Pete Que­sa­da, un traître pour l’éter­ni­té ?

Le Fana de l'Aviation - - Introduction -

Frank­lin « Chuck » Spin­ney fut ana­lyste pen­dant plus de trente ans au Pen­ta­gone. Le ré­cit qu’il donne montre que, 45 ans après sa dé­mis­sion de l’Air Force, pro­non­cer le nom du gé­né­ral Que­sa­da dans les hautes sphères de l’US Air Force pou­vait être sy­no­nyme d’ex­com­mu­ni­ca­tion ! « En 1986, je suis ap­pe­lé par le gé­né­ral McPeak qui est alors di­rec­teur des pro­grammes de l’US Air Force ; il de­vien­dra par la suite chef d’état­ma­jor. McPeak veut me voir après la pu­bli­ca­tion de plu­sieurs de mes études sur le Close Air Sup­port qui ne plai­saient pas aux hautes sphères… Je re­joins donc son bu­reau au Pen­ta­gone, sa se­cré­taire m’an­nonce et il m’ouvre la porte avec ces mots : “La rai­son de cette réunion est que je veux connaître mon en­ne­mi. ” On parle de mes pu­bli­ca­tions et, dans le cours de la conver­sa­tion, je lui sug­gère d’al­ler se rendre à Tam­pa (Flo­ride) pour ren­con­trer le gé­né­ral Que­sa­da et com­prendre comme il avait réus­si à ob­te­nir un close air sup­port ef­fi­cace pen­dant la guerre. La ré­ponse a fu­sé im­mé­dia­te­ment : “I’m not going down to talk to him be­cause he is a trai­tor ! ” (1). Et la réunion s’est ter­mi­née là-des­sus. Qua­rante ans plus tard, le gé­né­ral Pete Que­sa­da était en­core consi­dé­ré comme un traître au sein de l’Air Force en rai­son de sa trop grande proxi­mi­té avec l’Army pen­dant la guerre ! » (1) « Je ne vais pas al­ler lui par­ler parce que c’est un traître ! »

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