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Maire de Hyères, à pro­pos des parcs na­tio­naux

Le Nouvel Économiste - - Entretien -

Les 10 parcs na­tio­naux sont “en dan­ger”. Ils s’in­ter­rogent avec gra­vi­té sur leur ave­nir, re­dou­tant d’être trai­tés “comme des es­paces pro­té­gés comme les autres”. À l’ori­gine de leur in­quié­tude, l’ab­sorp­tion de leur tête de ré­seau “Parcs na­tio­naux de France” au sein de l’Agence fran­çaise pour la bio­di­ver­si­té (AFB) créée au dé­but 2017. “L’AFB, dé­diée à la pro­tec­tion de la di­ver­si­té, n’a pas vo­ca­tion à dé­fendre les pay­sages d’ex­cep­tion et l’al­liance homme-na­ture qui sont les deux autres rai­sons d’être des Parcs na­tio­naux”, pointe Jean-Pierre Gi­ran, l’ac­tuel maire de Hyères qui fut pré­sident de “Parcs na­tio­naux de France” entre 2006 et 2012, après avoir été rap­por­teur de la loi de 2006 qui porte son nom sur la gouvernance ré­no­vée des parcs. C’est à l’es­prit même des Parcs na­tio­naux – en par­ti­cu­lier cette co­ha­bi­ta­tion si par­ti­cu­lière des hommes et de la na­ture, en­semble à la fois “cultu­rel” et “na­tu­rel” – que cette ba­na­li­sa­tion me­nace de por­ter at­teinte, re­prend l’édile, qui mi­lite pour la créa­tion d’une Agence fran­çaise des pay­sages. Sous l’égide de cette AFP se cô­toie­raient tous or­ga­nismes dont la vo­ca­tion est “de pro­té­ger, de par­ta­ger, de va­lo­ri­ser des ter­ri­toires ex­cep­tion­nels ou re­mar­quables” tout en ren­for­çant le né­ces­saire “leadership” des parcs na­tio­naux. l’Agence fran­çaise pour la bio­di­ver­si­té (AFB), qui a re­grou­pé, pour ne pas dire ab­sor­ber, l’Of­fice na­tio­nal de l’eau et des mi­lieux aqua­tiques (One­ma), l’Agence des aires ma­rines pro­té­gées, l’Ate­lier tech­nique des es­paces na­tu­rels (Aten) et Parcs na­tio­naux de France. Quant aux 10 parcs na­tio­naux, il leur a été pro­po­sé d’éta­blir, avec l’AFB, une conven­tion de rat­ta­che­ment aux mo­da­li­tés es­sen­tiel­le­ment tech­niques, scien­ti­fiques et comp­tables.

Certes, on veut les as­so­cier. Mais quand on ob­serve que quatre co­mi­tés d’orien­ta­tion (outre-mer, eau, mer lit­to­ral, mi­lieux ter­restres) et une com­mis­sion (aires pro­té­gées) ont été créés sans qu’un res­pon­sable de parc na­tio­nal ne s’en voie confier la pré­si­dence, on peut dou­ter. À tout le moins, les parcs na­tio­naux ayant per­du leur tête de ré­seau, “Parcs na­tio­naux de France”, il est lé­gi­time qu’ils s’in­ter­rogent au­jourd’hui sur leur ave­nir.

Leur créa­tion est an­cienne et leur his­toire riche. Si l’idée même de parc na­tio­nal est née aux États-Unis en 1832, c’est en 1872 qu’est créé le pre­mier parc na­tio­nal, tou­jours aux États-Unis, le parc de Yel­lows­tone.

Dans un uni­vers si­non dé­ser­tique, du moins in­ha­bi­té, le concept de ca­thé­drale de la na­ture, si­non de ter­ri­toire sous cloche, était né.

