Quand les « monstres » en­combrent les trot­toirs...

La se­maine der­nière, la tra­di­tion­nelle col­lecte des en­com­brants de Gien a fait un ta­bac. Elle se pour­suit cette se­maine dans les vil­lages.

Le Journal de Gien - - La Une - RÉ­MI BICHON

Gros suc­cès de la tra­di­tion­nelle col­lecte des en­com­brants dans les rues de Gien, ces der­niers jours ! Elle se pour­suit dans les com­munes alen­tours. Les ri­ve­rains se dé­bar­rassent d’ob­jets hé­té­ro­clites, pas tou­jours conformes à ce que de­mande le syn­di­cat de col­lecte des dé­chets.

■ Dif­fi­cile d’igno­rer qu’il y avait la col­lecte des en­com­brants la se­maine der­nière à Gien tant les trot­toirs de la ville re­gor­geaient d’ob­jets hé­té­ro­clites, bien loin par­fois des en­com­brants comme le dé­plore le pré­sident du SMICTOM (voir ci­contre). Il est cer­tain que le tou­riste de pas­sage a pu être cho­qué mais les Gien­nois s’en ac­com­modent bien.

Peu de fer­raille

« On trouve de tout, comme une porte de ga­rage en tôle l’an der­nier qui ne ren­trait pas dans la benne », confient JeanC­laude et De­nis, le duo de la so­cié­té SEPUR char­gée de la col­lecte. Pas de perle rare ce­pen­dant pour les éboueurs vu que les en­com­brants sont pas mal fouillés avant leur pas­sage, au­tant par ceux qui le font pour la fer­raille que ceux qui vont ré­cu­pé­rer pour eux­mêmes ou re­vendre sur les vide­gre­niers.

« C’est vrai, il reste peu de fer­raille car ceux qui passent avant nous fouillent tout et tout est épar­pillé, alors on passe du temps à tout ra­mas­ser », confie le duo qui liste aus­si ce qu’ils ont ordre de ne pas col­lec­ter (voir l’en­ca­dré ci des­sous) comme l’élec­tro­mé­na­ger ou les pneus, nom­breux, cette an­née…

« C’est la même benne que celle des or­dures sauf qu’elle est ren­for­cée sur les cô­tés et le fond de la cuve », montre JeanC­laude.

Les en­com­brants sont di­rec­te­ment en­fouis

« Cette an­née, il y a plus d’en­com­brants que d’ha­bi­tude » es­time le duo, « et comme on met plus de temps à ra­mas­ser par quar­tier, les gens en re­mettent dans les rues dé­jà faites, ce qui nous oblige à re­pas­ser comme dans l’ave­nue Jean­Ville­jean ce ma­tin ».

« Quand la benne est pleine, nous al­lons di­rec­te­ment au centre d’en­fouis­se­ment de SaintAi­gnan­des­Gués pour la vi­der : ce ma­tin, elle était rem­plie en trois heures, il y en avait six tonnes », ex­plique Jean­Claude.

« Lors­qu’on met en route le com­pac­teur, il faut faire très at­ten­tion aux éclats de verre avec les baies vi­ trées et les mi­roirs, aux mor­ceaux de chaises en plas­tique qui sont pro­je­tés à plu­sieurs mètres par­fois et même chose pour des éclats de bois des meubles », as­sure le duo qui heu­reu­se­ment n’a ja­mais été bles­sé.

Au­tant qui ne se­ront pas dans la na­ture

Sup­pri­mée chez les voi­sins de Sul­ly­Cha­teau­neuf, cette col­lecte per­dure dans le Gien­nois : « elle rend ser vice », as­sure Alain Bel­lo­ni (voir ci­contre). Et même si cer­tains peuvent dé­plo­rer l’ab­sence de tri avant en­fouis­se­ment, on peut se dire que c’est tou­jours ça qu’on ne re­trou­ve­ra pas en pleine na­ture !

(PHO­TO : RÉ­MI BICHON)

Jean-Claude et De­nis, de la SEPUR, chargent un meuble dans la benne à or­dures.

Les en­com­brants sont en­fouis au centre de Saint-Ai­gnandes-Gués.

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