Les mé­de­cins de garde re­prennent du ser­vice

Un seul mé­de­cin de garde pour le Sud- Aves­nois et le Solrézis... la dé­ci­sion ne passe pas. Les mé­de­cins cessent leur boy­cott mais n’ap­pli­que­ront pas la fu­sion pour au­tant.

Le Courrier de Fourmies - - LA UNE -

LES FAITS

Fu­sion Four­mies-Solre

De­puis au moins le mois de mars, vous l’au­rez re­mar­qué, nous ne pu­blions plus le nom du mé­de­cin de garde du week- end. Et pour cause, il n’y en a plus. Les gé­né­ra­listes du secteur ont pu­re­ment et sim­ple­ment dé­ci­dé de boy­cot­ter leur tour de garde, pour mon­trer au grand jour leur désac­cord avec l’Agence ré­gio­nale de san­té ( ARS). En ef­fet, celle- ci a dé­ci­dé «  sans au­cune concer­ta­tion  » , comme l’ex­plique le doc­teur Yves Du­buis­sez, de fu­sion­ner les sec­teurs de garde du Sud-Aves­nois et de Solre- le- Châ­teau. Or, dans cette nou­velle confi­gu­ra­tion, d’un bout à l’autre du secteur, c’est- à- dire de Sol­rinnes à Anor, il y au­rait plus de 30 km. Une zone bien trop grande pour per­mettre aux mé­de­cins d’in­ter­ve­nir dans des dé­lais cor­rects. «  La sé­cu­ri­té des pa­tients comme celle des mé­de­cins ne se­ra plus ga­ran­tie, ex­plique le doc­teur Du­buis­sez. Pour al­ler à Solre, il y a 12 km de fo­rêt où le té­lé­phone ne passe pas. On ne connaît pas les pa­tients de ce secteur. On ne connaît pas le secteur, ce qui peut po­ser pro­blème pour se re­pé­rer, sur­tout le soir. En plus, l’hi­ver, la neige peut vite com­pli­quer les dé­pla­ce­ments. [...] A l’im­pos­sible, nul n’est te­nu.   »

Le doc­teur Yves Du­buis­sez, président des mai­sons de san­té du Sud- Aves­nois, ne com­prend pas le choix de l’ARS de fu­sion­ner des sec­teurs de garde qui jusque là, fonc­tion­naient très bien.

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