En France, il fal­lut at­tendre 1960 pour que leur sta­tut émerge, avant que naissent en 1963 les parcs de laVa­noise et ce­lui de PortC­ros. Cinq parcs na­tio­naux sui­vront : les Py­ré­nées, les Cé­vennes, les Écrins, le Mer­can­tour et la Gua­de­loupe. Conçus comme des parcs tant cultu­rels que na­tu­rels, les parcs à la fran­çaise se dis­tinguent alors par la pré­sence d’une po­pu­la­tion ré­si­dente certes rare, mais aux usages af­fir­més. Chas­seurs, pê­cheurs, skieurs, tou­ristes, ber­gers veulent y être consi­dé­rés et res­pec­tés. La re­la­tion homme-na­ture est au coeur des dé­bats par­fois en­flam­més qui vont jon­cher leur his­toire. Car un parc na­tio­nal “à la fran­çaise” n’est le mo­no­pole de per­sonne. On ne peut ex­clure qui­conque de la fré­quen­ta­tion du rare et du beau ; mais per­sonne, non plus, ne peut ac­cep­ter d’en voir l’es­sence al­té­rée.

Émile Ley­naud ex­pri­mait ce dé­fi en des termes élo­quents : “faire en sorte que le ter­ri­toire des autres de­vienne le ter­ri­toire de tous”. Cette contra­dic­tion ap­pa­rente est au coeur de la po­li­tique d’un parc na­tio­nal.Vé­ri­table phare de la na­ture, il ne peut qu’at­ti­rer. Au-de­là des au­toch­tones qui en sont, par leurs tra­di­tions, leurs ac­ti­vi­tés, leurs usages, un élé­ment consti­tu­tif au même titre que la faune ou la flore, pro­me­neurs, ci­ta­dins et

tou­ristes viennent ali­men­ter une fré­quen­ta­tion tou­jours sou­hai­table mais sou­vent ju­gée dan­ge­reuse.

Or un parc na­tio­nal a une mis­sion d’exem­pla­ri­té, de sym­bole, de ré­fé­rence, de pé­da­go­gie. Il existe par lui-même, mais pas pour lui-même. Il doit per­mettre à ceux qui le dé­couvrent de de­ve­nir plus concer­nés, plus at­ten­tifs, plus res­pon­sables. Grâce aux parcs na­tio­naux, par conta­mi­na­tion ver­tueuse, tout un peuple d’ama­teurs res­pec­tueux de la na­ture qui doit naître et pros­pé­rer. La fré­quen­ta­tion ne doit donc pas être em­pê­chée ni re­dou­tée, mais bien da­van­tage ré­gu­lée et maî­tri­sée. Le parc ne doit pas être in­ter­dit mais ré­gle­men­té. Ses di­rec­tives ne doivent pas être sim­ple­ment im­po­sées mais aus­si ex­pli­quées.

Pé­da­go­gique, sa ges­tion doit per­mettre de conci­lier le res­pect de la na­ture et l’amour que lui portent les hommes. Le parc existe pour créer des liens, pour don­ner du sens à nos es­paces comme à nos actes. Il sa­tis­fait une exi­gence de beau­té et d’es­thé­tique si né­ces­saire à des so­cié­tés où le “ma­té­riel” tente de régner sans par­tage.

Aus­si, un parc na­tio­nal ne peut-il être une église peu­plée de prêtres culti­vant des dogmes. Il doit s’af­fir­mer comme un lieu de par­tage où s’im­pose le res­pect, se pro­page l’éthique, s’éveille la cu­rio­si­té !

Le parc doit ten­ter de sé­duire plus que de contraindre car, n’ap­par­te­nant à per­sonne, il doit faire en sorte que cha­cun s’en sente per­son­nel­le­ment res­pon­sable.

Nou­velle donne lé­gis­la­tive en 2006

Pour­tant, à la fin des an­nées 90, les parcs na­tio­naux ont per­du de leur vi­ta­li­té et de leur at­trait. Lors de la mis­sion que j’ef­fec­tue en 2003, do­minent un sen­ti­ment d’ex­pro­pria­tion ré­gle­men­taire chez les élus, la ré­pu­gnance pour les ha­bi­tants à ac­cep­ter un droit dé­ro­ga­toire au droit com­mun, la sus­pi­cion des as­so­cia­tions quant à la vo­lon­té des édiles de pré­ser­ver la bio­di­ver­si­té, la confu­sion ad­mi­nis­tra­tive… Bref ! Les parcs vé­gètent et n’ont pas sou­vent bonne presse.

