SOU­VE­NIRS DU MA­NÈGE DELPHINE.

Le Journal du Centre - - Nevers -

VOS RÉ­AC­TIONS.

Suite à l’in­cen­die qui a dé­truit le ma­nège du parc Sa­len­gro, les lecteurs ont été nom­breux à ra­con­ter leurs sou­ve­nirs liés à cette ins­ti­tu­tion, via nos pages Fa­ce­book. Voi­ci quelques té­moi­gnages.

JÉ­RÉ­MIE.

« Mon grand frère était un adepte de ce ma­nège, et moi aus­si quand j’étais en­fant. Je me sou­viens plus de l’an­née pré­ci­sé­ment, mais un jour, dans l’hé­li­co­ptère, j’ai trou­vé un per­son­nage en plas­tique vert re­pré­sen­tant un chef in­dien. Pe­tit, je l’avais ré­cu­pé­ré et mis dans ma poche. De­puis, j’ai gar­dé pré­cieu­se­ment, comme un ca­deau. Dès que je re­voyais cet hé­li­co­ptère, je ne pou­vais m’em­pê­cher de re­pen­ser à ce chef in­dien. De­puis, j’ai gran­di et vieilli (en­fin d’après l’état ci­vil). Mes en­fants ont pris le re­lais pour ten­ter d’at­tra­per le pom­pon. Je leur avais si­gna­lé tout de même de bien re­gar­der dans l’hé­li­co­ptère. On peut par­fois trou­ver des sur­prises… Quand j’ai an­non­cé la mau­vaise nou­velle à mes en­fants, ils étaient dé­çus me de­man­dant quel est l’in­té­rêt de dé­truire un ma­nège… Même en consul­tant mon vieux chef in­dien en plas­tique, je n’ai pas réus­si à leur ré­pondre. » ■

LU­DO­VIC.

« Mes pa­rents m’y em­me­naient, j’avais peut-être 4, 5, 6, 7 ans… Je fai­sais le plus grand bon­heur de mes pa­rents avec le sou­rire d’un en­fant heu­reux. An­née 2010 : c’était la nou­velle gé­né­ra­tion, mon fils de 11 ans main­te­nant qui m’a suc­cé­dé puis ma fille par la suite. Mais comment dire à ma fille qui ai­mait tant ce seul ma­nège per­ma­nent ? Que vont de­ve­nir ces en­fants à qui la tête tourne pour le plai­sir des pa­rents ? Ce fût une belle his­toire de­puis tant d’an­nées, de dé­cen­nies, de gé­né­ra­tions…. J’ai 30 ans. »

« Mon grand-père ha­bi­tait rue de cour­te­nay tout à cô­té et il avait tou­jours des ti­ckets pour ses pe­tits en­fants…..de bons sou­ve­nirs par­ta­gés avec nos cou­sins aus­si. Et en­suite nous sommes de­ve­nus adultes nous em­me­nons nos en­fants ma nièce ! Quel drame, notre ma­nège… » ■

ÉLODIE.

« Quelle tris­tesse et quel gâ­chis. Ce ma­nège re­pré­sente tant pour moi… D’abord lorsque j’étais en­fant, ma grand-mère ma­ter­nelle m’y em­me­nait qua­si­ment tous les sa­me­dis ou mer­cre­dis. J’ado­rais, mais, je n’étais pas très chanceuse puisque je n’étais pas très adroite et donc je n’ar­ri­vais ja­mais à at­tra­per ce sa­ta­né pom­pon, quels bons sou­ve­nirs ! Je suis main­te­nant ma­man de deux en­fants, je n’ha­bite plus la ré­gion mais lorsque mes en­fants sont chez leur grand­mère ma­ter­nelle ou même moi, quand je re­viens pour les va­cances, je ne manque pas de les em­me­ner. Les voir s’amu­ser de­dans me rem­plit d’émo­tion et je me re­pro­jette au­to­ma­ti­que­ment dans le pas­sé en me di­sant qu’à l’époque, je n’au­rais ja­mais ima­gi- né y conduire mes en­fants. » ■

CIN­DY.

« Les di­manches après-mi­di, après l’émis­sion L’école des fans pré­sen­tée par Jacques Mar­tin, nos pa­rents nous em­me­naient ma soeur et moi au parc. Un sou­ve­nir tout par­ti­cu­lier : M. et Mme La­ra­mé pas­saient la cé­lèbre chan­son de Da­ny Brillant « quand je vois tes yeux je suis amou­reux… » et je chan­tais à tue-tête du haut de mes 7 pe­tites an­nées che­vau­chant avec fier­té le gros di­no­saure bleu vio­let. C’est alors que le pom­pon tant at­ten­du ac­cro­ché sur le pe­tit bal­lon gon­flable dé­bou­la de­vant mes yeux, je le sai­si avec rage et fier­té, je le se­couais dans tous les sens afin d’ex­po­ser aux autres bam­bins que je l’avais eu et qu’ils pou­vaient ces­ser de le­ver la tête et tendre les bras. C’est moi qui l’avait… Ma pe­tite soeur qui a vu la scène blot­tie dans la cé­lèbre pe­tite voi­ture rose se mit à pleur­ni­cher, c’est ain­si qu’à la fin du tour mes pa­rents me pro­po­sèrent (pour ne pas dire m’obli­gèrent) de lui cé­der le graal. J’ai pas­sé les cinq mi­nutes sui­vantes as­sise entre mes deux pa­rents sur les chaises en plas­tiques ins­tal­lées tout au­tour du ma­nège à re­gar­der ma soeur s’en­vo­ler dans Mi­ckey… Au­jourd’hui, tra­vaillant à cô­té du parc, j’ai­mais ré­cu­pé­rer ma fille de trois ans chez la nou­nou et l’em­me­ner s’exer­cer à la prise du fa­meux pom­pon. Quelle ne fut pas ma fier­té quand elle l’at­tra­pa pour la pre­mière fois cet hi­ver. »

LA­RA.

« Pre­mier tour de ma­nège pour ma pe­tite Mo­na à 18 mois. De­puis, on y al­lait très ré­gu­liè­re­ment, j’avais des ti­ckets d’avance ! À chaque fois, le ma­nège n’avait même pas dé­mar­ré que ma pe­tite ten­dait dé­jà le bras pour at­tra­per le pom­pon ! Un jour, elle était sur le di­no­saure et elle at­trape le pré­cieux pom­pon. Mais ce­lui-ci glisse par terre ! Pen­dant trois longues mi­nutes, elle a pleu­ré parce que le pom­pon lui avait échap­pé… Il était juste par terre, elle a eu droit à son tour gra­tuit, ouf ! » ■

« Nous ve­nons de Lor­raine et chaque an­née nous pas­sons un week-end à Ne­vers dans notre fa­mille. Ce ma­nège était le pre­mier sur le­quel ma fille est mon­tée. Et à chaque pas­sage dans la Nièvre un tour dans ce ma­nège fai­sait naÎtre un grand sou­rire à notre fille ! » Yo­hann

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.