Le PSG n’a pas brillé sur le mar­ché des trans­ferts

Au der­nier jour du mer­ca­to, le PSG a en­re­gis­tré deux ar­ri­vées et deux dé­parts en prêt. Mais au­cun mi­lieu de ter­rain n’a re­joint Pa­ris, au grand dam de Tu­chel.

Le Parisien (Essonne) - - LA UNE - PAR SÉ­BAS­TIEN NIE­TO (AVEC D.S.)

l’ar­ri­vée de Ky­lian Mbap­pé au PSG res­sem­blait au plus beau des fi­nals d’un feu d’artifice dé­bu­té avec Ney­mar, quatre se­maines plus tôt. Cette fois, le der­nier jour du mer­ca­to es­ti­val pa­ri­sien n’a pas eu la même ré­so­nance.

Il a sim­ple­ment per­mis d’of­fi­cia­li­ser deux ar­ri­vées at­ten­dues (Chou­po-Mo­ting et Ber­nat) et les dé­parts en prêt de joueurs ab­sents des plans du nou­vel en­traî­neur (Trapp et Lo Cel­so). Au to­tal, Tho­mas Tu­chel au­ra en­re­gis­tré quatre re­crues et cinq sor­ties ma­jeures, sans comp­ter une di­zaine d’autres dé­parts (prêts, fin de contrat, etc.). Un mi­lieu de ter­rain était tou­te­fois es­pé­ré jus­qu’au bout par l’Al­le­mand.

I UNE LÉ­GENDE, TROIS IN­CON­NU(E)S

La ve­nue de Gian­lui­gi Buf­fon n’est pas à mettre au cré­dit de Tho­mas Tu­chel. Le club a sai­si l’op­por­tu­ni­té de re­cru­ter une vé­ri­table lé­gende vi­vante du football, dont l’ex­pé­rience en Ligue des cham­pions peut ai­der Pa­ris à gran­dir.

Les pre­mières se­maines de co­ha­bi­ta­tion avec Al­phonse Areo­la se dé­roulent en bonne in­tel­li­gence, pous­sant Ke­vin Trapp à un exil for­cé, sous forme de prêt, dans son an­cienne mai­son (Franc­fort). Dans l’ordre, Pa­ris a éga­le­ment re­cru­té l’Al­le­mand Thi­lo Keh­rer (37 M€, Schalke 04), l’Es­pa­gnol Juan Ber­nat (15 M€, Bayern Mu­nich) et le Ca­me­rou­nais Eric Maxim Chou­po-Mo­ting (libre). Trois noms re­la­ti­ve­ment in­con­nus du grand pu­blic. Ces joueurs ne sont ni des stars ni des ti­tu­laires in­dis­cu­tables dans leur pré­cé­dent club. Le pre­mier (21 ans) est un jeune dé­fen­seur pro­met­teur ; le deuxième (25 ans), la­té­ral gauche, a souf­fert de nom­breuses bles­sures ces der­nières sai­sons ; le troi­sième (29 ans), at­ta­quant, pos­sède peu de ré­fé­rences au plus haut ni­veau (8 matchs de Ligue des cham­pions avec Schalke 04).

Bri­dé par les contraintes du fair­play fi­nan­cier, un an après avoir si­gné deux chèques de 222 M€ et 180 M€ pour Ney­mar et Mbap­pé, Pa­ris a donc ten­té des coups. Tu­chel a eu beau­coup d’in­fluence dans ces trois choix. Moins son di­rec­teur spor­tif, An­te­ro Hen­rique, dont les cibles (Cour­tois, Alex Sandro, N’Go­lo Kan­té, Re­na­to Sanches, Dan­ny Rose) étaient trop chères ou ne conve­naient pas par­ti­cu­liè­re­ment au tech­ni­cien al­le­mand.

Bon ven­deur (Guedes, Ber­chiche, Pas­tore, Edouard pour plus de 120 M€), le di­ri­geant por­tu­gais n’a pas ré­pon­du à toutes les at­tentes sus­ci­tées par sa no­mi­na­tion en 2017. A Por­to, il avait dé­ni­ché Fal­cao ou Ca­se­mi­ro.

I UN MI­LIEU MOINS DENSE

« J’ai ex­pli­qué plu­sieurs fois que nous avons per­du un joueur à la forte per­son­na­li­té et de qua­li­té avec Thia­go Mot­ta. Main­te­nant, c’est presque fer­mé, la si­tua­tion est comme ça », sou­pi­rait Tu­chel, hier ma­tin. De­puis sa si­gna­ture, le 14 mai, l’an­cien coach de Dort­mund n’au­ra eu de cesse de de­man­der une re­crue au mi­lieu. La non-ve­nue de la perle rare a créé une cer­taine cris­pa­tion chez l’Al­le­mand et quelques dis­tances dans sa re­la­tion avec Hen­rique, dé­jà écor­née par la ges­tion du dossier Boa­teng, pis­té jus­qu’au bout par Tu­chel.

D’ici au mer­ca­to d’hi­ver au moins, Tu­chel de­vra com­po­ser avec Ra­biot, un Ver­rat­ti à la san­té in­cer­taine, un Diar­ra à l’âge avan­cé (33 ans) ou un Ber­nède in­ex­pé­ri­men­té (19 ans). Hier, Lo Cel­so a fi­lé en An­da­lou­sie pour un prêt avec op­tion d’achat de 30 M€ au Be­tis Sé­ville. Son temps de jeu était com­pro­mis sous les ordres de l’Al­le­mand. L’ave­nir des jeunes du centre de for­ma­tion, tubes de l’été, comme Dag­ba, Nso­ki, Dia­by et Weah pose éga­le­ment ques­tion. Ils sont tous res­tés au PSG, mais leurs ap­pa­ri­tions de­vraient se ra­ré­fier la sai­son avan­çant. En­fin, la si­tua­tion contrac­tuelle de Ra­biot reste ten­due. Le mi­lieu re­fuse tou­jours de pro­lon­ger et pour­rait bien al­ler au bout de son idée : en jan­vier, le « ti­ti » se­ra libre de si­gner où il le sou­haite.

(à gauche).

Les deux der­nières re­crues pa­ri­siennes : le Ca­me­rou­nais Eric Maxim Chou­po-Mo­ting (à droite) et l’Es­pa­gnol Juan Ber­nat

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