La loi de 2006, dont j’ai eu l’hon­neur d’être le rap­por­teur et qui fut vo­tée à l’una­ni­mi­té à l’As­sem­blée na­tio­nale, al­lait chan­ger la donne.

Une nou­velle gouvernance plus ou­verte aux élus et aux ha­bi­tants était conçue pour per­mettre de sub­sti­tuer un dé­sir d’ap­pro­pria­tion au sen­ti­ment d’ex­pro­pria­tion. Le pré­sident du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de­ve­nait un élu au cô­té du di­rec­teur nom­mé par le mi­nis­tère. L’équi­libre entre le lo­cal et le na­tio­nal était ain­si ins­tau­ré.

La créa­tion d’un Conseil éco­no­mique, so­cial et cultu­rel al­lait conduire la po­pu­la­tion lo­cale à ex­pri­mer ses at­tentes et ses sug­ges­tions.

Les gardes-mo­ni­teurs, de simples gardes, al­laient de­ve­nir da­van­tage mo­ni­teurs fai­sant par­ta­ger à tous ce qu’ils conti­nuaient à pro­té­ger.

Le ter­ri­toire ne se­rait plus un sanc­tuaire ré­ser­vé aux cher­cheurs et aux spé­cia­listes, puis­qu’au coeur du parc très pro­té­gé ve­nait s’ad­joindre une aire d’adhé­sion où chartes, contrats et en­ga­ge­ments de bonne conduite dé­mon­tre­raient qu’un parc n’était plus sim­ple­ment une contrainte mais un pro­jet col­lec­tif. En d’autres mots, l’“es­prit parc”, le ca­rac­tère du parc, de­ve­naient aus­si im­por­tants que la seule ap­proche ré­gle­men­taire et scien­ti­fique.

Même si l’ap­pli­ca­tion de la loi de 2006 a ra­vi­vé les dé­bats, elle a per­mis d’étendre le ter­ri­toire des parcs, de créer trois nou­veaux parcs na­tio­naux (parc des Ca­lanques, parc ama­zo­nien de Guyane, parc de la Réunion) et sur­tout de les mettre au coeur des po­li­tiques pu­bliques.

À titre d’exemple, le parc de Port-Cros, qui se ré­su­mait aux 600 hec­tares de cette île pa­ra­di­siaque, couvre dé­sor­mais Por­que­rolles, l’en­semble du lit­to­ral hyé­rois et les villes voi­sines du Pra­det, de la Garde, de la Croix Valmer et de Ra­ma­tuelle… en at­ten­dant plus !

N’est-ce pas le signe de la réus­site des parcs na­tio­naux que de voir dé­sor­mais éclore des “marques parc” ou des “la­bels parc” re­cher­chés dé­sor­mais par des ac­teurs éco­no­miques qui, avant 2006, les com­bat­taient ? D’ad­ver­saires, les parcs sont dé­sor­mais

L’ave­nir des parcs na­tio­naux nous ap­pa­raît au mieux in­cer­tain, au pire en dan­ger”

sou­vent consi­dé­rés par les pro­fes­sion­nels comme des vec­teurs de pro­mo­tion d’un tou­risme du­rable. Quel suc­cès quand le coeur et la rai­son fi­nissent par conver­ger !

