Le point sur le cré­dit et les as­su­rances

Le Monde du Plein Air - - CARAVANE -  Par Gé­ral­dine Ba­rasse

Vous vi­si­te­rez peut-être bien­tôt un des nom­breux sa­lons de vé­hi­cules de loi­sirs qui ponc­tuent l’au­tomne. L’oc­ca­sion, pour vous, de rê­ver, de vous pro­je­ter, de vous dire « pour­quoi pas? », bref: l’oc­ca­sion de fran­chir le pas. Pour nous, que vous ache­tiez sur une foire, un sa­lon ou dans une conces­sion, c’est l’oc­ca­sion de faire le point sur deux élé­ments es­sen­tiels: le fi­nan­ce­ment et l’as­su­rance. Et pour­quoi pas ache­ter à cré­dit ?

Parce que ce­la per­met de conser­ver ses éco­no­mies. Pour­quoi fau­drait-il se dé­par­tir des 22 860 eu­ros de cette ca­ra­vane fa­mi­liale Ca­ra­ve­lair Al­le­gra 536, par exemple, alors que l’on peut en pro­fi­ter pour quelques cen­taines d’eu­ros par mois et ce sans ap­port ? Ache­ter à cré­dit c’est conser­ver son épargne sans se pri­ver de par­tir en va­cances en fa­mille : l’ar­gent ain­si conser­vé pour­ra ser­vir à faire face à un im­pré­vu ou à ai­der un proche. Parce qu’il existe un type de prêt fait pour ça Le prêt per­son­nel est fait pour mettre à dis­po­si­tion de l’ar­gent fa­ci­le­ment et ra­pi­de­ment. Les prêts des­ti­nés à fi­nan­cer l’ac­qui­si­tion d’une ca­ra­vane – neuve ou d’oc­ca­sion – entrent dans cette ca­té­go­rie, au même titre que ceux contrac­tés pour toute autre rai­son liée à la consom­ma­tion. Car c’est là le grand avan­tage du prêt per­son­nel : pas be­soin d’un jus­ti­fi­ca­tif d’uti­li­sa­tion, l’em­prun­teur est libre de faire ce qu’il veut avec les fonds ob­te­nus Néan­moins, at­ten­tion : tout cré­dit en­gage l’em­prun­teur et doit être rem­bour­sé. Parce que les condi­tions du prêt sont at­trayantes De ma­nière gé­né­rale, les or­ga­nismes de cré­dit pro­posent de prê­ter – avec ou sans ap­port – jus­qu’à 75 000 eu­ros, rem­bour­sables sur mi­ni­mum 12 mois. Au maxi­mum, la du­rée de rem­bour­se­ment va­rie d’un or­ga­nisme à l’autre, 60, 72, 84 mois (…), l’Ins­ti­tut Na­tio­nal de la Consom­ma­tion (www.inc-conso.fr) n’in­di­quant pas de du­rée maxi­male. Autre point in­té­res­sant, le taux d’in­té­rêt : il est fixe, stable et ga­ran­ti par l’or­ga­nisme de cré­dit. Il dé­pend du mon­tant du ca­pi­tal rem­bour­sé à chaque men­sua­li­té ain­si que de la du­rée du cré­dit : quel que soit le mon­tant em­prun­té, de pe­tites men­sua­li­tés sup­posent une du­rée de rem­bour­se­ment longue et donc un taux d’in­té­rêt éle­vé. A l’in­verse, de grosses men­sua­li­tés sur une du­rée courte voient s’ap­pli­quer un taux d’in­té­rêt plus mo­deste. Les taux d’in­té­rêt peuvent va­rier d’un éta­blis­se­ment à l’autre, tout comme les frais liés à la mise en place du cré­dit. Tous les or­ga­nismes de fi­nan­ce­ment af­fichent un « taux an­nuel ef­fec­tif ga­ran­ti » (TAEG), sorte de taux d’in­té­rêt « stan­dar­di­sé », qui per­met de com­pa­rer plus fa­ci­le­ment les dif­fé­rentes offres. A titre d’exemple, et après avoir consul­té quelques or­ga­nismes de cré­dit si l’on em­prunte 23 000 eu­ros sur cinq ans pour fi­nan­cer l’achat de l’Al­le­gra 536,

on ob­tient en moyenne des men­sua­li­tés de 420 eu­ros (hors as­su­rances), pour un TAEG de 3,8 % et un coût to­tal de 25 200 eu­ros.

