La vie tout en­tière tour­née vers la mine dès l’en­fance

Le Journal du Centre - - Enseignes D'antan -

Mal­gré la dif­fi­cul­té de leur tra­vail, les mi­neurs ne se plai­gnaient pas. Cer­tains disent en­core au­jourd’hui : c’était bien. Le tra­vail au fond de la mine s’ac­com­plis­sait par mé­tier, nom­breux, cha­cun le sien mais en toute solidarité. À la sur­face, il y avait les femmes et les en­fants. Les femmes, qui tra­vaillaient, triaient et la­vaient le char­bon. Les en­fants eux, al­laient à l’école. À l’école Schnei­der, gra­tui­te­ment. Tous les en­fants de mi­neurs sa­vaient lire et écrire, bien avant que l’école ne soit obli­ga­toire. Et tous, ou presque, avaient hâte de des­cendre tra­vailler à la mine comme leur père. À 10 ans. Plus tard, ils de­vaient avoir ob­te­nu leur CAP (photo Mu­sée) pour tra­vailler à la mine. CAP qu’ils pré­pa­raient à l’école Schnei­der. On gar­dait les meilleurs pour en faire des in­gé­nieurs, ame­nés à être fort utiles, en­suite, pour la mine. C’est dans cet état d’es­prit de pa­ter­na­lisme à la Schnei­der, qui gé­rait même les mo­ments fes­tifs, que se dé­rou­lait la vie, à La Mac­hine. ■

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