Le Figaro Magazine

À New York, les acheteurs FraNçais revieNNeNt eN quête de boNNes aFFaires

Le marché immobilier, éprouvé par la pandémie, a flanché l’année dernière, mais les ventes repartent fort, et les prix ont retrouvé leur niveau de 2019.

- Jorge Carasso

New York is back. Dans les rues de Big apple, on est loin de l’effervesce­nce, mais le bruit des sirènes est revenu, et la vie reprend doucement son cours. avec la réouvertur­e des frontières en novembre, les acheteurs étrangers, et beaucoup de Français, font aussi leur grand retour. « On a une vingtaine de projets d’achat en ce moment, tout arrive en même temps », s’enthousias­me Yann rousseau, à la tête de l’agence Barnes new York. L’année dernière, les prix ont largement vacillé, faute de demande (de – 20 à – 30 % dans le neuf, de – 10 à – 15 % dans l’ancien selon Barnes).

un marché de happy few

« Certains clients ont fait de très bonnes affaires, notamment dans le neuf, où les promoteurs devaient vendre à tout prix dans un marché à l’arrêt », se rappelle l’agent immobilier. mais cette fenêtre s’est peu à peu refermée. Depuis ce début d’année, le marché est reparti tambour battant : près de 4 500 ventes ont été signées à manhattan au troisième trimestre 2021, selon le baromètre immobilier Douglas elliman. Un record en trente ans. Les prix, eux, ont retrouvé leur niveau de 2019. mais acheter à manhattan, où les prix sont parmi les plus élevés du monde, reste un privilège réservé à quelques happy few. Dans le neuf haut de gamme, il faut souvent compter pas moins de 20 000 €/m2. exemple ? Le one Wall Street, tour emblématiq­ue du quartier d’affaires transformé­e en condo de luxe, où les studios – d’au moins 70 m2 – démarrent à 1,15 million d’euros. Quant à l’ancien, il se négocie aussi à des prix médians faramineux dans les quartiers cotés – 3,85 millions d’euros à Hudson Yards, quartier chéri des rois de la tech, 3 millions d’euros à tribeca, chouchou des stars.

Ce regain de forme du marché n’empêche pas les acheteurs de continuer à chercher la perle rare, notamment dans le neuf où l’offre ne manque pas. acheter un programme fraîchemen­t sorti de terre est aussi plus simple lorsqu’on n’a pas de passeport américain. Dans l’ancien, beaucoup d’immeubles sont désormais gérés en coopérativ­es : « Les occupants ont un droit de regard sur les acheteurs. Ils refusent souvent les étrangers », raconte Steve rutter, chef des nouveaux développem­ents chez

Compass real estate.

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