Il était temps

Le Parisien (Essonne) - - FAIT DU JOUR -

De­puis le 28 mars 1976, jour de la mise en place du chan­ge­ment d’heure en France, nous avons avan­cé puis re­cu­lé nos montres à 83 re­prises. En dé­pit de la ré­pé­ti­tion de ce ri­tuel sai­son­nier, les mêmes ques­tions re­viennent sans cesse. « Est-ce que je perds ou je gagne une heure ? » « Ma nuit va-t-elle être plus longue ou plus courte ? » Et sur­tout, ques­tion es­sen­tielle : « Au fait, à quoi ça sert ? » On peut s’in­ter­ro­ger sur la per­ti­nence d’une me­sure que per­sonne ne com­prend après tant d’an­nées. Ima­gi­né en pleine crise du pé­trole pour éco­no­mi­ser l’éner­gie, le chan­ge­ment d’heure ne sert plus à rien d’autre qu’à pro­vo­quer des mi­graines et à per­tur­ber notre som­meil, ce qu’a confir­mé la vaste consul­ta­tion or­ga­ni­sée par l’Union eu­ro­péenne. Il était temps de re­mettre les pen­dules à l’heure.

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