé­ré ! ». Les 11 men­tions et les 3 in­car­cé­ra­tions qui fi­gurent sur son ca­sier ju­di­ciaire ne plaident pas en sa fa­veur.

UN VÉ­RI­TABLE EN­FER

« C’est un vé­ri­table en­fer qu’il lui a

fait vivre ! », dé­clare Me Jean-Ra­phaël Drouet, avo­cat de la vic­time. Il sol­li­cite un dé­dom­ma­ge­ment de 1500 € et une in­ter­dic­tion d’en­trer en contact avec sa cliente, de près ou de loin.

Bru­no Sau­vage, sub­sti­tut du pro­cu­reur de la Ré­pu­blique, in­siste sur la gra­vi­té de l’agres­sion du gen­darme et pis en­core sur le non-res­pect de la femme. Il re­quiert une peine de 14 mois de pri­son dont 6 mois avec sur­sis un sur­sis mise à l’épreuve de 2 ans, la ré­vo­ca­tion par­tielle de son sur­sis à hau­teur de 3 mois, l’in­ter­dic­tion d’en­trer en contact avec la vic­time, ain­si que des obli­ga­tions de soins, psy­cho­lo­giques et psy­chia­triques mais éga­le­ment d’al­cool. En­fin, il de­mande un man­dat de dé­pôt. « GRANDE BABAILLE MAIS PE­TITS BRAS »

Me Vincent De­mo­ry plaide la clé­mence.

« Il n’est pas la bête hu­maine qu’on nous pré­sente ! Grande babaille mais de pe­tits bras ! Ce n’est pas un homme de 26 ans mais un ga­min de 6 ans ! ». Il conclu­ra sa plai­doi­rie sur le fait que l’in­car­cé­ra­tion met­trait à mort le tra­vail qui a été fait.

PAS DE MAN­DAT DE DÉ­PÔT Après dé­li­bé­ra­tion, Anne-Flo­rence Spi­lette, pré­si­dente du Tri­bu­nal, pro­nonce une peine de 14 mois de pri­son dont 8 mois avec sur­sis et un sur­sis mise à l’épreuve de 2 ans, la ré­vo­ca­tion par­tielle du sur­sis à hau­teur de 3 mois, l’in­ter­dic­tion d’en­trer en contact de près ou de loin avec la vic­time, le paie­ment de 1500 € au titre de pré­ju­dice pour la vic­time mais ne dé­li­vre­ra pas de man­dat de dé­pôt lais­sant au juge d’ap­pli­ca­tion des peines le soin d’agen­cer la peine.

Pho­to d’illus­tra­tion.

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