Des écoles chan­ge­ront en­core de rythme en sep­tembre

Le Courrier du Loiret - - LA UNE - PIER­RICK MERLET

Une nou­velle or­ga­ni­sa­tion des rythmes sco­laires va voir le jour dès la ren­trée. Elle laisse le choix aux com­munes de res­ter à 4,5 jours de classe ou de re­ve­nir à 4.

À chaque nou­veau quin­quen­nat son nou­veau rythme sco­laire… La si­tua­tion peut être ana­ly­sée ain­si au re­gard des chan­ge­ments qui vont in­ter­ve­nir dès la pro­chaine ren­trée des classes, lun­di 4 sep­tembre. En neuf ans, les éco­liers vont connaître leur troi­sième chan­ge­ment de rythme. Des mo­di­fi­ca­tions qui coïn­cident à chaque fois avec l’ar­ri­vée d’un nou­vel exé­cu­tif. En 2008, Ni­co­las Sar­ko­zy, alors pré­sident de la Ré­pu­blique met en place la se­maine de quatre jours, avec no­tam­ment la sup­pres­sion de l’école le sa­me­di ma­tin. Puis vient, à la ren­trée 2013, la ré­forme Peillon, du nom de l’an­cien mi­nistre de l’édu­ca­tion na­tio­nale sous le quin­quen­nat de Fran­çois Hol­lande. Cette ré­forme des rythmes sco­laires, qui a re­mis sur pied la se­maine des neuf de­mi­jour­nées de classe pour les en­fants, est connue pour avoir ins­ tau­ré les fa­meux temps d’ac­ti­vi­tés pé­ri­sco­laires (Tap). En plus des en­sei­gne­ments ha­bi­tuels, la ré­forme gé­né­ra­li­sée sur tout le ter­ri­toire dès la ren­trée 2014, a ins­tau­ré ce qui s’ap­pa­rente à des ac­ti­vi­tés de dé­cou­verte, n’ayant au­cun lien avec le pro­ gramme sco­laire de l’en­fant concer­né. Le but de cette ini­tia­tive du pré­cé­dent gou­ver­ne­ment était de mul­ti­plier les champs d’ap­pren­tis­sage de l’en­fant. Ain­si, quelques heures par se­maine, les élèves pou­vaient avoir le choix entre des ate­liers sur le jour­na­lisme, le cirque, la gym­nas­tique, les sports col­lec­tifs, le théâtre et bien d’autres.

Pro­messe de cam­pagne

La ré­forme Peillon n’a ja­mais fait l’una­ni­mi­té, cer­tains re­gret­tant le rythme trop sou­te­nu pour les éco­liers et cer­tains le coût de l’opé­ra­tion pour les com­munes, les TAP étant à leurs charges (la ré­mu­né­ra­tion des ani­ma­teurs est par­tiel­le­ment prise en charge par l’état). Face à ce mé­con­ten­te­ment per­sis­tant de­puis 2013, Em­ma­nuel Ma­cron, can­di­dat à l’élec­tion pré­si­den­tielle avait pro­mis, une fois élu, qu’il lais­se­rait le libre choix aux com­munes d’or­ga­ni­ser leurs rythmes sco­laires.

Ce fut chose faite mer­cre­di 28 juin der­nier, lorsque pa­raît sur le Jour­nal Of­fi­ciel un dé­cret sur le su­jet. Il per­met « au di­rec­teur aca­dé­mique des ser­vices de l’édu­ca­tion na­tio­nale, sur pro­po­si­tion conjointe d’une com­mune ou d’un éta­blis­se­ment pu­blic de co­opé­ra­tion in­ter­com­mu­nale et d’un ou plu­sieurs conseils d’école, d’au­to­ri­ser des adap­ta­tions à l’or­ga­ni­sa­tion de la se­maine sco­laire ayant pour ef­fet de ré­par­tir les heures d’en­sei­gne­ment heb­do­ma­daires sur huit de­mi­jour­nées ré­par­ties sur quatre jours ». Ce dé­cret officialise ain­si la fin des Tap, pour ceux qui le sou­haitent. Toutes les com­munes et écoles de France avaient jus­qu’au ven­dre­di 7 juillet pour faire part à leur aca­dé­mie d’un éven­tuel dé­sir de chan­ge­ment. Ré­sul­tat, 36,8 % des com­munes de France vont re­ve­nir à la se­maine des quatre jours dès cette an­née.

Cette nou­velle ré­forme des rythmes sco­laires était une pro­messe du can­di­dat Ma­cron lors de la cam­pagne élec­to­rale.

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