Les bien­faits ra­pides et vi­sibles du sport adap­té

Le Courrier du Loiret - - Au Pays - CHRIS­TIAN SIRET

L’AIPE 45 a dé­mar­ré of­fi­ciel­le­ment dé­but sep­tembre des séances de sport adap­té aux en­fants por­teurs d’au­tisme, une ini­tia­tive qui per­met aux par­ti­ci­pants de faire de grands pro­grès.

◗ Créée par un pe­tit groupe de pa­rents d’en­fants por­teurs d’au­tisme ou troubles as­so­ciés il y a un peu plus d’un an, L’AIPE 45, as­so­cia­tion pour l’in­clu­sion des per­sonnes ex­tra­or­di­naires, an­nonce clai­re­ment son ob­jec­tif avec son nom.

Un com­bat quo­ti­dien

Lut­ter contre l’ex­clu­sion est le com­bat quo­ti­dien de ces pa­rents confron­tés au manque de moyens des ins­ti­tu­tions, au par­cours du com­bat­tant pour mon­ter des dos­siers, à l’in­dif­fé­rence, quand ce n’est pas à l’hos­ti­li­té de ceux que la dif­fé­rence dé­range.

Dans ces condi­tions sou­vent dif­fi­ciles, les pa­rents font preuve d’un grand cou­rage pour le­ver les obs­tacles afin que leurs en­fants aient toutes les chances de pro­gres­ser et de s’in­té­grer.

La nou­veau­té de cette ren­trée a été la mise en place d’une séance de sport adap­té. Chaque sa­me­di, dans une salle du centre mu­ni­ci­pal mise à dis­po­si­tion par la ville de Pithiviers, Ram­zi Zaoua­li, un édu­ca­teur spor­tif spé­ cia­le­ment for­mé, ac­com­pagne in­di­vi­duel­le­ment chaque en­fant pen­dant une séance d’une heure en te­nant compte des ca­pa­ci­tés de cha­cun. Des par­cours de mo­tri­ci­té sont ins­tal­lés avec de pe­tits obs­tacles à fran­chir ma­té­riel­le­ment et psy­chi­que­ment. Sou­vent con­fron­té à l’échec, l’en­fant ou l’ado­les­cent, dé­couvre qu’il peut non seule­ment réus­sir mais aus­si pro­gres­ser en sou­plesse, en force et en en­du­rance et prendre confiance en lui. Au bout de seule­ment deux séances, les pro­grès consta­tés sont énormes et le plai­sir des en­fants bien vi­sible. Avec une di­zaine d’ins­crits, le plan­ning de cette séance du sa­me­di est bien rem­pli mais des de­mandes nou­velles peuvent être prises en compte.

« Nous, on ai­me­rait bien ins­crire nos en­fants dans les ac­ti­vi­tés ha­bi­tuelles, au ju­do ou à la mu­sique mais ce n’est pas pos­sible, rien n’est pré­vu pour eux, ils ne peuvent pas non plus al­ler dans les centres de loi­sirs… », fait re­mar­quer Fré­dé­rique Mon­tel, la pré­si­dente de L’AIPE 45 qui re­grette aus­si que les ac­ti­vi­tés pro­po­sées par L’AIPE 45 à la pis­cine aient dû s’ar­rê­ter pen­dant les ho­raires d’ou­ver­ture ha­bi­tuels. Un cré­neau hors pu­blic de moins d’une heure leur a été ré­ser­vé, ce qui est bien en­ten­du in­suf­fi­sant puisque les séances sont in­di­vi­duelles.

Un coût pour les fa­milles

La séance de sport adap­té du sa­me­di re­pré­sente mal­gré tout un grand pas en avant mais elle a aus­si un coût pour les fa­milles, 25 eu­ros par séance, et elle re­pré­sente un in­ves­tis­se­ment en ma­té­riel pour L’AIPE 45.

Ram­zi Zaoua­li, édu­ca­teur spor­tif for­mé à l’au­tisme, ac­com­pagne chaque en­fant ou ado­les­cent, ici Maxime, en te­nant compte de ses spé­ci­fi­ci­tés.

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