Sa­rah Des­moules, dé­jà cham­pionne

La Ne­ver­soise Sa­rah Des­moules ac­cu­mule les suc­cès avec son po­ney Tut­ti Quan­ti. À 13 ans, elle a ga­gné, hier, le concours ama­teur avec la ju­ment Une chance.

Le Journal du Centre - - La Une -

ÉQUITATION. Même si Sa­rah Des­moules a rem­por­té, hier, à Ne­vers, le concours de saut d’obs­tacles ama­teur avec la ju­ment Une chance, c’est le couple qu’elle forme avec sa po­nette Tut­ti Quan­ti qui lui a ap­por­té le plus de suc­cès.

Même si Sa­rah Des­moules a rem­por­té, hier ma­tin, au Centre­Ex­po de Ne­vers, le concours de saut d’obs­tacles ama­teur (barres de 1,25 m) en pi­lo­tant la ju­ment Une chance , de l’écu­rie fa­mi­liale, c’est le couple qu’elle forme avec sa po­nette Tut­ti Quan­ti qui lui a ap­por­té le plus de suc­cès et de sa­tis­fac­tion.

Vraie en­fant de la balle, avec un père, Ro­drigue Des­moules, et une mère, San­dra Hei­ne­mann, pro­prié­taires du po­ney club de Tran­gy, Sa­rah est mon­tée pour la pre­mière fois sur un po­ney à deux ans et a com­men­cé les com­pé­ti­tions à quatre même si « mes pa­rents ne m’ont ja­mais for­cé, c’est moi qui vou­lais tout sim­ple­ment faire comme eux », pré­cise la ca­va­lière au­jourd’hui âgée de 13 ans. La col­lé­gienne en qua­trième au col­lège des Cour­lis, en sec­tion che­val avec ho­rai­ res amé­na­gés, a choi­si le saut d’obs­tacles presque par dé­faut. « Le cross est une dis­ci­pline qui me fait peur, sans doute à tort, et je m’en­nuie ter­ri­ble­ment en dres­sage. Et puis j’aime le saut d’obs­tacles c’est là où je suis la meilleure et la plus à l’aise. »

La ren­contre avec sa po­nette de coeur s’est faite en no­vembre 2014 quand la pro­prié­taire de l’éle­vage du Mys­tère, dans le Puy de Dôme, Lucie Le­long, dé­ce­lant des ca­pa­ci­tés in­té­res­santes chez la jeune pi­lote, a dé­ci­dé d’in­ves­tir pour elle sur une po­nette de 7 ans, Tut­ti Quan­ti . « On a très vite ap­pris à se connaître, on se voyait dé­jà tout le temps, et l’été d’après, en 2015, on a été cham­pionne de France », se re­mé­more la pe­tite ve­dette des boxes, entre deux fé­li­ci­ta­tions de ses concur­rents mal­heu­reux du ma­tin.

Une tendre com­pli­ci­té unie la jeune fille et sa mon­ture de­puis ce temps, à tel point que l’os­mose par­faite semble avoir été trou­vée. « On se connaît par coeur toutes les deux. Hier, par exemple, j’étais bien ma­lade, Tut­ti Quan­ti a tout fait pour que ça se passe bien, elle est res­tée concen­trée et a qua­si­ment fait tout toute seule. Au­jourd’hui, elle me sait en pleine forme et va tout don­ner pour me faire plai­sir en al­lant vite et en sau­tant bien. C’est une po­nette de ca­rac­tère mais qui est tou­jours vo­lon­taire au tra­vail. Je suis obli­gé de la faire tra­vailler tous les jours, parce que, quand elle se re­pose, elle boîte », ana­lyse Sa­rah pleine d’émo­tion dans la voix même si elle n’hé­site pas à faire preuve d’au­to­ri­té pour cal­mer un ani­mal im­pa­tient d’in­ves­tir la piste pour sau­ter des barres, son passe­temps fa­vo­ri.

Avec dé­jà trois sé­lec­tions in­ter­na­tio­nales à son ac­tif, avec une vic­toire par équipe à un Grand Prix des Na­tions cette an­née, en Ita­lie, et une vic­toire in­di­vi­duelle en Al­le­magne, en po­ney, et la par­ti­ci­pa­tion au Grand Prix de Fon­tai­ne­bleau en ca­té­go­rie Chil­dren (che­val), la Ne­ver­soise ne pense pas faire du saut d’obs­tacles un mé­tier. « Le saut d’obs­tacles est très dur phy­si­que­ment, je ne crois pas que je pour­rais te­nir et puis c’est un peu la lo­te­rie. Être bonne ca­va­lière, sa­voir bien mon­ter, ne suf­fit pas. Il faut aus­si avoir la chance de tom­ber sur de très bons che­vaux. Peut­être que je tra­vaille­rai avec les che­vaux, mais c’est trop tôt pour pou­voir l’af­fir­mer. »

Le prix à payer pour l’ins­tant pour se main­te­nir dans le haut ni­veau de sa ca­té­go­rie est le tra­vail quo­ti­dien, jus­qu’à 6 heures pas jour, et des dé­pla­ce­ments tous les wee­kends pour les concours où elle en­chaîne les montes pour faire pro­gres­ser les po­neys et jeunes che­vaux du po­ney­club de Tran­gy. Vi­si­ble­ment heu­reuse de ce train de vie, un seul mo­teur semble ha­bi­ter Sa­rah : « La pas­sion des che­vaux. J’adore mon­ter à che­val, c’est du pur plai­sir, et, quoi­qu’il se passe, je pense que je n’ar­rê­te­rai ja­mais ». ■

PHOTO FRED LON­JON

JEUNE. Sa­rah Des­moules a dé­jà ga­gné des com­pé­ti­tions in­ter­na­tio­nales.

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