Quelques chiffres qui éclairent l’en­quête de Jean-Louis Chap­pat

Le Courrier de Fourmies - - FOURMIES -

L’en­quête de Jean-Louis Chap­pat a du­ré six ans. En­suite, le pro­ces­sus d’écri­ture a pris deux an­nées, ou plus pré­ci­sé­ment 14 750 heures de tra­vail. Pour réunir tous les do­cu­ments né­ces­saires, l’au­teur a vi­si­té 80 centres d’ar­chives lo­cales, dé­par­te­men­tales et na­tio­nales (à Pa­ris) et s’est ren­du pen­dant deux ans au Puyen-Ve­lay. En tout, Jean-Louis Chap­pat a ac­cu­mu­lé 76 000 do­cu­ments, 284 actes no­ta­riés, 386 actes d’état ci­vil et 104 actes de créa­tion de so­cié­té. « Ce tra­vail a pris des al­lures de gi­gan­tesque en­quête po­li­cière », ré­sume-t-il. Mais il de­vait bien ça au per­son­nage em­blé­ma­tique que fut Théo­phile Le­grand. Phi­lan­thrope, à son époque, l’in­dus­triel a fi­nan­cé plu­sieurs routes et a par­ti­ci­pé à la créa­tion de ce qu’on ap­pe­lait alors une salle d’asile (école ma­ter­nelle). Elle se trou­vait peu ou prou à l’em­pla­ce­ment de l’ac­tuelle école Mo­ga­dor. En 1820, avant que Théo­phile Le­grand n’ins­talle sa pre­mière fi­la­ture, Fourmies comp­tait 2 000 ha­bi­tants. Treize ans après sa mort, en 1890, la ville en comp­tait 16 000.

Pour me­ner à bien son en­quête, Jean-Louis Chap­pat a dû réunir et éplu­cher des di­zaines de mil­liers de do­cu­ments.

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