Une di­ver­si­té ex­tra­or­di­naire

Les dix parcs na­tio­naux fran­çais frappent en outre par leur ex­tra­or­di­naire di­ver­si­té. Parcs de mon­tagne, les Écrins, la Va­noise, le Mer­can­tour et les Py­ré­nées nous font prendre conscience qu’avant d’ar­ri­ver aux cimes en­nei­gées des som­mets, nous de­vons tra­ver­ser de nom­breuses val­lées où se sont ni­chés des hommes, leurs fa­milles, leurs usages et leurs tra­di­tions. Les uns sont res­tés dans une ru­ra­li­té où les ber­gers règnent en maîtres ; d’autres sont dé­sor­mais sous la pres­sion du tou­risme hi­ver­nal et des sta­tions de ski ; mais tous sont ar­dem­ment at­ta­chés à ne pas di­la­pi­der le tré­sor que la na­ture et leurs an­cêtres leur ont lé­gué.

Parcs ma­rins comme Port-Cros et les Ca­lanques, au bord de cette Mé­di­ter­ra­née ex­po­sée à tous les dan­gers de la sur-fré­quen­ta­tion, mais qui a su pré­ser­ver ici et là, l’azur de ses eaux et le charme de ses côtes. Parcs ul­tra­ma­rins, tels La Réunion, La Gua­de­loupe et La Guyane, qui nous rap­pellent op­por­tu­né­ment que la France est la deuxième puis­sance ma­ri­time du monde et que les fo­rêts en­dé­miques qu’ils abritent re­cèlent une bio­di­ver­si­té riche et unique. Parc de moyenne mon­tagne en­fin, comme les Cé­vennes, dont les hautes terres consti­tuent de vé­ri­tables bal­cons sur la Mé­di­ter­ra­née. Leur taille est très va­riable, de Port-Cros qui comp­tait seule­ment 600 hec­tares avant 2006 au parc ama­zo­nien de Guyane et ses près de 4 mil­lions d’hec­tares !

Leur si­tua­tion géo­gra­phique est sans rap­port se­lon qu’il s’agit d’un parc pé­ri­ur­bain, comme le parc des Ca­lanques de Mar­seille, ou d’un parc fait de cirques et de vol­cans comme ce­lui de la Réunion. Mais ce qui fait leur point com­mun, au-de­là de leur di­ver­si­té, c’est leur ca­rac­tère d’ex­cep­tion et leur am­bi­tion d’être dignes de la re­con­nais­sance qu’ils ont ob­te­nue de l’Union in­ter­na­tio­nale pour la conser­va­tion de la na­ture (UICN).

La re­mise en cause d’une gouvernance ori­gi­nale

C’est dire que la dé­gra­da­tion de l’image des parcs au­jourd’hui peut sur­prendre et dé­ce­voir, re­met­tant en cause des an­nées de lutte et de com­pro­mis. Leurs moyens fi­nan­ciers sont pour le moins comp­tés au mo­ment où leurs mis­sions comme leur ter­ri­toire se sont éten­dus. Leur gouvernance ori­gi­nale et par­ta­gée est re­mise en cause par une ap­proche trop ad­mi­nis­tra­tive.

Là où Parcs na­tio­naux de France, éta­blis­se­ment pu­blic de coor­di­na­tion, as­su­rait leur pro­mo­tion, leur rayon­ne­ment et fai­sait vivre un “es­prit parc”, les voi­là dis­per­sés, au risque d’être en­glo­bés dans une tech­no­struc­ture, l’AFB, dont les autres membres ne par­tagent pas les mêmes prio­ri­tés. L’One­ma, l’Aten, les Aires ma­rines pro­té­gées n’ont pas de ter­ri­toire, ou bien quand elles en ont un, ne re­censent pas d’hommes sur leur ter­ri­toire. Et qu’on ne nous dise pas que les 10 parcs na­tio­naux coûtent cher quand on com­pare leur bud­get glo­bal (60 mil­lions d’eu­ros) au bud­get conso­li­dé de l’AFB (220 mil­lions d’eu­ros).

Les parcs na­tu­rels ré­gio­naux, à ne pas confondre avec les parcs na­tio­naux, semblent mieux consi­dé­rés, sans doute aidés par le por­tage po­li­tique d’élus lo­caux se consti­tuant des fiefs.