Parce que c’est sé­cu­ri­sant

La plu­part des cré­dits peuvent bé­né­fi­cier, en op­tion, d’une as­su­rance per­met­tant de con­ti­nuer à ré­gler les men­sua­li­tés en cas de chô­mage, d’in­ca­pa­ci­té tem­po­raire de tra­vail, de perte d’au­to­no­mie ou de dé­cès. Cer­tains or­ga­nismes pro­posent éga­le­ment des as­su­rances per­met­tant de se ga­ran­tir contre le vol ou les pannes. Mais la vraie sé­cu­ri­té ap­por­tée par le cré­dit, c’est que son sous­crip­teur, à par­tir du mo­ment où il a si­gné le contrat, dis­pose d’un dé­lai de ré­trac­ta­tion, que la Loi relative à la Consom­ma­tion de 2014 (dite « Loi Ha­mon ») a pas­sé de 7 à 14 jours. At­ten­tion, il s’agit de jours ca­len­daires (di­manches et jours fé­riés comptent !). Sous 14 jours, le consom­ma­teur peut se ré­trac­ter sans jus­ti­fi­ca­tion. En prin­cipe, un for­mu­laire des­ti­né à cet ef­fet doit être joint au contrat de prêt : c’est ce for­mu­laire qu’il faut en­voyer au pré­teur, rem­pli, da­té et si­gné, au plus tard le der­nier jour du dé­lai de ré­trac­ta­tion. Ain­si, seul l’achat à cré­dit donne, de fait, un dé­lai de ré­flexion lorsque l’on achète une ca­ra­vane et no­tam­ment sur une foire ou un sa­lon.

As­su­rer sa ca­ra­vane, une obli­ga­tion… In­dis­pen­sable !

Se­lon l’ar­ticle L211-1 du Code des As­su­rances, une ca­ra­vane doit être as­su­rée, afin de ga­ran­tir la res­pon­sa­bi­li­té ci­vile

de « toute per­sonne ayant la garde ou la conduite, même non au­to­ri­sée, du vé­hi

cule ». Par ailleurs, si le code in­dique que cette as­su­rance est in­dis­pen­sable dans le cadre d’une mise en cir­cu­la­tion, il ne men­tionne pas qu’elle est dis­pen­sable dans le cas où la ca­ra­vane est fixe. Dans tous les cas, donc, il faut être as­su­ré.

Quelle as­su­rance ?

Une ca­ra­vane bé­né­fi­cie d’of­fice et gra­tui­te­ment de la res­pon­sa­bi­li­té ci­vile du vé­hi­cule trac­teur, à condi­tion, bien en­ten­du, qu’elle soit men­tion­née sur le contrat d’as­su­rance de l’au­to, ce qu’il faut tou­jours faire, même si le PTAC de la ca­ra­vane est in­fé­rieur ou égal à 500 kg. Si le PTAC est su­pé­rieur à 500 kg, la ca­ra­vane doit éga­le­ment avoir sa plaque d’im­ma­tri­cu­la­tion et sa carte grise.

Une ca­ra­vane bien fi­nan­cée – sans se rui­ner – et sur­tout bien as­su­rée : voi­la de quoi pas­ser des va­cances tran­quilles au cam­ping !

Lorsque l’on se dé­cide pour l’achat à cré­dit, il est pri­mor­dial de pré­voir le coût men­suel de ce­lui- ci dans son bud­get.

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