Les fer­me­tures de phar­ma­cies sus­citent l’in­quié­tude

Pierre et Do­mi­nique Gos­suin, phar­ma­ciens, ont pris leur re­traite et fer­mé leur of­fi­cine, qui n’a pas trou­vé de re­pre­neur. En quelques an­nées, Fourmies est donc pas­sée de six à trois phar­ma­cies, ce qui pro­voque des craintes. Sur les ré­seaux so­ciaux, les F

Le Courrier de Fourmies - - LA UNE - Antoine Pi­sa­no

Ven­dre­di der­nier, une pe­tite ins­ti­tu­tion de Fourmies a dé­fi­ni­ti­ve­ment bais­sé le ri­deau. Vous l’au­rez com­pris, il s’agit de la phar­ma­cie di­ri­gée de­puis 40 ans par Pierre et Do­mi­nique Gos­suin, et ins­tal­lée au n°1 rue Saint-Louis. Ses gé­rants ont en ef­fet pris leur re­traite. De­puis lun­di donc, une grande af­fiche in­dique que clients et per­son­nels de la phar­ma­cie ont été trans­fé­rés vers les deux éta­blis­se­ments les plus proches : la phar­ma­cie Saint-Pierre et la phar­ma­cie des fi­la­tures (exCap­pe­liez).

UNE IN­FOR­MA­TION QUI FAIT DÉ­BAT

Sur les ré­seaux so­ciaux, les in­ter­nautes n’ont pas tar­dé à s’em­pa­rer de l’in­for­ma­tion. In­quiets, nombre d’entre eux y voient une nou­velle con­sé­quence de la dé­ser­ti­fi­ca­tion mé­di­cale. En clair, moins de mé­de­cins en­trai­ne­raient moins de pres­crip­tions et moins d’achats de mé­di­ca­ments. Et on peut com­prendre leurs in­quié­tudes quand on sait qu’il y a quelques an­nées, la ville de Fourmies comp­tait en­core six of­fi­cines. D’ailleurs, la dis­pa­ri­tion ré­cente (en octobre der­nier) de la phar­ma­cie de La Mar­lière est en­core dans tous les es­prits. Par ailleurs, fin 2018, un chiffre avait fait grand bruit dans les mé­dias na­tio­naux : de­puis trois ans en France, une phar­ma­cie ferme tous les deux jours.

LE MAIRE DE FOURMIES SE VEUT RASSURANT

Pour sa part, le maire de Fourmies Mickaël Hi­raux se montre moins alar­miste. Il ex­plique qu’à une époque, on es­ti­mait qu’il fal­lait une phar­ma­cie pour 2 500 ha­bi­tants. De nos jours, on se­rait plu­tôt au­tour d’une phar­ma­cie pour 3 500 ha­bi­tants. « Pour que tout le monde

puisse vivre », il fau­drait donc à Fourmies entre trois et quatre of­fi­cines. Et au­jourd’hui, on y est. Cette ver­sion semble cor­ro­bo­rée par les der­niers évé­ne­ments. En ef­fet, avant de par­tir en re­traite, les Gos­suin au­raient bien cher­ché un re­pre­neur, en vain. Puis ils se seraient fi­na­le­ment ré­so­lus à cé­der leur fonds de com­merce en deux parts, aux phar­ma­cies Saint-Pierre et Cap­pe­liez. D’ailleurs, le cas de la phar­ma­cie Cap­pe­liez (près de la Poste) a de quoi apai­ser un peu les in­quié­tudes. Re­ven­due elle aus­si pour cause de dé­part en re­traite il y a peu de temps, l’of­fi­cine a bel et bien trou­vé un re­pre­neur. Elle est au­jourd’hui re­bap­ti­sée « Phar­ma­cie des fi­la­tures » et pour­suit ses ac­ti­vi­tés nor­ma­le­ment.

Sol­li­ci­tés, Pierre et Do­mi­nique Gos­suin n’ont pas sou­hai­té s’ex­pri­mer dans nos co­lonnes.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.