Un choix as­su­mé par le par­quet et le tri­bu­nal

Le Courrier de Fourmies - - TRIBUNAL -

Ecou­ter du­rant plu­sieurs heures les ré­cits des vic­times de violences conjugales ne peut lais­ser in­dif­fé­rent. C’était d’ailleurs l’un des ob­jec­tifs pour­sui­vis par la pro­cu­reure de la Ré­pu­blique, Cé­cile Gres­sier, et le pré­sident du tri­bu­nal, Pas­cal Car­lier. Que cha­cun, en par­ti­cu­lier les pré­ve­nus, puisse prendre conscience de la gra­vi­té des gestes que l’on peut com­mettre, des mots que l’on peut pro­non­cer.

«  Ces in­frac­tions ont long­temps été dif­fi­ciles à pour­suivre, tout sim­ple­ment parce que les vic­times n’en par­laient pas  » sou­li­gnait la re­pré­sen­tante du mi­nis­tère pu­blic pour in­tro­duire ses pre­mières ré­qui­si­tions. «  Ce­la se passe dans l’in­ti­mi­té de la cel­lule fa­mi­liale, les dé­non­cer n’est ja­mais fa­cile  » . A la dif­fi­cul­té de par­ler s’ajoute celle de ras­sem­bler des preuves lorsque l’on a trop at­ten­du et que les traces ont dis­pa­ru… Mais grâce au tra­vail me­né par les au­to­ri­tés, mais aus­si les as­so­cia­tions d’aide aux vic­times, no­tam­ment, celles- ci par­viennent dé­sor­mais plus fa­ci­le­ment à fran­chir les portes des com­mis­sa­riats ou des gen­dar­me­ries.

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