AU PAYS.

Le Courrier du Loiret - - Au Fil Des Jours - CH­RIS­TIAN SIRET

Le Pui­seau­tin Éric Si­mon était au dé­part de l’ul­tra trail du Mont Blanc, ven­dre­di 31 août, l’épreuve reine des cou­reurs d’ul­tra fond. Le plus beau, c’est qu’il était aus­si à l’ar­ri­vée après avoir cou­ru 170 km en mon­tagne avec 10.000 mètres de dé­ni­ve­lé po­si­tif, le tout en moins de 48 heures !

Il en rê­vait de­puis trois ans et il l’a fait. Le Pui­seau­tin Éric Si­mon était au dé­part de l’ul­tra trail du Mont Blanc, ven­dre­di 31 août, l’épreuve reine des cou­reurs d’ul­tra fond. Le plus beau, c’est qu’il était aus­si à l’ar­ri­vée !

◗ L’ul­tra trail du Mont Blanc, L’UTMB pour les in­times, c’est 170 km de course tout au­tour du Mont Blanc, une épreuve qui to­ta­lise 10.000 mètres de dé­ni­ve­lé po­si­tif et qui at­tire des spor­tifs de haut ni­veau du monde en­tier.

Pour Éric Si­mon, comme pour tous les cou­reurs pas­sion­nés par ce type d’épreuve, L’UTMB re­pré­sen­tait un abou­tis­se­ment, la course qu’il fal­lait avoir faite.

Beau­coup plus de can­di­dats que d’ins­crits

Être sur la ligne de dé­part est dé­jà une épreuve tant les can­di­dats sont nom­breux. Pour pou­voir y pré­tendre, il faut d’abord réunir un cer­tain nombre de points en par­ti­ci­pant à dif­fé­rentes épreuves du même type dans l’an­née. Même ain­si, le nombre de can­di­dats étant bien su­pé­ rieur aux 2.500 places, il y a ti­rage au sort.

Sur ce plan, Éric n’a pas été chan­ceux deux an­nées de suite. Les or­ga­ni­sa­teurs ré­com­pen­sant ceux qui per­sé­vèrent, la troi­sième ten­ta­tive se­ra la bonne.

Éric prend donc le dé­part de cette épreuve my­thique ven­dre­di 31 août, à 18 heures à Cha­mo­nix, au pied du Mont Blanc. L’ob­ jec­tif est d’en faire le tour en pas­sant par les points de contrôle obli­ga­toire pour être de re­tour sur le lieu du dé­part au plus tard le di­manche à 16 h 30. Ce qui re­pré­sente 170 km de sen­tiers de mon­tagnes par­fois bien abrupts à par­cou­rir en moins de 48 heures pour être clas­sé dans les « fi­ni­shers », ceux qui ont réus­si !

Pour ce­la, Éric peut comp­ter sur son en­traî­ne­ment, son équi­pe­ment soi­gneu­se­ment pré­pa­ré et sur une as­sis­tante dé­vouée, Do­ro­thée, son épouse, qui par­tage avec lui ce goût pour la course et qui s’est don­né cette fois ce rôle d’as­sis­tante si im­por­tant, tant sur le plan mo­ral que ma­té­riel. Même quand on aime cou­rir, il faut en ef­fet être au top dans tous les ni­veaux pour pas­ser une pre­mière nuit à cou­rir en pleine mon­tagne à la lu­mière de sa seule lampe fron­tale, se re­trou­ver en Ita­lie au pe­tit ma­tin, pas­ser en Suisse en fin d’après­mi­di, com­men­cer une deuxième nuit sans dor­mir, tou­jours en pleine mon­tagne, dans des sec­ teurs où il faut res­ter concen­tré…

« L’en­vie d’ar­ri­ver a été la plus forte »

Certes, il y a les ra­vi­taille­ments, l’as­sis­tance qui per­met par exemple sur cer­tains points de chan­ger de vê­te­ments et qui ap­porte un pré­cieux ré­con­fort mais la fa­tigue s’ac­cu­mule, même pour un ath­lète bien pré­pa­ré : « Dans le Loi­ret, évi­dem­ment, c’est plus com­pli­qué de se pré­pa­rer à cou­rir en mon­tagne… », sou­rit Éric qui a sur­tout souf­fert dans les des­centes : « Le pre­mier jour, j’ai cru que je n’ar­ri­ve­rais pas au bout mais l’en­vie a été la plus forte. On le fait pour soi mais aus­si pour tous ceux qui nous suivent, on ne veux pas les dé­ce­voir ». Éric est ar­ri­vé lar­ge­ment dans les temps alors que bon nombre de fa­vo­ris ont été contraints à l’aban­don, comme d’ailleurs plus de 30 % des ins­crits. Quelques jours plus tard, les pieds cou­verts d’am­poules, mar­chant avec peine, il évoque dé­jà l’en­vie de re­par­tir…

Éric Si­mon au ra­vi­taille­ment à Cour­mayeur, en Ita­lie, après une pre­mière nuit pas­sée à cou­rir.

Ici à l’ar­ri­vée après 44 heures de course à Cha­mo­nix, avec Do­ro­thée, son épouse qui a as­su­ré l’as­sis­tance en course.

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