Des chan­ge­ments pré­vus dès le mois de jan­vier à l’hô­pi­tal

Le Courrier du Loiret - - La Une - AMBRE CHAUVANET

Plu­sieurs chan­ge­ments sont at­ten­dus, dès jan­vier, à l’hô­pi­tal de Pithiviers. Des an­nonces ont été faites jeudi 20 dé­cembre.

◗ « Le conseil de sur­veillance a sou­hai­té re­lier, dans le cadre du GHT (grou­pe­ment hos­pi­ta­lier de ter­ri­toire, N.D.L.R), l’hô­pi­tal de Pithiviers, qui a des be­soins ad­mi­nis­tra­tifs, fi­nan­ciers, hu­mains et mé­di­caux, à un grand frère. C’est fait, de­puis le 15 sep­tembre, nous sommes rat­ta­chés au centre hos­pi­ta­lier ré­gio­nal d’or­léans (CHRO) », a dé­bu­té Phi­lippe Nol­land, maire de Pithiviers et pré­sident du conseil de sur­veillance. Face à une si­tua­tion tou­jours pré­oc­cu­pante, un pro­jet mé­di­cal existe pour « re­dres­ser la si­tua­tion » mais aus­si « conso­li­der l’offre de soins » du centre hos­pi­ta­lier de Pithiviers (CHP), se­lon les mots de Jean­ro­bert Che­val­lier, di­rec­teur gé­né­ral ad­joint du CHRO et du CHP.

Dès jan­vier 2019

Dès jan­vier, deux chi­rur­giens vis­cé­raux, spé­cia­li­sés dans les pa­tho­lo­gies tou­chant la zone ab­do­mi­nale, s’ins­tal­le­ront à l’hô­pi­tal. « L’offre mé­di­cale s’amé­liore », a sou­li­gné le maire de Pithiviers. De­puis peu, des consul­ta­tions en car­dio­lo­gie, en neu­ro­lo­gie et en der­ma­to­lo­gie sont pos­sibles grâce au rat­ta­che­ment avec le CHRO. « Mi­jan­vier, cha­cun des mé­de­cins de Pithiviers au­ra ac­cès à une banque de don­nées do­cu­men­taires construite à l’hô­pi­tal d’or­léans, de sorte que tous les pro­to­coles de prise en charge des pa­tients puissent être uti­li­sés de la même fa­çon à Or­léans et à Pithiviers », a an­non­cé Jean­ro­bert Che­val­lier. Mi­jan­vier éga­le­ment, les ur­gen­tistes de Pithiviers pour­ront dis­po­ser des ana­lyses bio­lo­giques pour pro­cé­der aux exa­mens de la­bo­ra­toire.

À moyen terme

Concer­nant le ser­vice gé­ria­trie, des moyens sup­plé­men­taires se­ront mis en oeuvre : « On est en­ga­gé dans la pers­pec­tive d’aug­men­ter de huit lits le court sé­jour gé­ria­trique, sans ro­gner sur les 30 lits qui sont dé­jà par­fai­te­ment fonc­tion­nels », a an­non­cé Jean­ro­bert Che­val­lier. Le vo­lume de consul­ta­tions, en ima­ge­rie, de­vrait, lui aus­si aug­men­ter.

Des idées à long terme

Dans le ti­roir des pro­jets à peine ini­tiés fi­gure aus­si ce­lui de pro­po­ser aux pa­tients du Pi­thi­ve­rais at­teints de can­cer un sui­vi à Pithiviers plu­tôt qu’à Or­léans. « C’est un pro­jet com­pli­qué qui im­plique énor­mé­ment d’ac­teurs », a pru­dem­ment avan­cé JeanRo­bert Che­val­lier. Il est aus­si ima­gi­né qu’un trans­port, pour des consul­ta­tions très spé­cia­li­sées, soit mis en place de fa­çon men­suelle. « Le trans­port se­rait as­su­ré par la ville », a ap­puyé Phi­lippe Nol­land. « Au­jourd’hui, on a quelques dif­fi­cul­tés aux ur­gences, du fait no­tam­ment de deux élé­ments es­sen­tiels. Le pre­mier, c’est le Smur. On est hé­las dans l’in­ca­pa­ci­té de ga­ran­tir 24h/24, 365 jours par an le fonc­tion­ne­ment du Smur. Il est as­sez sou­vent sus­pen­du, faute de mé­de­cins ur­gen­tistes. On s’at­tache à faire en sorte de re­cru­ter des ur­gen­tistes sur Or­léans, sus­cep­tibles de pou­voir in­ter­ve­nir, en temps par­ta­gé, sur le CH de Pithiviers. Dans la me­sure où l’on au­ra de­main plus d’ur­gen­tistes, on va pou­voir ga­ran­tir une co­hé­rence et une ho­mo­gé­néi­té de prise en charge. Pour nous, c’est es­sen­tiel que le Smur fonc­tionne du 1er jan­vier au 31 dé­cembre, 24h/24 », a sou­li­gné Jean-ro­bert Che­val­lier.

(PHO­TO D’AR­CHIVES)

Les chan­ge­ments sont pré­vus dès jan­vier.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.