Le Conser­va­toire du lit­to­ral est épar­gné et reste in­dé­pen­dant de l’AFB, comme si son sta­tut de pro­prié­taire fon­cier condui­sait à igno­rer que ses pro­prié­tés se si­tuent très sou­vent dans les es­paces des parcs na­tio­naux.

L’ave­nir des Parcs na­tio­naux nous ap­pa­raît donc au mieux in­cer­tain, au pire en dan­ger.

Pour une Agence fran­çaise des pay­sages

Les parcs na­tio­naux doivent re­trou­ver leur leadership. Certes, la mu­tua­li­sa­tion des fonc­tions tech­niques au sein de l’AFB ne pose pas de pro­blème. Mais pour­quoi les avoir sé­pa­rés de “Parcs na­tio­naux de France ?” Pour­quoi ne pas créer une “Agence fran­çaise des pay­sages” où la di­men­sion em­blé­ma­tique des parcs pour­rait s’af­fir­mer ? Ils pour­raient y cô­toyer les parcs na­tu­rels ré­gio­naux, les Grands sites de France, le Conser­va­toire du lit­to­ral, tous or­ga­nismes dont la vo­ca­tion est de pro­té­ger, de par­ta­ger, de va­lo­ri­ser des ter­ri­toires ex­cep­tion­nels ou re­mar­quables.

Ce­la per­met­trait d’ailleurs d’évi­ter les re­don­dances et les mil­le­feuilles qui en­combrent si sou­vent la ges­tion lo­cale. Quand sur un même ter­ri­toire co­existent, par exemple, un Parc na­tio­nal, le Conser­va­toire du lit­to­ral et une Opé­ra­tion Grand site (OGS), on se de­mande sou­vent si la charte éta­blie par le parc ne ré­sout pas beau­coup des ques­tions po­sées dans l’OGS pour per­mettre un usage sobre d’un es­pace d’ex­cep­tion, qui est d’ailleurs pro­prié­té du Conser­va­toire ! Comment ne pas sou­hai­ter ap­pro­fon­dir et har­mo­ni­ser le dia­logue né­ces­saire entre ces dif­fé­rentes ins­ti­tu­tions ? Comment ima­gi­ner qu’elles n’or­ga­nisent pas, en­semble, des cam­pagnes com­munes de sen­si­bi­li­sa­tion et de pro­mo­tion ? Comment ne pas as­so­cier ceux qui tra­vaillent dans le même es­prit et pour le même pay­sage ?

On me di­ra que la na­ture or­di­naire est aus­si im­por­tante que la na­ture ex­tra­or­di­naire. Nous en conve­nons. Mais n’est-ce pas la vue de la vir­gi­ni­té des Écrins, de la pu­re­té des eaux de Port-Cros, des es­paces in­fi­nis des pla­teaux cé­ve­nols, de la pro­fon­deur des val­lées py­ré­néennes qui ins­pi­re­ra cha­cun, dans sa ville, son vil­lage ou son jar­din, à faire de l’en­vi­ron­ne­ment sa prio­ri­té ? Per­met­tons-nous une mé­ta­phore spor­tive : le sport d’élite ne s’op­pose pas au sport de masse ; il l’en­gendre. N’est-ce pas du fait de l’ad­mi­ra­tion por­tée à nos cham­pions que notre jeu­nesse s’oriente vers le sport que ses idoles font briller ?

Les parcs na­tio­naux peuvent et doivent aus­si ser­vir d’exemple à tous les ci­toyens. En­fin, que se­rait la France sans ses grands pay­sages ? Ils par­ti­cipent plei­ne­ment à notre ré­cit na­tio­nal.

La France, certes, c’est Cha­teau­briand et Hu­go ; Louis XIV et De Gaulle… mais c’est aus­si les Alpes et la Mé­di­ter­ra­née. Alors, il est temps de créer cette Agence Fran­çaise des Pay­sages avec les Parcs na­tio­naux en fi­gure de proue. Ce n’est pas une ques­tion d’ar­gent, même si re­don­ner l’es­poir et la fier­té, ce­la n’a pas de prix.

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