Cer­taines com­pa­gnies d’as­su­rances fac­turent éga­le­ment des frais lors­qu’un épar­gnant réa­lise des arbitrages pour chan­ger de sup­port d’in­ves­tis­se­ment au sein de son contrat

Le Nouvel Économiste - - DOSSIERS -

D’après la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de l’as­su­rance (FFA), le ren­de­ment des fonds eu­ros des contrats d’as­su­rance-vie est res­sor­ti en moyenne à 1,8 % en 2017. Bien évi­dem­ment, ces chiffres s’en­tendent net de frais de ges­tion. En ef­fet, pour gé­rer les avoirs des épar­gnants via ce sup­port d’in­ves­tis­se­ment, “les com­pa­gnies d’as­su­rances fac­turent des frais de ges­tion an­nuels al­lant jus­qu’à 1,2 % par an”, rap­pelle Gilles Bel­loir, di­rec­teur gé­né­ral de Pla­ce­ment-di­rect.fr. Ce qui re­pré­sente une part non né­gli­geable du ren­de­ment fi­nal at­ter­ris­sant dans la poche des as­su­rés.

Mais ce n’est tout. Au mo­ment de la sous­crip­tion du contrat, cer­taines com­pa­gnies d’as­su­rances n’hé­sitent pas à ap­pli­quer une com­mis­sion, al­lant jus­qu’à plu­sieurs pour­cents, sur les mon­tants ver­sés par les épar­gnants. Du coup, compte te­nu de la fai­blesse ac­tuelle des ren­de­ments ser­vis par les fonds eu­ros aux as­su­rés, il est par­fois né­ces­saire de pa­tien­ter plu­sieurs an­nées avant de com­men­cer à ga­gner vé­ri­ta­ble­ment de l’ar­gent. Ceux qui au­raient dé­ci­dé de pla­cer l’in­té­gra­li­té de leurs avoirs sur les uni­tés de compte (UC) sont lo­gés à la même en­seigne. Du reste, ils payent éga­le­ment des frais de ges­tion – gé­né­ra­le­ment équi­va­lents à ceux du fonds en eu­ros – pré­le­vés chaque an­née par l’as­su­reur, aux­quels s’ajoutent ceux pré­le­vés par les SGP gé­rant les UC, même si ces der­niers semblent in­do­lores car di­rec­te­ment pré­le­vés sur la va­leur li­qui­da­tive des fonds com­mu­ni­quée aux clients.

De quoi sé­rieu­se­ment écor­ner le ren­de­ment fi­nal per­çu par les as­su­rés, sur­tout lorsque l’on sait que cer­taines com­pa­gnies d’as­su­rances fac­turent éga­le­ment des frais lors­qu’un épar­gnant réa­lise des arbitrages pour chan­ger de sup­port d’in­ves­tis­se­ment au sein de son contrat. Ce­ci ex­plique pour­quoi de­puis le dé­ve­lop­pe­ment d’In­ter­net dans les an­nées 2000, de plus en plus d’in­ter­mé­diaires fi­nan­ciers pro­posent de sous­crire des contrats d’as­su­rance-vie en ligne en cas­sant les prix.

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