SCPI de ren­de­ment, les charmes d’un ac­tif ré­si­lient

Avec un ren­de­ment moyen de 4,43 % en 2017, ce pro­duit de pla­ce­ment sé­duit tou­jours plus d’épar­gnants

Le Nouvel Economiste - - La Une - JESSICA BERTHEREAU

En 2017, la col­lecte nette des SCPI Im­mo­bi­lier d’en­tre­prise a at­teint un nou­veau re­cord, à plus de 6 mil­liards d’eu­ros. Ce pro­duit per­met­tant d’in­ves­tir dans la pierre sans les contraintes de la ges­tion lo­ca­tive plaît aux épar­gnants, qui y voient un ac­tif ré­si­lient of­frant une bonne prime de risque, même s’il ne ga­ran­tit pas le ca­pi­tal in­ves­ti. Pour les so­cié­tés de ges­tion, qui an­ti­cipent une col­lecte lé­gè­re­ment moindre cette an­née, le dé­fi est de trou­ver des ac­tifs de qua­li­té sur un mar­ché de plus en plus com­pé­ti­tif. Cer­taines optent pour la di­ver­si­fi­ca­tion, dans les éta­blis­se­ments de san­té ou le ré­si­den­tiel. D’autres passent les fron­tières et vont in­ves­tir à l’étran­ger, no­tam­ment en Al­le­magne.

Les so­cié­tés ci­viles de pla­ce­ment im­mo­bi­lier (SCPI) n’en fi­nissent pas de plaire aux épar­gnants : “avec un to­tal su­pé­rieur à 6 mil­liards d’eu­ros, soit une aug­men­ta­tion de 15,2 % par rap­port à l’exer­cice pré­cé­dent, la col­lecte nette glo­bale des SCPI im­mo­bi­lier d’en­tre­prise a at­teint un nou­veau re­cord an­nuel de­puis la créa­tion de ce fonds d’in­ves­tis­se­ment, il y a plus de 40 ans”, in­dique l’As­so­cia­tion fran­çaise des so­cié­tés de pla­ce­ment im­mo­bi­lier (As­pim) dans son bi­lan pro­vi­soire pour l’an­née 2017. Le pre­mier se­mestre a été tout par­ti­cu­liè­re­ment ex­cep­tion­nel, avec une col­lecte nette de 3,734 mil­liards d’eu­ros, tan­dis que le se­cond se­mestre a été moins por­teur, à 2,313 mil­liards d’eu­ros. Ce ra­len­tis­se­ment au cours des six der­niers mois de 2017 “tra­duit se­lon nous l’at­ten­tisme d’un cer­tain nombre d’in­ves­tis­seurs face aux ré­formes fis­cales, no­tam­ment la trans­for­ma­tion de l’im­pôt sur la for­tune (ISF) en im­pôt sur la for­tune

im­mo­bi­lière (IFI), bien que la SCPI soit plus un pro­duit ‘mass mar­ket’ qu’un pro­duit des­ti­né à la clien­tèle

as­su­jet­tie à l’IFI”, es­time Gré­go­ry Fra­pet, pré­sident du di­rec­toire de Pri­mo­nial REIM. Cette so­cié­té, qui a près de 15 mil­liards d’eu­ros d’en­cours sous ges­tion au 31 dé­cembre 2017 et 50 000 as­so­ciés, a vu sa col­lecte suivre la ten­dance du mar­ché. “Dans un monde mar­qué par beau­coup de vo­la­ti­li­té sur la classe ac­tions de­puis 2008, les in­ves­tis­seurs, per­sonnes phy­siques et ins­ti­tu­tion­nels, ont trou­vé dans la SCPI un ac­tif ré­si­lient of­frant une très bonne prime de risque”, sou­ligne Gré­go­ry Fra­pet.

Prime de risque im­por­tante

En ef­fet, les SCPI im­mo­bi­lier d’en­tre­prise ont vu leur taux de dis­tri­bu­tion at­teindre 4,43 % en 2017, un ni­veau de re­ve­nus leur per­met­tant de dé­ga­ger une prime de risque qui de­meure confor­table (+3,78 % par rap­port aux em­prunts d’État à 10 ans), in­dique l’As­pim dans son bi­lan pro­vi­soire pour 2017. “Au­jourd’hui, si vous vou­lez du ren­de­ment, il faut prendre des risques”, sou­ligne Jean-Fran­çois Char­rier, di­rec­teur des as­so­ciés et du dé­ve­lop­pe­ment chez Fi­du­cial Gé­rance, qui compte trois SCPI spé­cia­li­sées (Fi­com­merce, Se­lec­ti­pierre 2 et Lo­gi­pierre 3) et une SCPI di­ver­si­fiée (Bu­ro­bou­tic). “Même s’il n’offre pas de ga­ran­tie en ca­pi­tal, le pro­duit SCPI est peu ris­qué mais dis­pose tout de même d’une prime de risque im­por­tante, pour­suit Jean-Fran­çois

Char­rier. Le mar­ché se porte bien de­puis la fin des an­nées 1990 : il n’y a

La col­lecte nette glo­bale des SCPI Im­mo­bi­lier d’en­tre­prise a at­teint un nou­veau re­cord en 2017 de­puis la créa­tion de ce fonds d’in­ves­tis­se­ment il y a plus de 40 ans

“Les in­ves­tis­seurs ont trou­vé dans la SCPI un ac­tif ré­si­lient of­frant une très bonne prime de risque.” Gré­go­ry Fra­pet, Pri­mo­nial REIM.

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